Michel Audiard: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Michel Audiard en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
132
œuvres recensées
132 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 1985
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Michel Audiard naît le 15 mai 1920 à Paris et s’impose progressivement comme l’une des figures centrales du cinéma français d’après-guerre en tant que scénariste, dialoguiste et, plus tard, réalisateur (Source : Wikipédia, 2004). Il débute sa carrière dans la presse et la critique de cinéma avant d’être sollicité à la fin des années 1940 par des producteurs et réalisateurs intéressés par sa plume, ce qui l’oriente vers l’écriture scénaristique (Source : AlloCiné, 2016). En 1949, le réalisateur André Hunebelle lui commande le scénario du film policier « Mission à Tanger », qui marque son entrée structurée dans le monde du cinéma commercial français (Source : Wikipédia, 2004). Cette collaboration se prolonge avec d’autres films de Hunebelle, où Audiard signe scénarios et dialogues et affirme un style immédiatement repérable dans le traitement de la comédie policière (Source : AlloCiné, 2016). Dès le début des années 1950, il enchaîne ainsi des travaux d’adaptation et de dialogues qui l’installent durablement dans le paysage de la production française de studio (Source : Wikipédia, 2004).
Consolidation comme dialoguiste et collaborations majeures
Au milieu des années 1950, Michel Audiard élargit son champ de collaboration et croise la route de Jean Gabin, notamment grâce au réalisateur Gilles Grangier qui lui permet de participer au film « Gas-oil » en 1955 (Source : Wikipédia, 2004). Cette rencontre ouvre une série de collaborations avec Gabin sur une période d’environ sept ans, durant laquelle il écrit ou coécrit les scénarios et dialogues de films tels que « Les Grandes Familles », « Les Vieux de la vieille », « Le Baron de l'écluse », « Un singe en hiver » ou « Le cave se rebiffe » (Source : Wikipédia, 2004). Parallèlement, il poursuit son travail avec d’autres cinéastes populaires comme André Hunebelle, Édouard Molinaro et Jacques Deray, et intervient sur de nombreux films policiers ou comédies policières qui structurent l’offre commerciale française des années 1950 et 1960 (Source : Cinémathèque française, 2000). Cette même période le voit devenir un dialoguiste recherché, associé à un rythme d’écriture soutenu et à une filmographie qui dépasse rapidement la centaine de titres (Source : DicoCitations, 2026). De film en film, il consolide ainsi une position de spécialiste du dialogue au sein du cinéma de genre hexagonal (Source : DicoCitations, 2026).
Filmographie marquante au cinéma
La carrière de Michel Audiard comme scénariste et dialoguiste couvre plusieurs décennies et s’appuie sur une série de films devenus emblématiques du cinéma français populaire (Source : Cinémathèque française, 2000). Dès les années 1949-1951, il signe des scénarios ou dialogues pour « Mission à Tanger », « Méfiez-vous des blondes » et « Massacre en dentelles », comédies policières portées par le personnage de journaliste Georges Masse (Source : Mon Cinéma à moi, 2025). Durant les années 1960 et 1970, il travaille régulièrement avec Georges Lautner sur des titres comme « Les Barbouzes », puis plus tard « Flic ou voyou », « Le Guignolo » ou « Les Égouts du paradis », qui associent intrigue criminelle et tonalité de comédie (Source : Wikipédia, 2008; Cinémathèque française, 2000). Il collabore également avec Philippe de Broca sur des films tels que « Tendre poulet » et « Le Cavaleur », et avec Henri Verneuil sur « Le Corps de mon ennemi » puis « Les Morfalous », confirmant son ancrage dans le cinéma populaire grand public (Source : Cinémathèque française, 2000). Au tournant des années 1980, il participe à des films comme « Garde à vue », « Mortelle randonnée » ou « Le Professionnel », où son travail de scénariste accompagne une tonalité plus sombre et un resserrement autour du polar et du thriller (Source : Cinémathèque française, 2000).
- « Mission à Tanger » (1949), réalisation André Hunebelle, scénario et dialogues (Source : Wikipédia, 2004).
- « Les Barbouzes » (1964), réalisation Georges Lautner, dialogues (Source : Wikipédia, 2008).
- « Flic ou voyou » (1979), réalisation Georges Lautner, scénario et dialogues (Source : Cinémathèque française, 2000).
- « Le Guignolo » (1979), réalisation Georges Lautner, scénario et dialogues (Source : Cinémathèque française, 2000).
- « Garde à vue » (1981), réalisation Claude Miller, scénario et dialogues (Source : Cinémathèque française, 2000).
- « Mort d'un pourri » (1977), réalisation Georges Lautner, scénario et dialogues (Source : Cinémathèque française, 2000).
- « Le Professionnel » (1981), réalisation Georges Lautner, scénario (Source : Cinémathèque française, 2000).
- « On ne meurt que deux fois » (1985), réalisation Jacques Deray, scénario (Source : Cinémathèque française, 2000).
