Noël Roquevert: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Noël Roquevert en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
176
œuvres recensées
173 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1934
- Dernière année recensée
- 1972
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Noël Bénévent, qui adopte le nom de scène Noël Roquevert, commence sa carrière dans le théâtre parisien au début des années 1920, après avoir servi comme sapeur-télégraphiste pendant la Première Guerre mondiale, ce qui lui vaut la Médaille interalliée et la Croix de guerre 1914-1918 (Source : Wikipédia, 2005). En 1920, il obtient son premier rôle dans la pièce « Mon Homme » d’André Picard et Francis Carco au théâtre de la Renaissance, où il incarne un journaliste, ce qui l’inscrit d’emblée dans le paysage théâtral de la capitale (Source : Wikipédia, 2005). L’année suivante, il joue Vernet dans « Le Caducée » d’André Pascal, notamment au théâtre de la Renaissance et au théâtre du Gymnase, confirmant son installation durable sur les scènes de boulevard (Source : Wikipédia, 2005). En 1923, il apparaît dans « Le Masque de fer » de Maurice Rostand au théâtre Mogador, interprétant Lauzun, rôle qui illustre son intégration aux grandes productions parisiennes de l’entre-deux-guerres (Source : Wikipédia, 2005). Ces premières années au théâtre, nourries de tournées ultérieures en province et à l’étranger, installent un acteur de troupe rompu à un large registre, que le cinéma muet ne mobilise encore qu’à la marge (Source : Wikipédia, 2005).
Passage au cinéma et affirmation dans les seconds rôles
Roquevert fait sa première apparition au cinéma dans « L’Étroit mousquetaire » de Max Linder en 1922, dans un très petit rôle, alors que le muet ne lui offre pas encore de véritable tremplin (Source : Wikipédia, 2005). Il faut attendre l’avènement du parlant et sa quarantaine pour qu’il s’impose comme un second rôle récurrent dans la production française, au moment où les studios recherchent des silhouettes marquantes pour les films de genre et les comédies de mœurs (Source : Wikipédia, 2005). Dès le début des années 1940, il tourne notamment dans « Paris-New York » réalisé par Yves Mirande, film dont la vedette principale reste le paquebot Normandie, mais où le comédien fait partie de la distribution régulière des seconds rôles (Source : Cineartistes, 2008). Les années 1940 le voient apparaître dans une succession rapide de titres, parmi lesquels « La Merveilleuse Journée » au théâtre et plusieurs films qui exploitent son jeu précis dans des personnages d’autorité ou de notables, au sein d’un cinéma français en pleine réorganisation pendant l’Occupation (Source : Wikipédia, 2005). À partir de cette période, il aligne plus de 180 films sur l’ensemble de sa carrière, devenant l’un des visages récurrents du cinéma hexagonal de la Seconde Guerre mondiale aux années 1960 (Source : Wikipédia, 2005).
Travail au théâtre durant l’entre-deux-guerres et l’Occupation
Parallèlement à ses débuts cinématographiques, Noël Roquevert poursuit une activité intense au théâtre, notamment dans les années 1930 et 1940, où il multiplie les engagements dans des comédies de boulevard et des pièces contemporaines (Source : Wikipédia, 2005). Des tournées avec les compagnies Charles Baret, Dermoz-Monteaux et Rolland Sergent le conduisent en Amérique du Sud, en Grèce, en Turquie et en Égypte, ce qui élargit son expérience de jeu et son exposition à des publics variés (Source : Wikipédia, 2005). En 1940, il joue au théâtre du Palais-Royal dans « La Merveilleuse Journée » d’Yves Mirande, spectacle qui se maintient à l’affiche du 3 septembre au 20 octobre, puis enchaîne dans la même salle avec « Madame est avec moi » à partir de septembre 1940 jusqu’en janvier 1941 (Source : Wikipédia, 2005). Pendant l’Occupation, il rejoint aussi l’univers de Sacha Guitry au théâtre de la Madeleine avec « N’écoutez pas Mesdames » en 1942, où il interprète un commissionnaire dans une pièce qui dépasse 600 représentations, marquant l’un des grands succès de la scène parisienne de l’époque (Source : Wikipédia, 2005). L’année suivante, il apparaît dans « À la gloire d’Antoine » au théâtre Antoine et dans « Le Monsieur de cinq heures » de Pierre Veber et Maurice Hennequin au théâtre de Paris, comédie qui totalise 568 représentations et confirme son statut d’acteur de troupe régulièrement sollicité (Source : Wikipédia, 2005).
Collaboration avec les grands cinéastes des années 1940
Dans les années 1940, Roquevert devient l’un des seconds rôles favoris de plusieurs cinéastes majeurs, en particulier Henri-Georges Clouzot, Maurice Tourneur et Sacha Guitry (Source : Wikipédia, 2005). Il interprète un médecin dans « L’Assassin habite au 21 » (1942) de Clouzot, film policier produit durant l’Occupation, où sa présence contribue à l’ancrage réaliste d’une intrigue à la tonalité sombre (Source : CinéDweller, 2022). L’année suivante, il retrouve le cinéaste dans « Le Corbeau » (1943), où il joue un directeur d’école, au sein d’un récit devenu emblématique par sa peinture d’une petite ville minée par les lettres anonymes (Source : CinéDweller, 2022). Toujours en 1943, il apparaît dans « La Main du diable » de Maurice Tourneur, film fantastique qui lui permet d’évoluer dans un registre plus stylisé, à la croisée du conte moral et du cinéma de genre (Source : Wikipédia, 2008). Dans ces mêmes années, il participe au tournage de « Le Destin fabuleux de Désirée Clary » de Sacha Guitry, confirmant des affinités avec un univers d’auteur qui le sollicite aussi bien au théâtre qu’à l’écran (Source : CinéDweller, 2022).
