Georges Poujouly: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Georges Poujouly en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
32
œuvres recensées
29 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1952
- Dernière année recensée
- 1981
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Georges Poujouly naît le 20 janvier 1940 à Garches, alors en Seine-et-Oise, devenue depuis le département des Hauts-de-Seine, et s’impose très tôt comme l’un des jeunes interprètes marquants du cinéma français d’après-guerre (Source : Wikipédia, 2005). Repéré enfant par le réalisateur René Clément, il est choisi à l’âge de onze ans pour incarner Michel Dollé dans le drame de la Seconde Guerre mondiale « Jeux interdits » tourné au début des années 1950 (Source : Wikipédia, 2005). Ce premier grand rôle le place d’emblée au centre d’une production portée par Clément, avec Brigitte Fossey en partenaire de jeu, dans un film qui connaît un retentissement critique international (Source : Wikipédia, 2005). Diffusé hors de France, « Jeux interdits » obtient notamment l’Oscar du meilleur film en langue étrangère lors de la cérémonie de 1953, ce qui contribue à faire connaître très largement le visage et le nom du jeune acteur (Source : Wikipédia, 2009). Cette distinction internationale installe durablement le film dans l’histoire du cinéma, et inscrit Poujouly dans la lignée des enfants acteurs associés aux grandes œuvres du patrimoine (Source : Cinedweller, 2022).
À la suite de ce premier succès, l’acteur est rapidement sollicité dans d’autres productions françaises du début des années 1950 (Source : AlloCiné, 2002). En 1952, il apparaît dans « Nous sommes tous des assassins » réalisé par André Cayatte, où il interprète Michel Le Guen, confirmant son ancrage dans un cinéma engagé et dramatique (Source : AlloCiné, 2002). La même année, il figure également au générique de « Son dernier Noël » et de « La Jeune folle », diversifiant déjà ses expériences de tournage au sein d’un paysage cinématographique en pleine mutation (Source : AlloCiné, 2002). Cette première séquence de carrière le place au croisement du film d’auteur et d’un cinéma populaire, dans un contexte où les réalisateurs recourent de plus en plus à de jeunes interprètes pour porter des récits centrés sur l’enfance et la jeunesse (Source : Wikipédia, 2005). En quelques années, Poujouly s’impose ainsi comme un visage familier de la production française, tout en restant identifié à son rôle fondateur dans « Jeux interdits » (Source : Allociné, 2000).
Années 1950 : enfant-vedette et rôles marquants
Durant les années 1950, Georges Poujouly enchaîne plusieurs rôles significatifs qui consolident son statut d’enfant-vedette du cinéma français (Source : Cinedweller, 2022). En 1954, il prête sa voix au personnage du Petit Prince dans une adaptation phonographique de l’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry, aux côtés de Gérard Philipe, ce qui témoigne déjà de son aisance dans le registre de l’interprétation sonore (Source : Wikipédia, 2005). L’année suivante, il apparaît dans « Les Diaboliques » d’Henri-Georges Clouzot, où il incarne l’élève Soudieu, participant à un film appelé à devenir un classique du suspense français (Source : Wikipédia, 2005). Ce rôle lui permet de se frotter à un univers plus sombre, construit autour d’un scénario de tension psychologique minutieusement orchestré par Clouzot (Source : IMDb, 2000). Dans le même mouvement, il poursuit sa présence dans le cinéma de genre et les productions à dimension populaire (Source : AlloCiné, 2002).
À partir du milieu de la décennie, l’acteur prend part à plusieurs films qui l’installent au croisement de projets d’auteur et de films d’aventure (Source : AlloCiné, 2002). En 1955, il joue dans « The Treasure of Bengal » où il interprète un jeune garçon nommé Tomby, confirmant l’intérêt des productions internationales pour son profil d’acteur précoce (Source : Wikipédia, 2009). L’année 1956 marque une étape supplémentaire avec « Si tous les gars du monde », réalisé par Christian-Jaque, où Poujouly incarne Benj, le mousse d’un équipage de pêche, dans un récit collectif axé sur la solidarité et la coopération à distance (Source : AlloCiné, 2002). Toujours en 1956, il figure au générique de « Et Dieu… créa la femme » de Roger Vadim, film emblématique du cinéma français des années 1950, dans lequel il interprète Christian Tardieu (Source : AlloCiné, 2002). Cette même période le voit alterner entre seconds rôles et apparitions marquantes, confirmant sa place dans un ensemble de films amenés à devenir des références de la décennie (Source : IMDb, 2000).
