Jacques Desagneaux: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jacques Desagneaux en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
36
œuvres recensées
36 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1930
- Dernière année recensée
- 1967
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Jacques Louis Gabriel Desagneaux naît le 18 février 1905 à Vincennes, dans la région parisienne, et s’impose comme l’un des monteurs actifs du cinéma français entre les années 1930 et la fin des années 1960 (Source : Wikipédia, 2012). Au cours de cette période, il travaille sur plus de soixante-dix longs métrages, principalement produits en France, auxquels s’ajoutent plusieurs coproductions européennes et un film italien (Source : Wikipédia, 2012). Ses débuts de monteur au cinéma remontent à 1930, année de sortie de ses premiers films crédités, ce qui l’inscrit d’emblée dans le moment de transition technique et industrielle du cinéma parlant (Source : Wikipédia, 2012). Il reste en activité jusqu’en 1967, ce qui lui confère une carrière continue d’environ trente-sept ans dans le montage de long métrage (Source : Wikipédia, 2019). Au fil de ces décennies, il intervient aussi bien sur des films commerciaux populaires que sur des œuvres de prestige, ce qui lui vaut une place régulière dans le générique de productions majeures du cinéma français de l’après-guerre (Source : AlloCiné, s.d.).
Outre son activité principale de monteur, Jacques Desagneaux réalise un film, Mise en plis, sorti en 1932, qui constitue une incursion ponctuelle derrière la caméra (Source : Wikipédia, 2012). Cette réalisation reste isolée dans un parcours dominé par le travail de montage, signe d’une spécialisation durable dans la structuration narrative et rythmique des films (Source : Wikipédia, 2012). En parallèle, il apparaît occasionnellement à l’écran, dans de petits rôles non crédités, ce qui atteste d’une présence multiple sur les plateaux de tournage, à la fois au montage et, plus marginalement, comme acteur (Source : IMDb, s.d.). Il meurt le 10 mars 1989 à Esbly, en Seine-et-Marne, clôturant un itinéraire professionnel qui couvre plusieurs grandes phases de l’histoire du cinéma français, de l’entre-deux-guerres aux années 1960 (Source : Wikipédia, 2012; IMDb, s.d.).
Collaborations et ancrage dans le cinéma français
Une part importante de la carrière de Jacques Desagneaux se construit autour de sa collaboration suivie avec le réalisateur Christian-Jaque, qu’il accompagne de La Symphonie fantastique en 1942 jusqu’à Deux billets pour Mexico en 1967 (Source : Wikipédia, 2012). Cette relation professionnelle s’étend sur plus de deux décennies et donne naissance à près d’une trentaine de films, dont plusieurs titres significatifs du cinéma français populaire et de prestige de l’après-guerre (Source : Wikipédia, 2012). Parmi ces œuvres, on peut citer Boule de Suif (1945), Fanfan la Tulipe (1952), La Chartreuse de Parme (1948), Madame du Barry (1954), Nana (1955) ou encore La Tulipe noire (1964), qui consolidèrent la réputation de Christian-Jaque et confirmèrent le rôle central du montage dans la construction de ces récits (Source : Wikipédia, 2012; Wikipédia, 2019). Dans ces films, Jacques Desagneaux intervient à la fois sur des fresques historiques et des films de cape et d’épée, ce qui témoigne de son inscription dans des genres variés (Source : Wikipédia, 2012).
Il travaille également de manière régulière avec d’autres réalisateurs actifs dans le cinéma commercial français. Avec Jean Boyer, il signe le montage de plusieurs comédies, dont Tous les chemins mènent à Rome (1949), Mademoiselle et son gang (1957) et Sénéchal le magnifique (1957) (Source : Wikipédia, 2012). Il collabore par ailleurs avec Léon Mathot sur cinq films, parmi lesquels Aloha, le chant des îles (1937), et avec Fernand Rivers sur au moins huit titres, dont Berlingot et compagnie (1939) (Source : Wikipédia, 2012). D’autres réalisateurs reviennent de manière récurrente dans sa filmographie, comme René Sti, Jean Bastia, Jacques Poitrenaud, Henri Verneuil ou Gilles Grangier, ce qui reflète une insertion durable dans le tissu des productions françaises de studio (Source : Wikipédia, 2012; Wikipédia, 2019). Ce réseau de collaborations place Jacques Desagneaux au cœur d’un ensemble de pratiques professionnelles qui structurent le cinéma de genre et le cinéma populaire en France durant plusieurs décennies (Source : AlloCiné, s.d.).
