Albert Dinan: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Albert Dinan en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
85
œuvres recensées
83 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1931
- Dernière année recensée
- 1970
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Albert Dinan, de son vrai nom Albert Neuzillet, naît le 27 mars 1902 à Paris, où il meurt le 3 juillet 1976. (Source : Wikipédia, 2015) Acteur français de caractère, il adopte le nom de scène Dinan et apparaît également sous les formes Émile Dinan ou simplement Dinan dans certains génériques. (Source : Bd-cine.com, s.d.) Dès l’adolescence, il s’oriente vers la scène et débute à seize ans au Maroc, parcourant ensuite l’Afrique du Nord pendant plusieurs années pour enchaîner les engagements. (Source : Bd-cine.com, s.d.) Cette expérience de comédien itinérant forge un profil d’acteur rompu aux emplois secondaires, souvent marqués par une forte présence populaire, qui trouvera plus tard sa place dans le cinéma français d’après-guerre. (Source : Bd-cine.com, s.d.)
À partir des années 1930, Albert Dinan se tourne vers le cinéma et apparaît dans des productions françaises où il incarne fréquemment des seconds rôles inscrits dans des univers policiers, populaires ou comiques. (Source : Wikipédia, 2015) Sa carrière filmique documentée commence notamment avec « Bric à Brac et compagnie » de 1932, où il tient le rôle de Jean Verly, témoignant de son intégration précoce dans le paysage des acteurs de complément. (Source : Wikipédia, 2015) Après la Seconde Guerre mondiale, il consolide sa présence à l’écran dans une série de films tournés entre la fin des années 1940 et le début des années 1950, période où le cinéma français se reconstruit et multiplie les genres. (Source : Wikipédia, 2015) Il participe ainsi à une filmographie dense, caractérisée par une grande régularité de tournage et par la diversité des metteurs en scène avec lesquels il travaille. (Source : IMDb, s.d.)
Années 1940 : affirmation dans le cinéma de l’après-guerre
À partir de 1946, Albert Dinan apparaît dans plusieurs longs métrages qui marquent son ancrage dans le cinéma de l’après-guerre. (Source : Wikipédia, 2015) Il joue notamment dans « Lunegarde » et « 120, rue de la Gare », ce dernier film le créditant au rôle de Bébert, qui s’inscrit dans la veine policière alors en vogue. (Source : Wikipédia, 2015) En 1947, il figure dans « The Fugitive », « The Adventures of Casanova » où il incarne Esprit Jasmin, ainsi que « A Cop », trois titres qui illustrent la place croissante qu’il occupe dans des récits d’enquête, d’aventure ou de chronique criminelle. (Source : Wikipédia, 2015) En 1948, il enchaîne « Le diamant de cent sous », « The Murdered Model », « Colonel Durand », « City of Hope », « The Cupboard Was Bare » et « Scandal », ce qui témoigne d’une activité soutenue et d’une forte demande pour ce type de silhouette d’acteur. (Source : Wikipédia, 2015)
L’année 1949 prolonge ce mouvement avec « L’homme aux mains d’argile », « The Red Angel », « Dernière heure, édition spéciale » et « Drame au Vel'd'Hiv' », où ses emplois gravitent autour de figures d’inspecteurs, de marginaux ou de personnages de la petite criminalité. (Source : Wikipédia, 2015) Ces rôles renforcent son image d’interprète associé aux milieux populaires, aux bars, aux commissariats ou aux milieux interlopes, un registre très présent dans le cinéma français d’après-guerre. (Source : Wikipédia, 2015) En 1950, il tourne notamment « La voyageuse inattendue », « Sending of Flowers » et « Pigalle-Saint-Germain-des-Prés », film qui le situe au cœur d’un Paris nocturne et musical tel que les productions de l’époque aiment le représenter. (Source : Wikipédia, 2015) Cette période installe définitivement Dinan comme un acteur de composition familier du public, souvent sans être en tête d’affiche, mais régulièrement visible à l’écran. (Source : IMDb, s.d.)