- 1952 – « Jeux interdits » de René Clément – Rôle : Michel Dollé (Source : AlloCiné, 2002).
- 1952 – « Nous sommes tous des assassins » d’André Cayatte – Rôle : Michel Le Guen (Source : AlloCiné, 2002).
- 1955 – « Les Diaboliques » d’Henri-Georges Clouzot – Rôle : Soudieu (Source : AlloCiné, 2002).
- 1956 – « Si tous les gars du monde » de Christian-Jaque – Rôle : Benj (Source : AlloCiné, 2002).
- 1956 – « Et Dieu… créa la femme » de Roger Vadim – Rôle : Christian Tardieu (Source : AlloCiné, 2002).
Transition vers un cinéma plus adulte
À la fin des années 1950, Georges Poujouly amorce une transition progressive vers des rôles plus adultes, dans un contexte où son image d’enfant-acteur commence à évoluer (Source : Wikipédia, 2005). En 1957, il participe au film « Les Œufs de l’autruche », où il interprète Roger Barjus, s’inscrivant dans un registre davantage axé sur les tensions familiales et les conflits de générations (Source : AlloCiné, 2002). L’année suivante, il est à l’affiche d’« Ascenseur pour l’échafaud », film réalisé par Louis Malle, dans lequel il incarne Louis, un jeune homme impliqué malgré lui dans une affaire criminelle (Source : IMDb, 2000). Ce film, qui s’impose comme une œuvre importante du cinéma français de la fin des années 1950, rattache Poujouly à un ensemble de productions proches de la future Nouvelle Vague par leur ton et leur mise en scène (Source : Rotten Tomatoes, 2015). Cette présence au sein d’un classique contribue à fixer une image de l’acteur dans un registre plus sombre, à la lisière du film noir (Source : IMDb, 2000).
Au tournant des années 1960, sa filmographie témoigne d’une diversification de ses collaborations et de ses emplois (Source : AlloCiné, 2002). Il joue notamment dans « Une fille pour l’été », sorti en 1959, où il interprète un personnage prénommé Michel, prolongeant sa participation à des récits centrés sur la jeunesse (Source : AlloCiné, 2002). En 1961, il figure au générique de « Une grosse tête » et de « Vacances en enfer », deux productions qui illustrent son inscription continue dans le paysage cinématographique français, tout en marquant une forme de basculement vers des rôles d’adulte (Source : AlloCiné, 2002). En 1963, il apparaît dans « Le Vice et la vertu » où il tient le rôle de Hoech, intégrant ainsi une distribution dominée par des têtes d’affiche du cinéma européen de l’époque (Source : AlloCiné, 2002). Ces choix illustrent une carrière qui, sans retrouver l’exposition de ses débuts, continue de se déployer dans des films variés tant par leur genre que par leur ambition (Source : Wikipédia, 2005).
- 1957 – « Les Œufs de l’autruche » – Rôle : Roger Barjus (Source : AlloCiné, 2002).
- 1958 – « Ascenseur pour l’échafaud » de Louis Malle – Rôle : Louis (Source : IMDb, 2000).
- 1959 – « Une fille pour l’été » – Rôle : Michel (Source : AlloCiné, 2002).
- 1961 – « Une grosse tête » – Rôle : Georges (Source : AlloCiné, 2002).
- 1963 – « Le Vice et la vertu » – Rôle : Hoech (Source : AlloCiné, 2002).
Travaux pour la télévision et activité de doublage
À partir des années 1960, Georges Poujouly oriente progressivement sa carrière vers la télévision et le doublage, domaines dans lesquels il développe une activité suivie (Source : Wikipédia, 2005). Il devient notamment la première voix de Tintin dans la série animée adaptée des aventures du personnage, produite entre la fin des années 1950 et le début des années 1960, ce qui l’inscrit durablement dans l’imaginaire populaire associé à la bande dessinée d’Hergé (Source : Wikipédia, 2005). En parallèle, il prête sa voix à plusieurs séries télévisées étrangères diffusées en France, dont « Les Rues de San Francisco », où il double le personnage interprété par Michael Douglas (Source : Wikipédia, 2005). Il intervient également sur la série « La Petite Maison dans la prairie », participant au travail de localisation qui accompagne alors la diffusion massive de productions américaines à la télévision française (Source : Wikipédia, 2005). Ces engagements illustrent un repositionnement de sa carrière vers un registre moins visible à l’écran, mais central dans l’économie audiovisuelle de l’époque (Source : Wikipédia, 2005).
