Georges Chamarat: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Georges Chamarat en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
99
œuvres recensées
96 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1939
- Dernière année recensée
- 1980
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Georges Chamarat naît le 30 mars 1901 à Paris, dans le 20e arrondissement, et s’oriente vers le théâtre après une vocation jugée tardive, autour de ses 28 ans. (Source : Wikipédia, 2007) Il suit les cours du Conservatoire de Paris, où il obtient un premier prix de comédie, étape décisive qui lui ouvre les portes des grandes scènes nationales. (Source : CinePhilAzr, s.d.) À la suite de cette distinction, il intègre le théâtre de l’Odéon, alors l’un des pôles centraux de la vie dramatique parisienne. (Source : Cinémathèque française – BiFi, s.d.) Avant de s’imposer durablement au théâtre, il apparaît déjà à l’écran dans un film muet intitulé « Bateaux parisiens », qui constitue l’une de ses premières expériences au cinéma. (Source : CinePhilAzr, s.d.)
À l’Odéon, Chamarat aborde rapidement un répertoire varié, interprétant notamment « L’Affaire des poisons » de Victorien Sardou, qui s’inscrit dans la tradition du drame historique, ainsi que « Le Président Haudecoeur » de Roger-Ferdinand. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Ce dernier rôle joue un rôle particulier dans la trajectoire du comédien, puisqu’il le reprendra quelques années plus tard dans son adaptation cinématographique. (Source : CinePhilAzr, s.d.) En parallèle de ces engagements scéniques, Chamarat commence à se construire une image de comédien de composition, attentif aux détails psychologiques et aux comportements du quotidien. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Sa démarche repose alors sur un travail d’observation précise des caractères, procédé qui marquera durablement la perception de son jeu par ses contemporains. (Source : CinePhilAzr, s.d.)
Peu à peu, la frontière entre ses activités scéniques et cinématographiques se fait plus poreuse, l’Odéon constituant un vivier dans lequel les réalisateurs viennent puiser des interprètes. (Source : Cinémathèque française – BiFi, s.d.) Chamarat reste toutefois d’abord identifié comme un acteur de théâtre, construisant sa réputation au fil de distributions exigeantes. (Source : Cinémathèque française – BiFi, s.d.) Ses premiers pas à l’écran ne remettent pas en cause cette priorité accordée à la scène, mais ajoutent une dimension supplémentaire à une carrière en train de se structurer. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Dans ce contexte, les années 1930 et le début des années 1940 apparaissent comme une période de transition au cours de laquelle il installe durablement son nom dans le paysage artistique français. (Source : Cinémathèque française – BiFi, s.d.)
Carrière à l’Odéon et à la Comédie-Française
Après ses débuts à l’Odéon, Georges Chamarat poursuit une activité soutenue dans cette institution, où il interprète un répertoire allant des drames historiques aux comédies contemporaines. (Source : Cinémathèque française – BiFi, s.d.) Son passage par ce théâtre assoit sa réputation de comédien solide, capable de s’adapter à des registres divers. (Source : CinePhilAzr, s.d.) En 1946, il rejoint la Comédie-Française, la « Maison de Molière », qui devient le centre de gravité de sa carrière. (Source : Comédie-Française, s.d.) Il y demeure jusqu’en 1971 comme sociétaire, avant d’en devenir sociétaire honoraire. (Source : Wikipédia, 2007)
À la Comédie-Française, Chamarat joue de nombreux auteurs du répertoire classique, en particulier Molière, dont il interprète « L’Avare », « L’École des femmes » ou encore « Les Femmes savantes ». (Source : Cinémathèque française – BiFi, s.d.) Parallèlement, il s’illustre dans des pièces contemporaines, notamment « L’Inconnue d’Arras » d’Armand Salacrou, « Les Caves du Vatican » d’après André Gide, « Le Veau gras » de Bernard Zimmer, ainsi que des œuvres de Strindberg comme « Le Songe » ou de Pirandello avec « Henri IV ». (Source : CinePhilAzr, s.d.) Cette alternance entre classique et moderne contribue à définir son profil d’acteur polyvalent, attentif aux exigences très différentes de ces dramaturgies. (Source : Cinémathèque française – BiFi, s.d.) Sa présence dans de nombreuses distributions marque durablement les saisons de la troupe au cours des décennies de l’après-guerre. (Source : Comédie-Française, s.d.)