Rôles marquants des années 1950 : du film de cape et d’épée au polar
Au début des années 1950, Noël Roquevert poursuit cette trajectoire en occupant des rôles secondaires significatifs dans plusieurs productions de grande visibilité, qui ancrent davantage son image auprès du public (Source : Wikipédia, 2005). En 1952, il est à l’affiche de « Fanfan la Tulipe » de Christian-Jaque, film de cape et d’épée porté par Gérard Philipe et Gina Lollobrigida, qui obtient le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes et un Ours d’argent – Grand Prix du jury à Berlin la même année (Source : Wikipédia, 2005; Wikipédia, 2005). Il y compose un personnage parmi une galerie de figures qui assurent le rythme comique et la dynamique de troupe du film, à un moment où le cinéma français revalorise le divertissement historique (Source : Wikipédia, 2005). En 1954, il joue le colonel Noirtier de Villefort dans « Le Comte de Monte-Cristo : La trahison », adaptation réalisée pour le cinéma où sa composition s’inscrit dans la tradition des seconds rôles solides des films d’aventure (Source : IMDb, 2017). Deux ans plus tard, il apparaît dans « Les Diaboliques » (1955) de Clouzot, interprétant Monsieur Herboux dans ce thriller qui s’impose comme l’un des grands succès policiers du cinéma français des années 1950 (Source : IMDb, 2017).
Activité télévisuelle et films des années 1960
À partir de la fin des années 1950 et durant les années 1960, Roquevert continue de tourner régulièrement, tout en diversifiant ses apparitions à la télévision, qui devient un nouveau champ d’activité pour de nombreux acteurs de sa génération (Source : IMDb, 2017). Il participe à des productions tournées à l’étranger, comme « La chaste Suzanne » (1962) de Luis César Amadori en Espagne, ou « La mer à boire » (1963) en Italie avec Gina Lollobrigida, illustrant l’ouverture croissante des coproductions européennes (Source : Cineartistes, 2008). En 1962, il figure dans le feuilleton « Les Mystères de Paris », où il interprète Monsieur Pipelet, personnage issu du roman d’Eugène Sue, dans une adaptation télévisuelle qui témoigne de l’intérêt des chaînes pour le patrimoine littéraire (Source : IMDb, 2017). La seconde moitié des années 1960 le voit tourner avec des cinéastes de générations diverses, y compris ceux associés à la Nouvelle Vague, comme Claude Chabrol pour « La ligne de démarcation » (1966), film de guerre qui l’inscrit dans un contexte de relecture de l’Occupation (Source : Cineartistes, 2008). En 1969, il apparaît encore dans des comédies telles que « La Honte de la famille » de Richard Balducci ou « Jeunes filles bien sous tous rapports » de Norbert Terry, confirmant une activité soutenue jusqu’à la fin de la décennie (Source : Cineartistes, 2008).
Dernières années au cinéma et rôle conclusif
Au milieu des années 1960, Noël Roquevert subit un infarctus et est soigné à l’hôpital Lariboisière, épisode qui intervient alors qu’il reste très présent à l’écran (Source : Wikipédia, 2005). Cette alerte de santé ne met toutefois pas un terme immédiat à sa carrière, puisqu’il continue de tourner dans des productions de cinéma et de télévision durant la seconde moitié de la décennie (Source : Wikipédia, 2005). Son dernier film est « Le Viager » de Pierre Tchernia, sorti en 1972, dans lequel il joue le patriarche de la famille Galipeau, au cœur d’une comédie qui repose sur la mécanique d’un contrat de viager aux conséquences inattendues (Source : Wikipédia, 2005). Le film intervient après plus d’un demi-siècle de carrière scénique et cinématographique, au cours duquel il a participé à près de cent cinquante pièces et plus de cent quatre-vingts films, selon les estimations établies par les sources spécialisées (Source : Wikipédia, 2005; Wikipédia, 2015). Il demeure ainsi rattaché à l’image d’un acteur de composition dont la présence traverse plusieurs périodes du cinéma français, du muet à l’ère de la télévision (Source : Wikipédia, 2005).
Filmographie sélectionnée
- « L’Étroit mousquetaire » de Max Linder, apparition au cinéma dans un court rôle (1922) (Source : Wikipédia, 2005).
- « L’Assassin habite au 21 » d’Henri-Georges Clouzot, rôle de médecin (1942) (Source : CinéDweller, 2022).
- « Le Corbeau » d’Henri-Georges Clouzot, directeur d’école (1943) (Source : CinéDweller, 2022).
- « La Main du diable » de Maurice Tourneur, film fantastique (1943) (Source : Wikipédia, 2008).
- « Fanfan la Tulipe » de Christian-Jaque, film de cape et d’épée primé à Cannes et Berlin (1952) (Source : Wikipédia, 2005; Wikipédia, 2005). )
- « Le Comte de Monte-Cristo : La trahison », colonel Noirtier de Villefort (1954) (Source : IMDb, 2017).
- « Les Diaboliques » d’Henri-Georges Clouzot, Monsieur Herboux (1955) (Source : IMDb, 2017).
- « La ligne de démarcation » de Claude Chabrol, film de guerre sur l’Occupation (1966) (Source : Cineartistes, 2008).
- « Les Mystères de Paris », série télévisée, Monsieur Pipelet (1962) (Source : IMDb, 2017).
- « Le Viager » de Pierre Tchernia, patriarche de la famille Galipeau (1972) (Source : Wikipédia, 2005).
Films et séries avec Noël Roquevert
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