Passage à la réalisation et activités parallèles
À partir de 1968, Michel Audiard entame une activité de réalisateur qui s’ajoute à son travail de scénariste et dialoguiste (Source : Wikipédia, 2004). Il signe alors plusieurs longs métrages dont les titres, souvent très développés, s’inscrivent dans une veine de comédie populaire, à l’image de « Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages » ou de « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause ! » (Source : Wikipédia, 2004). Ces films prolongent ses préoccupations de dialoguiste, en proposant des récits portés par des personnages fortement caractérisés et des situations où le langage occupe une place centrale (Source : Wikipédia, 2004). En parallèle de ses activités au cinéma, il publie en 1978 un roman intitulé « La nuit, le jour et toutes les autres nuits », ouvrage en partie autobiographique qui lui vaut le prix des Quatre jurys, marquant une reconnaissance dans le champ littéraire (Source : Wikipédia, 2004). Par ailleurs, son parcours s’accompagne d’une activité de journaliste au cours de sa carrière, ce qui contribue à nourrir son rapport à la langue et à l’actualité culturelle (Source : Wikipédia, 2004).
- « Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages » (1968), réalisation Michel Audiard (Source : Wikipédia, 2004).
- « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause ! » (1970), réalisation Michel Audiard (Source : Wikipédia, 2004).
- « La nuit, le jour et toutes les autres nuits » (1978), roman, prix des Quatre jurys (Source : Wikipédia, 2004).
Distinctions, reconnaissance professionnelle et place dans le cinéma français
La carrière de Michel Audiard est reconnue par plusieurs distinctions professionnelles, notamment dans le champ du scénario (Source : Wikipédia, 2004). En 1976, il est fait chevalier de la Légion d’honneur, distinction qui salue son apport au cinéma français et à la culture nationale (Source : Wikipédia, 2004). En 1982, il reçoit le César du meilleur scénario original ou adaptation pour « Garde à vue », récompense décernée par l’Académie des arts et techniques du cinéma, qui consacre son travail sur ce polar réalisé par Claude Miller (Source : AlloCiné, 2023; IMDb, 2025). Il est ensuite nommé au César du meilleur scénario original ou adaptation pour « Mort d’un pourri » lors de la 3e cérémonie des César en 1978, puis à nouveau pour « On ne meurt que deux fois » à la 11e cérémonie en 1986, ce qui confirme la régularité de sa présence dans le palmarès de l’institution (Source : AlloCiné, 2016; AlloCiné – Palmarès, 2016). En 1991, un hommage lui est rendu lors de la 16e cérémonie des César, soulignant la place singulière qu’il occupe dans l’histoire du cinéma français de la seconde moitié du XXe siècle (Source : AlloCiné – Palmarès, 2016).
- Chevalier de la Légion d’honneur en 1976 (Source : Wikipédia, 2004).
- César du meilleur scénario original ou adaptation pour « Garde à vue » (1982) (Source : AlloCiné – Palmarès, 2016; IMDb, 2025).
- Nomination au César du meilleur scénario original ou adaptation pour « Mort d’un pourri » (1978) (Source : AlloCiné – Palmarès, 2016).
- Nomination au César du meilleur scénario original ou adaptation pour « On ne meurt que deux fois » (1986) (Source : AlloCiné – Palmarès, 2016).
- Hommage aux César, 16e cérémonie, 1991 (Source : AlloCiné – Palmarès, 2016).
Fin de carrière et héritage artistique
Au début des années 1980, Michel Audiard poursuit ses collaborations avec des réalisateurs comme Claude Miller, Yves Boisset, Jacques Deray ou Georges Lautner, signant les scénarios ou dialogues de films tels que « Mortelle randonnée », « Canicule », « Le Marginal » ou « On ne meurt que deux fois » (Source : Cinémathèque française, 2000). Son travail sur ces œuvres, souvent ancrées dans le polar ou le thriller, témoigne d’une évolution vers des récits plus sombres tout en conservant une attention marquée au phrasé et au rythme des échanges (Source : Cinémathèque française, 2000). Décédé le 28 juillet 1985 à Dourdan, il laisse une filmographie de plus de cent films, qui continue d’être régulièrement diffusée et étudiée dans le cadre de la réflexion sur le cinéma populaire français (Source : DicoCitations, 2026; Cinémathèque française, 2000). Il est fréquemment cité comme scénariste, dialoguiste et réalisateur dans les classifications et index de la Cinémathèque française, ce qui entérine son inscription dans l’histoire institutionnelle du cinéma (Source : Cinémathèque française, 2000). Cette présence durable dans les bases de données, palmarès et rétrospectives témoigne de la place occupée par son œuvre dans la mémoire du cinéma de l’après-guerre et des décennies suivantes (Source : AlloCiné, 2023; Wikipédia, 2004).
Films et séries écrits par Michel Audiard
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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