Années 1950 : un acteur de second rôle très sollicité
Dans les années 1950, Albert Dinan poursuit un rythme de tournage soutenu, multipliant les apparitions dans des films de genres variés, du polar au drame en passant par la comédie. (Source : IMDb, s.d.) En 1952, il est notamment au générique de « Domenica », de « My Wife, My Cow and Me », de « Sergil Amongst the Girls » où il joue l’adjoint, et surtout de « Trial at the Vatican » (« Procès au Vatican »), dans lequel il incarne Pranzini, un de ses rôles les plus cités. (Source : Wikipédia, 2015) Cette même année, il apparaît aussi dans « Rayés des vivants » où il interprète Toto, confirmant son ancrage dans des personnages secondaires précisément typés. (Source : Wikipédia, 2015) Les films de cette période le situent fréquemment du côté de la police, de la pègre ou des milieux populaires urbains, ce qui contribue à la cohérence de son emploi à l’écran. (Source : Wikipédia, 2015)
Au milieu des années 1950, il figure notamment dans « Crime au Concert Mayol » et « The Infiltrator », où il joue Mariani, ainsi que dans « Caroline and the Rebels » en lieutenant Guéneau et « La villa Sans-Souci » où il tient le rôle d’un commissaire. (Source : Wikipédia, 2015) En 1956, il apparaît dans « Le secret de sœur Angèle » en inspecteur de Marseille, dans « Zaza » où il interprète Malardot et dans « Alerte au deuxième bureau », film qui s’inscrit dans une série de récits d’espionnage militaire. (Source : Wikipédia, 2015) En 1957, son nom figure aux génériques de « Reproduction interdite », « The Man in the Raincoat », « Speaking of Murder », « Sénéchal le Magnifique », « The Inspector Likes a Fight », « Deuxième bureau contre inconnu » et « Vacances explosives! », confirmant un statut de comédien très présent dans le cinéma commercial français. (Source : Wikipédia, 2015) En 1958, il tourne notamment « Not Delivered », « Sinners of Paris » et « La fille de feu », où il interprète un capitaine, démontrant une continuité dans les emplois d’uniforme et d’autorité. (Source : Wikipédia, 2015)
Années 1960 : collaborations marquantes et cinéma populaire
Au tournant des années 1960, Albert Dinan reste actif et participe à plusieurs productions qui reflètent l’évolution du cinéma populaire français. (Source : IMDb, s.d.) En 1960, il apparaît dans « Les bonnes femmes » de Claude Chabrol, film souvent cité parmi les œuvres importantes de la Nouvelle Vague, où il tient le rôle d’Albert, ce qui l’associe à une génération de cinéastes renouvelant les formes narratives. (Source : IMDb, s.d.) En 1961, il joue dans « Wise Guys » où il incarne un ecclésiastique, dans « L’imprevisto », « Daniella by Night », ainsi que dans « Le cave se rebiffe » de Gilles Grangier, film de casse scénarisé par Michel Audiard, où il interprète le commissaire Rémy. (Source : Wikipédia, 2015) La même année, il figure dans « Secret File 1413 » en inspecteur, prolongeant sa familiarité avec les récits d’espionnage et de police. (Source : Wikipédia, 2015)
En 1962, il tourne « Première brigade criminelle (Dossier Interpol M.A.T. 444) » où il joue un inspecteur de police, « Douce violence » dans le rôle de Popoff, « Gigot » de Gene Kelly, coproduction anglo-française, où il tient le rôle d’un patron de bistrot, et « Le Gentleman d’Epsom » de Gilles Grangier, dans lequel il interprète Léon aux côtés de Jean Gabin. (Source : Wikipédia, 2015) L’année 1963 le voit à l’affiche de « Jeff Gordon, Secret Agent » en indicateur non crédité, « The Trip to Biarritz », « Les femmes d’abord » où il joue Clémenti, « Carom Shots » et « La Porteuse de pain », film dans lequel il incarne Le Tourangeau, un boulanger. (Source : Wikipédia, 2015) En 1964, il apparaît dans « Anatomy of a Marriage », « Le bluffeur » où il tient le rôle d’Henri, « Coplan prend des risques » et « Requiem pour un caïd », dans lequel il est crédité comme inspecteur Chataignier. (Source : IMDb, s.d.) À la fin de la décennie, il tourne notamment « L’homme à la Buick » en 1968, film où il incarne un plombier, symbole de la persistance de ses personnages issus des milieux populaires. (Source : Wikipédia, 2015)
Travaux pour la télévision et activités de doublage
Parallèlement au cinéma, Albert Dinan participe à la télévision française à partir des années 1960, prolongeant son activité d’acteur dans des formats sériels et des téléfilms. (Source : IMDb, s.d.) Il apparaît ainsi dans la série « Frédéric le gardian » diffusée en 1965, où il interprète le personnage de Baguette. (Source : IMDb, s.d.) La même année, il joue dans « Le théâtre de la jeunesse » et dans le téléfilm « La misère et la gloire », confirmant sa présence dans des programmes destinés à un large public. (Source : IMDb, s.d.) En 1967, il figure au générique de « Le Chien », téléfilm où il tient le rôle d’un barman, ainsi que dans des épisodes de séries comme « Deslouettes père et fils » et « Allô police », où il interprète respectivement un braconnier ou Maillard dans la première, et Labattut dans la seconde. (Source : IMDb, s.d.)