Filmographie marquante au montage
La filmographie de Jacques Desagneaux s’étend des premières années du parlant à la fin des années 1960, avec une série de titres significatifs au montage. Dès le début des années 1930, il travaille sur des films comme Mon ami Victor (1931) et Coquecigrole (1931), qui comptent parmi ses premiers crédits identifiés (Source : Wikipédia, 2019). Il enchaîne ensuite avec des œuvres comme La Porteuse de pain (1934), adaptée d’un roman populaire, et Berlingot et compagnie (1939), qui s’inscrivent dans une production française attentive aux récits mélodramatiques et aux comédies sociales (Source : Wikipédia, 2019; Wikipédia, 2012). Pendant la période de l’Occupation, il signe le montage de films tels que Carmen (1942) et La Symphonie fantastique (1942), ce dernier retraçant la vie d’Hector Berlioz, ce qui l’associe à des productions d’envergure au sein du cinéma français de Vichy (Source : Wikipédia, 2012; Wikipédia, 2019). Après la guerre, il participe à des projets comme La Bataille du rail (non crédité dans certains résumés mais mentionné dans des listes de films montés par lui), ce qui le situe dans le contexte du cinéma de Résistance et de reconstruction (Source : Letterboxd, s.d.).
- La Symphonie fantastique, réalisation de Christian-Jaque, 1942 (Source : Wikipédia, 2012)
- La Chartreuse de Parme, réalisation de Christian-Jaque, 1948 (Source : Wikipédia, 2012)
- Fanfan la Tulipe, réalisation de Christian-Jaque, 1952 (Source : Wikipédia, 2019; IMDb, s.d.)
- Lucrèce Borgia, réalisation de Christian-Jaque, 1953 (Source : Wikipédia, 2012; IMDb, s.d.)
- Madame du Barry, réalisation de Christian-Jaque, 1954 (Source : Wikipédia, 2012)
- Nana, réalisation de Christian-Jaque, 1955 (Source : Wikipédia, 2012)
- Si tous les gars du monde..., réalisation de Christian-Jaque, 1956 (Source : IMDb, s.d.; Wikipédia, 2012)
- Nathalie, réalisation de Christian-Jaque, 1957 (Source : Wikipédia, 2012; Wikipédia, 2019)
- Sénéchal le magnifique, réalisation de Jean Boyer, 1957 (Source : Wikipédia, 2012; AlloCiné, s.d.)
- La Loi, c’est la loi (La legge è legge), réalisation de Christian-Jaque, 1957–1958 selon les sources (Source : Wikipédia, 2012; Wikipédia, 2019)
- Le Président, réalisation d’Henri Verneuil, 1961 (Source : Wikipédia, 2012; Wikipédia, 2019)
- Dynamite Jack, réalisation de Jean Bastia, 1961 (Source : Wikipédia, 2012)
- Le Gentleman d’Epsom, réalisation de Gilles Grangier, 1962 (Source : Wikipédia, 2012; Wikipédia, 2019)
- Les Bonnes Causes, réalisation de Christian-Jaque, 1963 (Source : AlloCiné, s.d.; Wikipédia, 2012)
- Le Repas des fauves, réalisation de Christian-Jaque, 1964 (Source : Wikipédia, 2012; IMDb, s.d.)
- La Tulipe noire, réalisation de Christian-Jaque, 1964 (Source : Wikipédia, 2012; IMDb, s.d.; Wikipédia, 2019)
- Le Gentleman de Cocody, réalisation de Christian-Jaque, 1965 (Source : Wikipédia, 2012; IMDb, s.d.)
- Le Saint prend l’affût, crédité comme chef monteur, 1966 (Source : AlloCiné, s.d.)
- Deux billets pour Mexico, réalisation de Christian-Jaque, 1967 (Source : Wikipédia, 2012; MUBI, s.d.)
Travaux annexes : réalisation et jeu d’acteur
Si l’essentiel de sa carrière se concentre sur le montage, Jacques Desagneaux apparaît également comme réalisateur d’un court ou moyen métrage, Mise en plis, sorti en 1932, avec notamment Philippe Richard et Raymond Dandy (Source : Wikipédia, 2012). Ce film, souvent cité comme sa seule réalisation, s’inscrit dans un contexte où plusieurs techniciens du cinéma français expérimentent ponctuellement la mise en scène, avant de revenir à leur spécialité principale (Source : Wikipédia, 2012). En parallèle, il est crédité comme acteur de manière occasionnelle, principalement dans des rôles secondaires non crédités, ce qui témoigne d’une présence de plateau qui dépasse strictement la salle de montage (Source : IMDb, s.d.). Ces apparitions demeurent peu nombreuses si on les compare au nombre de films qu’il monte, mais elles indiquent une certaine polyvalence dans son rapport au dispositif cinématographique (Source : IMDb, s.d.; Unifrance, s.d.).
