Edvin Adolphson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Edvin Adolphson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
120
œuvres recensées
118 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1918
- Dernière année recensée
- 1968
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1912, Edvin Adolphson débute au théâtre, puis trouve rapidement sa place sur les scènes de Stockholm. Né le 26 février 1893 à Furingstad, dans le Vikbolandet, il mène aussi une activité de réalisateur et de scénariste, tout en restant surtout associé à l’interprétation. Sa présence s’étend du muet au tournage de télévision, avec une dernière apparition à l’écran en 1964.
Les scènes de Stockholm
Le théâtre constitue d’abord son terrain de jeu. Il joue à Stockholm, entre autres au Théâtre dramatique royal, où ses trois premières pièces sont représentées en 1932. Parmi elles figurent « Le deuil sied à Électre » d’Eugene O’Neill, joué en 1933, puis « Henry IV » de William Shakespeare en 1935, avec Lars Hanson. Le même cadre accueille ses deux dernières pièces en 1949, aux côtés d’Eva Dahlbeck et Jarl Kulle.
Dans cette dernière période scénique, il tient le rôle-titre de « Le Tartuffe ou l’Imposteur » de Molière, après « L’Apollon de Bellac » de Jean Giraudoux. La collaboration avec Alf Sjöberg traverse aussi ces années-là, puisque le metteur en scène le dirige à plusieurs reprises sur les planches. Le théâtre ne sert pas de simple annexe au reste de son activité: il structure une part durable de son travail.
Cette pratique scénique avance parallèlement à ses engagements au cinéma. Elle donne à son nom une circulation stable dans la vie culturelle suédoise, sans le détourner d’un terrain filmique où il se maintient pendant plusieurs décennies. Le répertoire classique, la scène dramatique de Stockholm et les auteurs modernes se succèdent dans un même cadre de travail.
Du muet aux années 1930
Le cinéma l’accueille dès 1918 avec « Leur premier né » de Mauritz Stiller. Viennent ensuite « Autour d’un cœur » et « Maître Samuel » en 1920, puis « Les Émigrés », « Son fils » et « La Charrette fantôme » en 1921. Dans ce dernier film de Victor Sjöström, il apparaît dans un rôle non crédité de client d’auberge. L’année 1921 le voit déjà traverser plusieurs productions, signe d’une présence régulière dans le muet suédois.
Les années suivantes l’installent dans des œuvres plus amples, avec « Fänrik Ståls sägner » en 1926, « Vers l’Orient » la même année, puis « Lèvres closes » en 1927 et « Gustave I er Vasa » en 1928. Il tient ensuite le rôle de Torsten Bergtröm dans « Hjärtats triumf » en 1929, avant « Vi två » en 1930 et « Längtan till havet » en 1931, où il interprète Marius dans la version suédoise de « Marius ».
Le passage aux années 1930 le retrouve dans « Kärlek och kassabrist » en 1932, puis dans « Chère Famille » en 1933, où il joue Ludwig sous la direction de Gustaf Molander. Ce film compte parmi les titres retenus lorsqu’il s’agit d’évoquer son activité au cinéma. Sa présence y s’inscrit dans une continuité qui passe du cinéma muet à des productions plus dialoguées.
Réaliser, écrire, jouer
Edvin Adolphson signe aussi 11 films comme réalisateur et 9 comme scénariste. « Säg det i toner », sorti en 1929, figure parmi les œuvres où il est crédité à la réalisation. Le cumul des fonctions n’efface pas sa place d’acteur; il montre plutôt une circulation entre plusieurs tâches de fabrication du film.
La même logique se lit dans ses collaborations au long cours avec plusieurs cinéastes suédois. Gustaf Molander revient à plusieurs reprises, de « Chère Famille » à « Dollar » en 1938, où il joue le Dr Jonson. Avec John W. Brunius, il travaille sur « Längtan till havet » et sur plusieurs titres du muet. Les films de cette période le montrent dans des distributions variées, sans que son nom se réduise à un seul type de personnage.
En 1939, il apparaît dans « Efterlyst » de Schamyl Bauman. La décennie suivante le conduit vers « Ett brott » en 1940, puis vers « Sjätte skottet » en 1943, où il joue Georg Winkler. La suite comprend « Folket i Simlångsdalen » en 1947, « Kvartetten som sprängdes » en 1950, « Paradiset » en 1955 et « Pettersson i Annorlunda » en 1956.
Les années 1940 et 1950
Les années 1940 le voient revenir dans des films où son nom reste identifiable par des rôles précis. Dans « Sjätte skottet », il tient Georg Winkler. Dans « Folket i Simlångsdalen », il joue Stig Folkesson. Dans « Kvartetten som sprängdes », il devient Anders Åvik. Cette série de présences inscrit son travail dans le cinéma suédois d’après-guerre sans rupture visible de format ou de fonction.
En 1951, « Elle n’a dansé qu’un seul été » d’Arne Mattsson le retrouve aux côtés d’Ulla Jacobsson et de Folke Sundquist. L’année 1955 le conduit à « Paradiset », où il interprète Rudolf Ekström, puis à « Männen i mörker ». L’année suivante, il joue Jönslund dans « Pettersson i Annorlunda ». Ces titres montrent un acteur encore demandé au milieu des années 1950, avant un retour final vers des adaptations télévisées.
La suite de cette période passe par « Swedenhielms » en 1961, où il incarne Rolf Swedenhielm Senior. Son dernier film sort en 1964. Le cycle cinématographique s’étire donc sur près d’un demi-siècle, du muet aux années 1960, avec des retours réguliers sur des plateaux suédois et des incursions dans des productions connues du répertoire national.
Télévision et derniers écrans
À la télévision suédoise, il apparaît entre 1955 et 1969 dans 2 mini-séries et 5 téléfilms d’origine théâtrale. L’un d’eux, « Hamlet » en 1955, le réunit avec Bengt Ekerot, dans le rôle-titre, et Anita Björk, sous la direction d’Alf Sjöberg. Le projet reprend un lien déjà établi avec le metteur en scène, actif aussi sur ses scènes de théâtre.
Cette présence télévisuelle prolonge son rapport aux textes de théâtre. Les adaptations constituent pour lui un prolongement naturel d’un répertoire déjà fréquenté à Stockholm, qu’il s’agisse de Shakespeare, de Molière ou de Giraudoux. Le cadre change, la matière dramatique reste proche.
Edvin Adolphson meurt le 31 octobre 1979 à Solna, à l’âge de 86 ans. Son nom reste attaché à des films du muet comme « La Charrette fantôme », à des titres de Gustaf Molander comme « Chère Famille », à des rôles des années 1950 et à un travail scénique mené sur la durée au Théâtre dramatique royal.
Films et séries avec Edvin Adolphson
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