De 1970 à 1974, Albert Dinan apparaît dans la série télévisée « Maurin des Maures », adaptation d’une œuvre de Jean Aicard, où il incarne Orsini sur plusieurs épisodes, poursuivant ainsi son parcours au sein de fictions régionales et populaires. (Source : IMDb, s.d.) En complément de ses activités d’acteur à l’écran, il contribue occasionnellement au doublage, comme en témoigne sa participation non créditée au film « The Devil’s General » en 1955, pour lequel il prête sa voix en français à Wolfgang Neuss et Werner Riepel. (Source : IMDb, s.d.) Cette incursion dans la postsynchronisation illustre la polyvalence de certains acteurs de caractère de l’époque, régulièrement sollicités pour ancrer les versions françaises de productions étrangères. (Source : IMDb, s.d.) Jusqu’au milieu des années 1970, cette activité combinée de cinéma, de télévision et de doublage compose une carrière continue, marquée par une présence régulière dans le paysage audiovisuel français. (Source : IMDb, s.d.)
Filmographie sélective
- « Bric à Brac et compagnie » de 1932 – rôle de Jean Verly. (Source : Wikipédia, 2015)
- « 120, rue de la Gare » (1946) – rôle de Bébert. (Source : Wikipédia, 2015)
- « The Adventures of Casanova » (1947) – rôle d’Esprit Jasmin. (Source : Wikipédia, 2015)
- « The Murdered Model » (1948) – rôle de Didier. (Source : Wikipédia, 2015)
- « L’homme aux mains d’argile » (1949) – rôle de Buck. (Source : Wikipédia, 2015)
- « Pigalle-Saint-Germain-des-Prés » (1950) – rôle de Monsieur Jo. (Source : Wikipédia, 2015)
- « Procès au Vatican » / « Trial at the Vatican » (1952) – rôle de Pranzini. (Source : Wikipédia, 2015; IMDb, s.d.)
- « La Vierge du Rhin » (1953) – rôle du commissaire Guérin. (Source : Wikipédia, 2015)
- « Alerte au sud » (1953) – rôle de Roland. (Source : IMDb, s.d.; DVDFr, s.d.)
- « Le secret de sœur Angèle » (1956) – inspecteur de Marseille. (Source : Wikipédia, 2015)
- « Speaking of Murder » (1957) – rôle de l’inspecteur Pluvier. (Source : Wikipédia, 2015)
- « Sénéchal le Magnifique » (1957) – rôle de Léon Duchêne. (Source : Wikipédia, 2015)
- « Les bonnes femmes » (1960) – rôle d’Albert. (Source : IMDb, s.d.; DVDFr, s.d.)
- « Le cave se rebiffe » (1961) – rôle du commissaire Rémy. (Source : Wikipédia, 2015; MUBI, s.d.)
- « Le Gentleman d’Epsom » (1962) – rôle de Léon. (Source : Wikipédia, 2015; MUBI, s.d.)
- « La Porteuse de pain » (1963) – rôle du Tourangeau, boulanger. (Source : Wikipédia, 2015; MUBI, s.d.)
- « Coplan prend des risques » (1964). (Source : IMDb, s.d.; MUBI, s.d.)
- « Requiem pour un caïd » (1964) – rôle de l’inspecteur Chataignier. (Source : IMDb, s.d.)
- « L’homme à la Buick » (1968) – rôle du plombier. (Source : Wikipédia, 2015; AlloCiné, s.d.)
- Série « Maurin des Maures » (1970–1974) – rôle d’Orsini. (Source : IMDb, s.d.)
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