- Mademoiselle Docteur, rôle de marin au tripot (non crédité), 1937 (Source : IMDb, s.d.)
- La garnison amoureuse, apparition non créditée, 1934 (Source : IMDb, s.d.)
- Crainquebille, apparition non créditée, 1954 (Source : IMDb, s.d.)
- Ah! les belles bacchantes, rôle d’un joueur de cartes (non crédité), 1954 (Source : IMDb, s.d.)
- Le chemin des écoliers, rôle d’un consommateur (non crédité), 1959 (Source : IMDb, s.d.)
Les bases de données professionnelles répertorient par ailleurs Jacques Desagneaux comme monteur et, dans certains cas, comme directeur de la photographie, même si les listes de films associées mettent l’accent sur son travail de montage (Source : Unifrance, s.d.). Des plateformes cinéphiles comme MUBI ou Letterboxd signalent son nom principalement à travers la sélection de films montés par lui, ce qui confirme la manière dont sa carrière est aujourd’hui reçue et identifiée : celle d’un technicien du montage associé à quelques titres emblématiques du cinéma français de l’après-guerre (Source : MUBI, s.d.; Letterboxd, s.d.). Dans ces notices, la chronologie s’étend des années 1930 à 1967, ce qui recoupe les données des grandes bases généralistes comme Wikipédia, IMDb ou AlloCiné (Source : Wikipédia, 2019; IMDb, s.d.; AlloCiné, s.d.).
Reconnaissance et postérité filmographique
Les films auxquels Jacques Desagneaux contribue au montage occupent une place durable dans la mémoire du cinéma français, notamment Fanfan la Tulipe et La Tulipe noire, régulièrement cités dans les rétrospectives consacrées au cinéma de cape et d’épée (Source : Wikipédia, 2019; IMDb, s.d.). Fanfan la Tulipe, réalisé par Christian-Jaque avec Gérard Philipe et Gina Lollobrigida, bénéficie d’une reconnaissance critique et publique importante dès sa sortie en 1952, renforçant la visibilité du tandem formé par le réalisateur et son monteur (Source : Wikipédia, 2012; Wikipédia, 2019). Si tous les gars du monde..., sorti en 1956, figure également parmi les titres souvent associés à son nom, notamment pour son inscription dans un cinéma d’aventures à dimension collective (Source : Wikipédia, 2012; IMDb, s.d.). D’autres films comme Le Président (1961), mis en scène par Henri Verneuil, s’intègrent dans les grandes fresques politiques françaises de l’époque, auxquelles le montage contribue par son découpage et son rythme (Source : Wikipédia, 2012; Wikipédia, 2019). Cette présence récurrente dans des œuvres de genres variés – historique, aventure, comédie ou drame politique – participe à la postérité de son travail de monteur dans l’histoire du cinéma national (Source : AlloCiné, s.d.; MUBI, s.d.).
Les principales bases de données internationales et françaises, telles qu’IMDb, AlloCiné, Unifrance ou les encyclopédies en ligne, maintiennent aujourd’hui une filmographie détaillée de ses contributions, ce qui permet de retracer précisément l’arc de sa carrière (Source : IMDb, s.d.; AlloCiné, s.d.; Unifrance, s.d.; Wikipédia, 2012). Elles convergent pour situer le cœur de son activité entre 1930 et 1967, avec une concentration de titres dans les années 1940 et 1950, période de forte production pour le cinéma français (Source : Wikipédia, 2019; Letterboxd, s.d.). Ces notices soulignent également son statut de « monteur » ou de « chef monteur », indiquant une fonction technique centrale dans l’économie des films auxquels il collabore (Source : AlloCiné, s.d.; Unifrance, s.d.). Ainsi, la postérité de Jacques Desagneaux se lit autant dans la permanence de son nom au générique de films toujours diffusés que dans la manière dont les bases de données contemporaines continuent de documenter sa contribution au montage (Source : MUBI, s.d.; Wikipédia, 2012).
Filmographie de Jacques Desagneaux
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