En plus de son activité d’interprète, Chamarat s’engage dans la transmission, devenant professeur d’art dramatique entre 1948 et 1951 au Centre d’art dramatique. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Il enseigne également au Conservatoire national de 1959 à 1972, accompagnant plusieurs générations d’élèves dans leur formation. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Cette double fonction de sociétaire et de pédagogue lui confère une place particulière au sein de la Comédie-Française, où il est perçu comme un artisan du jeu autant qu’un passeur de tradition. (Source : Comédie-Française, s.d.) Sa retraite de la troupe en 1971 n’interrompt pas immédiatement ses apparitions scéniques et télévisuelles, qui se prolongent au début des années 1970. (Source : Wikipédia, 2007)
Travaux au cinéma : rôles marquants et collaborations
Georges Chamarat fait ses véritables débuts au cinéma parlant en 1938, en reprenant son rôle de garçon distrait dans l’adaptation de « Le Président Haudecoeur » réalisée par Jean Dréville. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Pendant la Seconde Guerre mondiale, il enchaîne les seconds rôles, notamment celui du garde-champêtre dépassé par les événements dans « L’Assassinat du Père Noël » de Christian-Jaque, tourné en 1941. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Il incarne également un inspecteur sévère dans « Au bonheur des dames » d’André Cayatte, adaptation du roman de Zola sortie en 1943. (Source : Cinémathèque française – BiFi, s.d.) Cette période installe son image d’interprète de personnages ordinaires, souvent situés dans les marges de l’action principale, mais dotés d’une présence marquée. (Source : CinePhilAzr, s.d.)
À partir des années 1950, Chamarat multiplie les participations à des productions populaires, collaborant avec plusieurs cinéastes en vue. (Source : AlloCiné, s.d.) Il joue ainsi dans « Les Diaboliques » d’Henri-Georges Clouzot, film sorti en 1955, qui deviendra l’un des titres les plus commentés de cette décennie. (Source : IMDb, s.d.) Dans « Julietta » de Marc Allégret, sorti en 1953, il tient le rôle d’un intendant au caractère atrabilaire. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Il apparaît également en M. Bonacieux dans « Les Trois Mousquetaires » d’André Hunebelle en 1953, et en père bourgeois du personnage joué par Michèle Morgan dans « Le Miroir à deux faces » d’André Cayatte en 1958. (Source : CinePhilAzr, s.d.)
Une part importante de sa filmographie se construit autour de collaborations répétées avec Fernandel, dont il devient un partenaire régulier. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Il donne ainsi la réplique à l’acteur dans « Coiffeur pour dames » (1952), « Le Boulanger de Valorgue » (1953), « Le Mouton à cinq pattes » (1954), « Le Printemps, l’Automne et l’Amour » (1955), « Le Couturier de ces dames » (1956), « Sénéchal le magnifique » (1957), « Le Chômeur de Clochemerle » (1957) ou encore « L’Assassin est dans l’annuaire » (1962). (Source : CinePhilAzr, s.d.) Dans « Une histoire d’amour » d’Alexandre Astruc, sorti en 1951, il incarne un père intraitable face au personnage de Daniel Gélin, face à Louis Jouvet, ce qui lui offre l’un de ses rôles les plus remarqués. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Chamarat occupe aussi quelques premiers rôles, notamment dans « Les Orphelins de Saint-Vaast » de Jean Gourguet et « Au cœur de la ville » de Pierre Gautherin, qui lui permettent d’occuper l’avant-plan du récit. (Source : CinePhilAzr, s.d.)