Dans le même temps, l’acteur continue d’apparaître ponctuellement dans des productions télévisées et cinématographiques (Source : IMDb, 2000). Il participe par exemple à la série « Par quatre chemins » à la fin des années 1960, où il tient le rôle de Jean-Marie dans plusieurs épisodes, prolongeant ainsi sa présence régulière sur le petit écran (Source : IMDb, 2000). Il prête également sa voix au personnage de Meriadoc dans la version française du long métrage d’animation « The Lord of the Rings » réalisé par Ralph Bakshi et sorti en 1978, consolidant son ancrage dans le doublage de films de genre et de fantasy (Source : AlloCiné, 2002). Ces travaux montrent la continuité d’une carrière qui, au-delà des apparitions marquantes de sa jeunesse, s’inscrit durablement dans la sphère de l’audiovisuel français, en particulier à travers la voix (Source : Wikipédia, 2005). Cette dimension vocale devient un élément structurant de son parcours professionnel sur plusieurs décennies (Source : Wikipédia, 2005).
- 1957-1964 – Voix de Tintin dans la série animée adaptée de l’œuvre d’Hergé (Source : Wikipédia, 2005).
- Années 1970 – Doublage de Michael Douglas dans la série « Les Rues de San Francisco » (Source : Wikipédia, 2005).
- Années 1970 – Participation au doublage de « La Petite Maison dans la prairie » (Source : Wikipédia, 2005).
- 1978 – Voix de Meriadoc dans « Le Seigneur des anneaux » de Ralph Bakshi – version française (Source : AlloCiné, 2002).
Dernières années de carrière et bilan artistique
Dans la dernière partie de sa carrière, Georges Poujouly apparaît plus sporadiquement au cinéma, tout en poursuivant ponctuellement ses activités d’interprète (Source : IMDb, 2000). Au début des années 1970, il figure au générique de « Biribi », réalisé par Daniel Moosmann, où il tient le rôle d’un soldat malade, s’inscrivant dans un récit inspiré de l’univers disciplinaire des bataillons d’Afrique (Source : Wikipédia, 2009). Il joue également dans « Hellé », film réalisé par Roger Vadim et sorti en 1972, confirmant la fidélité de certains réalisateurs qui l’avaient déjà dirigé plus tôt dans sa carrière (Source : Plex, 2000). En 1970, il participe à « Peace Over the Fields », où il incarne un personnage prénommé Louis, prolongeant son ancrage dans des récits dramatiques portés par le cinéma européen de l’époque (Source : Plex, 2000). Ces apparitions témoignent d’une présence régulière, bien que moins centrale, dans la production de ces années (Source : IMDb, 2000).
Son dernier rôle au cinéma est crédité en 1991 dans le film d’animation « Robinson et compagnie », signé Jacques Colombat, pour lequel il intervient en tant que comédien de doublage (Source : Wikipédia, 2009). Ce projet clôt une trajectoire commencée près de quarante ans plus tôt devant la caméra de René Clément, et prolongée par une longue expérience dans le champ du doublage et de la télévision (Source : IMDb, 2000). L’ensemble de sa filmographie, visible à travers les bases de données spécialisées, montre un parcours marqué par un démarrage très précoce, suivi d’un repositionnement progressif vers des rôles secondaires et des prestations vocales (Source : AlloCiné, 2002). Georges Poujouly meurt le 28 octobre 2000 à Villejuif, dans le Val-de-Marne, à l’âge de soixante ans, mettant un terme à une carrière étroitement liée à l’histoire du cinéma français de l’après-guerre et à l’essor de la télévision (Source : Wikipédia, 2005). Sa trajectoire demeure associée à quelques titres majeurs, dont « Jeux interdits », « Les Diaboliques » et « Ascenseur pour l’échafaud », régulièrement cités parmi les œuvres de référence de sa filmographie (Source : IMDb, 2000).
- 1970 – « Biribi » de Daniel Moosmann – Rôle : soldat malade (Source : Wikipédia, 2009).
- 1970 – « Peace Over the Fields » – Rôle : Louis (Source : Plex, 2000).
- 1972 – « Hellé » de Roger Vadim – Rôle non crédité dans certaines bases (Source : Plex, 2000).
- 1991 – « Robinson et compagnie » de Jacques Colombat – Rôle vocal, dernier crédit à l’écran (Source : Wikipédia, 2009).
Films et séries avec Georges Poujouly
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