Serge Marquand: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Serge Marquand en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
71
œuvres recensées
68 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1959
- Dernière année recensée
- 1994
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Serge Marquand est présenté par les bases de données spécialisées comme un acteur et producteur français, né le 12 mars 1930 à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, et mort le 4 septembre 2004 à Paris d’une leucémie aiguë (Source : NRJ12 / NRmagazine, s.d. ; Wikipédia, 2004). Il se voit très tôt associé au registre des seconds rôles, souvent dans des emplois de malfrats, de bandits ou de figures marginales du crime, qui structurent une grande partie de sa carrière au cinéma populaire des années 1960 et 1970 (Source : Wikipédia, 2004). Son activité se déploie principalement au cinéma, mais il participe également à plusieurs fictions télévisées entre le milieu des années 1960 et la fin des années 1990, ce qui inscrit son parcours dans une continuité entre salles et petit écran (Source : Wikipédia, 2004 ; Plex, s.d.). Parallèlement au métier d’interprète, il occupe ponctuellement des fonctions d’assistant à la réalisation et s’implique dans la production, ce qui en fait un professionnel familier des différentes étapes de la fabrication des films (Source : IMDb, 2004). La durée de sa présence continue, des années 1950 jusqu’au tournant des années 2000, témoigne d’une trajectoire inscrite dans la longue histoire du cinéma français et européen de genre (Source : Plex, s.d. ; Rotten Tomatoes, 2023).
Débuts à l’écran et années 1960
Les premiers rôles de Serge Marquand repérés dans les filmographies spécialisées apparaissent à la fin des années 1950, notamment dans « Les Liaisons dangereuses » de Roger Vadim, où il tient un petit rôle de skieur en 1959 (Source : Plex, s.d. ; Rotten Tomatoes, 2023). Au début des années 1960, il enchaîne les apparitions dans des productions françaises et européennes, comme « Et mourir de plaisir » de Vadim en 1960, où il interprète Giuseppe, ou encore « Plein soleil sur un meurtre » (« Spotlight on a Murderer ») de Georges Franju en 1961, où il joue Yvan (Source : Plex, s.d.). Il participe également à des films à sketches tels que « Les Parisiennes » (« Tales of Paris ») en 1962, dans le segment « Ella », et se voit confier divers rôles secondaires dans des polars et comédies françaises, dont « Méfiez-vous, mesdames ! » et « Le Vice et la vertu » en 1963 (Source : Plex, s.d.). À partir de 1964, il est crédité dans des coproductions internationales, comme « Angélique » puis « Merveilleuse Angélique », où il incarne le personnage de Jactance, ainsi que dans plusieurs westerns européens comme « Die Goldsucher von Arkansas » et « Black Eagle of Santa Fe » (Source : Plex, s.d.). Cette présence régulière dans des productions de genre contribue à fixer son image de second rôle solide, apte à s’inscrire dans des univers très codifiés allant du film historique au western spaghetti (Source : Rotten Tomatoes, 2023 ; MUBI, 2023).
Années 1960–1970 : cinéma de genre et coproductions internationales
À la fin des années 1960, Serge Marquand apparaît dans plusieurs films marquants du cinéma de genre européen, notamment dans « Cimitero senza croci » (« Une corde, un Colt ») en 1969, où il interprète Larry Rogers dans ce western de Robert Hossein (Source : Plex, s.d. ; Cinemorgue, 2019). Cette même année, il joue Boot dans « Gli specialisti » (« The Specialists ») et participe au policier « Le voleur de crimes », confirmant sa place dans un ensemble de coproductions italiennes et françaises centrées sur la violence, la vengeance et le banditisme (Source : Plex, s.d. ; Rotten Tomatoes, 2023). Il est également présent dans « Barbarella » de Roger Vadim en 1968, où il tient le rôle de Captain Sun dans cette superproduction de science-fiction, ainsi que dans « Histoires extraordinaires » (« Spirits of the Dead »), film à épisodes dans lequel il incarne Hugues dans le segment réalisé par Vadim, « Metzengerstein » (Source : IMDb, 2004 ; Plex, s.d.). Au cours de la première moitié des années 1970, il continue à s’inscrire dans des productions internationales comme « Caravan to Vaccarès », thriller tourné en 1974 autour d’un complot dans le sud de la France, et « Rosebud » d’Otto Preminger en 1975, où il interprète Antoine Marachini (Source : Plex, s.d.). Par ailleurs, il figure dans « Section spéciale » de Costa-Gavras en 1975, long métrage politique où il joue André Obrecht, premier adjoint de l’exécuteur, ce qui le place au cœur d’un cinéma plus ouvertement engagé sur l’histoire et la justice (Source : Plex, s.d. ; Rotten Tomatoes, 2023).