Profils de personnages et présence à l’écran
Georges Chamarat se spécialise souvent dans des figures de Français moyens, petits bourgeois ou notables locaux, que ce soit au cinéma ou à la télévision. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Sa physionomie et son jeu mesuré l’amènent à interpréter des personnages d’apparence ordinaire, parfois lâches, prétentieux ou rigides, mais toujours dessinés par touches successives. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Il incarne ainsi un commandant dans « Leçon de conduite », un juge dans « Meurtres » aux côtés de Fernandel, ou encore un chapelain dans « Barbe-Bleue ». (Source : CinePhilAzr, s.d.) Dans plusieurs films, il donne vie à des figures caricaturales comme un adjudant grognon dans « Mam’zelle Nitouche » ou « Le Petit Prof », des avocats raides dans « Les Amants du Tage » et « Série noire », ou un facteur dans « En effeuillant la marguerite ». (Source : CinePhilAzr, s.d.)
Il est parfois confondu avec Henri Crémieux, autre comédien associé à des emplois voisins, ce qui souligne la proximité de leurs profils de rôles. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Toutefois, le travail d’observation que ses proches lui attribuent, décrit comme un art de composer des personnages par petites touches pointillistes, distingue sa manière d’aborder les seconds rôles. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Cette approche est particulièrement visible dans des films où il joue des domestiques, majordomes ou employés, comme le coiffeur dans « Paris Palace Hôtel » ou le majordome dans « Le Grand Chef ». (Source : CinePhilAzr, s.d.) Chaque apparition, même brève, s’intègre alors dans un réseau de personnages secondaires qui structurent l’arrière-plan social du récit. (Source : Cinémathèque française – BiFi, s.d.)
Dans « Une histoire d’amour », sa composition de père autoritaire confronté à la jeunesse donne un relief particulier au conflit générationnel mis en scène par Alexandre Astruc. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Dans « Le Miroir à deux faces », il incarne un père bourgeois dont les réactions participent à la peinture des milieux sociaux au cœur du film d’André Cayatte. (Source : CinePhilAzr, s.d.) À travers ces rôles, Chamarat contribue à définir une galerie de personnages où se cristallisent des attitudes sociales, morales ou professionnelles propres à la France d’après-guerre. (Source : Cinémathèque française – BiFi, s.d.) Son apport se situe ainsi moins dans la starification que dans un travail continu sur le second plan, qui ancre les récits dans un environnement humain précis. (Source : Cinémathèque française – BiFi, s.d.)
Activité télévisuelle et fin de carrière
Parallèlement à la scène et au cinéma, Georges Chamarat développe une activité régulière à la télévision à partir des années 1960. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Il participe à des retransmissions de pièces dans le cadre de l’émission « Au théâtre ce soir », qui contribue à populariser le répertoire auprès d’un large public. (Source : CinePhilAzr, s.d.) On le retrouve également dans des téléfilms où il interprète fréquemment des personnages âgés, souvent qualifiés de « vieux bonshommes ». (Source : CinePhilAzr, s.d.) Il joue ainsi dans « L’Enterrement de M. Bouvet » de Guy-André Lefranc, « La Station Champbaudet » de Georges Folgoas, « Les Créatures du Bon Dieu » de Jean Laviron, « Graine d’ortie » d’Yves Allégret ou « La Vie de Marianne » de Pierre Cardinal. (Source : CinePhilAzr, s.d.)
Au cinéma, ses derniers rôles prolongent ce type d’emplois, le situant désormais dans des figures de vieillards, souvent attachées à des institutions ou des groupes. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Il interprète par exemple le doyen de l’Académie française dans « L’Aile ou la cuisse » de Claude Zidi, comédie sortie en 1976 qui pointe les évolutions du secteur alimentaire. (Source : Wikipédia, 2007) On le voit aussi en vieux manifestant dans « Na ! » de Jacques Martin, film de 1973 qui s’inscrit dans le climat social de l’époque. (Source : CinePhilAzr, s.d.) Ces apparitions tardives confirment sa capacité à inscrire son jeu dans des registres comiques ou satiriques tout en conservant une certaine sobriété. (Source : Cinémathèque française – BiFi, s.d.)
Films et séries avec Georges Chamarat
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