Tomas Milian: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Tomas Milian en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
121
œuvres recensées
118 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1958
- Dernière année recensée
- 2014
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1958, à l’Actors Studio, Tomás Milian figure parmi les 2 admis sur 3 000 candidats. Le jeune Cubain, passé par 1 année d’université à Miami puis 6 mois dans la marine, entre alors dans une pratique du jeu qui le mène vite vers la scène. La même année, il tient le rôle principal de « Maidens and Mistresses at Home at the Zoo », pièce écrite pour lui par Meade Roberts.
Des scènes de Miami à l’Italie de Visconti
Le festival de Spolète lui ouvre une autre voie. Giancarlo Menotti l’y invite dans la pantomime de Jean Cocteau « Le Poète et la Muse », après l’avoir remarqué à la télévision. Tomás Milian quitte alors la simple promesse d’un jeune interprète de scène pour entrer dans le circuit européen.
En 1960 et 1961, il travaille avec Mauro Bolognini et Francesco Maselli, puis avec Alberto Lattuada et Franco Brusati. « Les Garçons » et « Le Bel Antonio » le placent au contact d’un cinéma italien littéraire, tandis que « Les Dauphins », « Les Deux Rivales », « L’Imprévu » et « Le Désordre » installent son nom dans des distributions où circulent aussi Alberto Moravia, Pasolini, Suso Cecchi D’Amico ou Ennio De Concini.
Par ailleurs, il apparaît dans « Le Travail », sketch de Luchino Visconti, où il joue le mari de Romy Schneider, et dans « La ricotta » de Pasolini. Le même mouvement l’amène vers « Les Cannibales » de Liliana Cavani, d’après Sophocle, puis vers des films de Valerio Zurlini, Carlo Lizzani et Pasquale Festa Campanile. Cette période le voit passer d’un cinéaste à l’autre sans s’enfermer dans un seul registre.
Western, polar et Italie populaire
À partir de 1966, Sergio Sollima et Sergio Corbucci l’installent dans le western spaghetti. Il y joue des Mexicains aux côtés de Lee Van Cleef, Jack Palance, Telly Savalas et Franco Nero. « Trois pour un massacre », « Companeros » et « On m'appelle Providence » comptent parmi les titres qui fixent cette phase.
Le même élan le conduit vers le thriller. « Le Coriace » et « Bandits à Milan » l’inscrivent dans un cinéma de poursuite et de confrontation. Milian y côtoie Ernest Borgnine, Henry Silva ou Joseph Cotten, sans rompre avec la comédie ni avec le film de guerre, deux terrains qu’il a déjà traversés dans « Les Partisans attaquent à l’aube », « Le Jour le plus court » et « Des filles pour l’armée ».
Il se glisse aussi dans des formes plus inattendues. « L’Extase et l’Agonie » de Carol Reed et « Mademoiselle de Maupin » de Mauro Bolognini ajoutent à cette période une circulation rapide entre productions italiennes, britanniques et françaises. Dans « La longue nuit de l’exorcisme » de Lucio Fulci, puis dans « Folle à tuer » d’Yves Boisset, il donne la réplique à Florinda Bolkan, Irène Papas et Marlène Jobert.
Nico Giraldi et la série des Squadra
En 1975, Bruno Corbucci lui confie pour la première fois Nico Giraldi dans « Flics en jeans ». La série des Squadra puis Delitto se prolonge jusqu’en 1985 et comprend une dizaine de titres. Tomás Milian y retrouve David Hemmings et Eli Wallach, tandis que le personnage reste associé en Italie à la voix de Ferruccio Amendola.
Cette même année, il passe aussi par le péplum avec Bruno Corbucci et succède à Terence Hill face à Bud Spencer. Le détour confirme une présence régulière dans le cinéma de genre italien, sans le cantonner à une seule formule. Dans les années 1970, il reste lié à ce répertoire policier et d’action qui structure une partie de sa notoriété en Italie.
En 1979, « La Luna » de Bernardo Bertolucci ajoute un autre jalon à sa filmographie. Le film le replace dans un cadre différent de celui des séries populaires, au moment où sa présence circule déjà entre cinéma d’auteur et productions de genre.
Les années 1990 et 2000, de « JFK » à « Traffic »
En 1990, Tomás Milian apparaît dans « Revenge » de Tony Scott et « La Guerre de la drogue ». L’année suivante, Oliver Stone le distribue dans « JFK », où il joue Leopoldo. Le film l’installe dans un autre paysage, celui d’un grand drame politique américain.
La décennie avance avec « Coup de foudre et conséquences » en 1997, puis « Traffic » en 2000, où il incarne le général Arturo Salazar. La même année, il participe à « The Yards » de James Gray et à « Pour l'amour ou la patrie: l'histoire d'Arturo Sandoval », dans le rôle de Sosa. Quelques mois plus tard, « Undercover » et « The Hire » prolongent cette présence dans des productions américaines au début des années 2000.
Ces titres tardifs ne réécrivent pas une carrière, ils la déplacent. Milian y retrouve des espaces où la langue, le type de rôle et le pays de production varient d’un projet à l’autre, depuis le cinéma italien jusqu’aux productions américaines les plus visibles de la fin du siècle.
Une identité de scène, de voix et d’écran
La nationalité italienne obtenue en 1969 accompagne une vie professionnelle déjà partagée entre Cuba, les États-Unis et l’Italie. Né à La Havane le 3 mars 1933, mort à Miami le 22 mars 2017, Tomás Milian laisse une présence immédiatement reconnaissable dans le cinéma italien des années 1960 et 1970, puis dans plusieurs productions américaines des décennies suivantes.
Son alias de scène, Tomás Milian, coexiste avec Tomás Quintín Rodríguez et avec ses variantes en alphabet cyrillique ou persan. Ce nom circule sur des affiches de genres très différents, du sketch littéraire au polar romain, du western au film politique, sans que l’ensemble perde son unité de ton ni sa place dans le cinéma populaire italien.
Il demeure lié à Nico Giraldi et à Poubelle, surnom d’Er Monnezza, deux personnages associés à une même veine romaine. Son travail d’acteur s’étend alors sur plus de 4 décennies, avec un passage constant d’un territoire cinématographique à l’autre, depuis la scène jusqu’aux productions internationales.
Films et séries avec Tomas Milian
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