Jacques Perrin: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jacques Perrin en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
145
œuvres recensées
129 films · 16 séries
- Première année recensée
- 1946
- Dernière année recensée
- 2022
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1960, Valerio Zurlini choisit Jacques Perrin pour « La Fille à la valise ». Le jeune acteur a 18 ans, et le film l’installe d’emblée dans un cinéma de premier plan, après des apparitions plus discrètes dès 1958 et un passage par « La Vérité » de Henri-Georges Clouzot la même année. Né à Paris le 13 juillet 1941, mort le 21 avril 2022, il a traversé plus de 60 ans de cinéma comme interprète, producteur et réalisateur de documentaires.
Des débuts par les plateaux et les scènes
Jacques Perrin naît sous le nom de Jacques-André Simonet à Paris 14e. Son père travaille à la Comédie-Française puis au TNP de Jean Vilar, sa mère est comédienne, et il adopte le patronyme Perrin comme nom de scène. Jusqu’à 11 ans, il vit en pension; il obtient son certificat d’études à 14 ans puis occupe plusieurs emplois, parmi lesquels télétypiste à Air France et commis d’épicerie.
À 15 ans, il paraît à la scène puis entre au Conservatoire d’art dramatique avec sa sœur Pierrette, dite Eva Simonet, dans la classe de Jean Yonnel. Il quitte rapidement cet enseignement pour monter sur les planches. À la fin des années 1950, il est mousse sur un chalutier en mer Méditerranée, avant que le cinéma ne devienne son terrain principal.
Valerio Zurlini, Costa-Gavras, Clouzot
Le visage de Jacques Perrin apparaît en 1958 dans « Les Tricheurs » de Marcel Carné. « La Fille à la valise » lui offre, deux ans plus tard, un rôle important aux côtés de Claudia Cardinale. Dans la foulée, Henri-Georges Clouzot le dirige dans « La Vérité », puis Mauro Bolognini dans « La Corruption » et Costa-Gavras dans « Compartiment tueurs ».
Valerio Zurlini le retrouve ensuite pour « Journal intime » en 1962, avec Marcello Mastroianni. Pierre Schoendoerffer lui confie des rôles de premier plan dans « La 317e Section » en 1965, puis dans « Le Crabe-Tambour » en 1977, « L'Honneur d'un capitaine » en 1982 et « Là-haut, un roi au-dessus des nuages » en 2004. L’année 1962 le montre aussi dans « Et Satan conduit le bal » de Grisha Dabat et Roger Vadim, aux côtés de Catherine Deneuve.
Jacques Demy et l’élan musical
Jacques Demy le distribue dans « Les Demoiselles de Rochefort » en 1967, puis dans « Peau d'Âne » en 1970. Ces deux films le placent dans un cinéma chanté où sa présence s’accorde à des formes plus stylisées que les drames historiques ou politiques qui l’avaient précédé. Catherine Deneuve y croise de nouveau son chemin dans le premier titre.
En 1963, il tourne aussi dans « La Corruption », puis en 1965 dans « Compartiment tueurs ». Le même mouvement le mène vers des productions très diverses, sans que la liste de ses rôles se laisse enfermer dans un seul registre. Il garde une place régulière dans des films français et italiens, avec une attention particulière portée aux réalisateurs qui travaillent la durée, les visages et les récits collectifs.
De l’interprétation à la production
En 1968, Jacques Perrin fonde sa société de production, Reggane Films, devenue ensuite Galatée Films. Il produit « Z » la même année, puis « État de siège » en 1972 et « Section spéciale » en 1974 pour Costa-Gavras. Il produit aussi « La Fête à Jules » de Benoît Lamy en 1973, où il joue au côté de Claude Jade.
Ce versant de son activité prend une place plus grande au milieu des années 1990 avec « Microcosmos: Le Peuple de l'herbe » en 1995. Le film lui vaut le César du meilleur producteur en 1997. Il produit ensuite « Himalaya: L'Enfance d'un chef » en 1999, puis « Le Peuple migrateur » en 2001, où il participe aussi à la réalisation. En 2011, son travail de producteur reçoit un nouveau César pour « Océans ».
Voix, derniers rôles et reconnaissance
Jacques Perrin prête sa voix à plusieurs films et documentaires, parmi lesquels « La Planète bleue ». Il est aussi au générique de « Rémi sans famille » en 2018, puis de « Goliath » en mars 2022, où il joue Vanec, un scientifique à la retraite. Cette apparition constitue sa dernière à l’écran.
En 1966, il reçoit la Coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine à la Mostra de Venise pour « Un homme à moitié ». L’année 2004 le retrouve dans « Les Choristes » comme Pierre Morhange adulte et comme producteur, tandis qu’en 2006 « L'Incroyable Destin de Harold Crick » mentionne simplement son nom au générique des remerciements. Il meurt à Paris le 21 avril 2022, à 80 ans, après avoir gardé jusqu’au bout une présence liée aux images, aux récits et aux gestes de fabrication du cinéma.
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