Travail d’acteur au cinéma dans les années 1970–1980
Au mitan des années 1970, la filmographie de Serge Marquand recoupe des registres variés, du film politique au récit érotico-burlesque, comme « Les Lolos de Lola » en 1976, où il incarne un chauffeur, ou « Le Jeu avec le feu » (« Playing with Fire ») de Alain Robbe-Grillet en 1975, dans lequel il tient le rôle de Mathias (Source : Plex, s.d. ; Rotten Tomatoes, 2023). La même période le voit apparaître dans « Police Python 357 » d’Alain Corneau en 1976, où il est crédité sous le nom du « Rouquin » dans ce polar mettant en scène un inspecteur de police aux prises avec une affaire complexe (Source : Plex, s.d.). Il poursuit ensuite dans « Le maître nageur » en 1979, où il interprète Alfredo, et joue dans le film d’horreur « Les Raisins de la mort » (« The Grapes of Death ») de Jean Rollin en 1978, sous les traits de Lucien, participant ainsi à l’exploration d’un fantastique rural et contaminé (Source : Plex, s.d. ; Rotten Tomatoes, 2023). Au début des années 1980, il est présent dans « The Big Red One » de Samuel Fuller en 1980, puis dans sa version remontée « The Big Red One: The Reconstruction », où il campe Rensonnet, figure parmi les nombreux soldats accompagnant le protagoniste principal (Source : Plex, s.d.). Il est également crédité dans « Quartet » de James Ivory en 1981, où il tient le rôle d’un propriétaire de night-club, et dans « Désirs troubles » (« First Desires ») de David Hamilton en 1983, où il interprète Pierre-Albert, confirmant sa présence dans le cinéma d’auteur comme dans des œuvres plus commerciales (Source : Plex, s.d.; Rotten Tomatoes, 2023).
Activité télévisuelle et fin de carrière
À partir des années 1970, Serge Marquand élargit son champ d’intervention vers la télévision, un mouvement qui se renforce dans les années 1980 et 1990 (Source : Plex, s.d. ; IMDb, 2004). Il apparaît notamment dans la série « Les Gens de Mogador » et, plus tard, dans « Les Vacances de l’amour », où il interprète Bénini en 1996, s’insérant dans un feuilleton populaire largement diffusé (Source : Plex, s.d.). Au début des années 1990, il tient le rôle récurrent de Marc Covet dans la série policière « Nestor Burma », pour trois épisodes diffusés en 1991–1992, ce qui constitue l’un de ses rôles les plus identifiés sur le petit écran (Source : IMDb, 2004). Il participe aussi à plusieurs téléfilms et miniséries, parmi lesquels « La maison de jade » en 1988, « The Great Escape II: The Untold Story » la même année, ou encore l’adaptation du « Comte de Monte-Cristo » diffusée entre 1998 et 1999, dans laquelle il interprète un pair, Saint-Gyon (Source : Plex, s.d.). Ses dernières apparitions répertoriées remontent au tournant des années 2000, avec le téléfilm « Victoire, ou la douleur des femmes » en 2000 et « L’Île bleue » en 2001, prolongeant une présence continue sur les écrans pendant plus de quatre décennies (Source : Plex, s.d.).
Fonctions d’assistant-réalisateur et de producteur
En parallèle de sa carrière d’acteur, Serge Marquand exerce une activité d’assistant à la réalisation et s’implique ponctuellement dans la production, ce que signalent les bases de données professionnelles (Source : IMDb, 2004 ; Plex, s.d.). Il est notamment crédité comme assistant réalisateur sur « La journée de travail » (« A Full Day’s Work ») de Jean-Louis Trintignant en 1973, ce qui l’inscrit au cœur d’un dispositif de tournage plus intimement lié à la mise en scène et à l’organisation des prises de vue (Source : Plex, s.d.). Il figure également comme producteur ou coproducteur sur certains projets, même si ces activités restent quantitativement moins importantes que ses rôles d’interprète, selon les filmographies accessibles au public (Source : IMDb, 2004). Cette double casquette de comédien et de technicien lui permet d’occuper plusieurs maillons de la chaîne de fabrication d’un film, depuis la préparation jusqu’au plateau, dans un contexte de coproductions européennes et de cinéma de genre où les équipes techniques circulent d’un projet à l’autre (Source : Rotten Tomatoes, 2023 ; MUBI, 2023). Cette dimension plurielle de sa trajectoire est régulièrement rappelée dans les notices biographiques qui soulignent son statut d’acteur et de producteur, en particulier dans les répertoires en ligne de type encyclopédique (Source : NRmagazine, s.d. ; Wikipédia, 2004).
Films et séries avec Serge Marquand
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