Lennart Wallén: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Lennart Wallén en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
142
œuvres recensées
142 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1927
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1943, Ombyte av tåg place Lennart Wallén au montage d’un long métrage suédois signé par Schamyl Bauman. Né le 15 octobre 1914 et mort le 25 mai 1967 à Stockholm, il construit ensuite, jusqu’en 1966, une activité de monteur au long cours dans le cinéma suédois, avec quelques incursions comme assistant-réalisateur. Les titres qui traversent cette activité dessinent un compagnonnage régulier avec plusieurs cinéastes, au premier rang desquels Ingmar Bergman, Alf Sjöberg et Arne Mattsson.
Les premiers montages des années 1940
Ombyte av tåg ouvre une série de crédits où Wallén intervient sur des films suédois variés, sans rester cantonné à un seul cinéaste. En 1944, il monte Prins Gustaf de Schamyl Bauman, puis, en 1946, I dödens väntrum d’Hasse Ekman, connu en français sous le titre Le jour se meurt. Deux ans plus tard, 1948 marque une densité particulière avec Främmande hamn de Hampe Faustman, Musik i mörker d’Ingmar Bergman et Marknadsafton d’Ivar Johansson.
La même année, Wallén signe aussi le montage de Robinson i Roslagen, comédie réalisée par Schamyl Bauman. Ce passage d’un titre à l’autre révèle une présence régulière dans la production suédoise de l’après-guerre. L’année suivante, 1949, il travaille sur Sjösalavår de Per Gunvall, Singoalla de Christian-Jaque et Fängelse d’Ingmar Bergman, connu en français sous le titre La Prison.
Autour d’Ingmar Bergman et d’Alf Sjöberg
En 1950, Wallén monte Sånt händer inte här, présenté en français sous le titre Cela ne se produirait pas ici, puis Hjärter Knekt. L’année suivante, il retrouve Alf Sjöberg pour Fröken Julie, sorti en français sous le titre Mademoiselle Julie, et Arne Mattsson pour Hon dansade en sommar, connu sous le titre Elle n'a dansé qu'un seul été. Ces collaborations reviennent avec une certaine constance dans les années suivantes, sans se limiter à un seul registre de production.
Wallén remonte ensuite Kärlekens bröd en 1953 pour Arne Mattsson, puis Männen i mörker en 1955 pour Hasse Ekman. En 1956, il participe à la version suédoise de Foreign Intrigue, série télévisée de 49 épisodes. La télévision entre donc dans son activité par une forme sérielle, au milieu d’une filmographie déjà établie au cinéma.
La fin des années 1950 le retrouve auprès de Bergman avec Det sjunde inseglet, sorti en français sous le titre Le Septième Sceau, puis sur Ingen morgondag en 1957. L’année 1959 l’amène chez Olle Hellbom pour Raggare!, intitulé en français Les Blousons dorés. En 1960, il monte Domaren d’Alf Sjöberg, connu sous le titre Le Juge, avant de retrouver le même mouvement de fidélité avec des réalisateurs déjà croisés.
La décennie 1960 et les derniers crédits
En 1961, Wallén travaille sur Änglar, finns dom?, sorti en français sous le titre Existe-t-il encore des anges?, puis sur un téléfilm diffusé la même année. Il monte aussi Gäst hos verkligheten en 1961, un titre qui s’ajoute à sa longue fréquentation de la production suédoise de cette période. À cette époque, sa présence se maintient dans des formats différents, sans se détacher du montage.
Deux ans plus tard, en 1962, il signe Älskarinnan de Vilgot Sjöman, présenté en français sous le titre La Maîtresse. Puis vient Att älska de Jörn Donner en 1964, distribué sous le titre Aimer, et 491 du même Vilgot Sjöman, également en 1964. Le dernier film retenu ici est Ma sœur mon amour en 1966, crédit où son nom clôt une activité qui s’étend sur plus de vingt ans.
Son unique crédit comme assistant-réalisateur recensé ici, Adolf Armstarke en 1937, précède de plusieurs années l’essentiel de son travail de monteur. Cette mention ancienne montre une entrée dans le cinéma qui ne passe pas d’emblée par le même poste. Elle encadre aussi un profil professionnel où le montage reste la fonction dominante.
Une présence régulière dans le cinéma suédois
Wallén contribue comme monteur à 162 films suédois sortis entre 1938 et 1966. Cette ampleur le place au cœur d’une industrie nationale en activité continue, des productions d’avant-guerre aux films du milieu des années 1960. Les titres recensés montrent une circulation entre drame, comédie, adaptation littéraire et production télévisée, sans rupture brutale dans les formats.
Plusieurs de ces films sont signés par Ingmar Bergman, dont Musik i mörker, Fängelse, Sånt händer inte här et Det sjunde inseglet. D’autres le lient à Alf Sjöberg avec Fröken Julie et Domaren, ou à Arne Mattsson avec Hon dansade en sommar et Kärlekens bröd. Cette répétition des noms n’indique pas un clan fermé, mais une circulation de confiance dans les équipes du cinéma suédois.
La présence de Singoalla, coproduction franco-suédoise réalisée par Christian-Jaque, et de L'Énigmatique Monsieur D de Sheldon Reynolds élargit encore le cadre géographique de son travail. À côté de ces longs métrages, la série Foreign Intrigue et le téléfilm de 1961 attestent une activité qui ne se limite pas strictement à la salle. Wallén meurt à Stockholm le 25 mai 1967, à 52 ans, après avoir accompagné pendant près de trois décennies l’art du montage dans le cinéma suédois.
Filmographie de Lennart Wallén
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