Nello Pazzafini: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Nello Pazzafini en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
146
œuvres recensées
145 films · 1 série
- Première année recensée
- 1958
- Dernière année recensée
- 1989
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1966, « Colorado » met Nello Pazzafini au générique de Sergio Sollima. L’acteur romain, né à Rome en 1934 et mort en 1997, apparaît déjà sous plusieurs noms, dont Giovanni Pazzafini et John Carey. Son visage traverse ensuite les péplums, les westerns italiens et les polars populaires, avec des rôles souvent brefs mais toujours identifiables.
Des plateaux romains aux films de genre
En 1959, « L'Ennemi de ma femme » de Gianni Puccini ouvre une série de crédits qui s’étend sur près de 3 décennies. Le même mouvement le mène vers « L'Invincible Cavalier noir » d’Umberto Lenzi en 1963, puis vers « Les Terreurs de l'Ouest » de Marino Girolami et « Le Pont des soupirs » en 1964. Dans ces productions, Pazzafini travaille avec des cinéastes qui façonnent le cinéma de série italien des années 1960.
En 1965, il apparaît dans « Le Dollar troué » de Giorgio Ferroni et « Adiós gringo » de Giorgio Stegani. Quelques mois plus tard, « Colorado » le place chez Sergio Sollima, avant « Zorro le rebelle » de Piero Pierotti la même année. Ces titres installent une présence régulière dans des récits d’action, de vengeance et de duel, servis par des réalisateurs qui travaillent vite et tournent beaucoup en Italie, en Espagne ou dans les studios de Rome.
La période suivante aligne « Le Rayon infernal », « Furie au Missouri » et « Calibre 32 » en 1967, puis « Pas folles, les mignonnes » et « Ringo cherche une place pour mourir » en 1968. Pazzafini circule alors dans un cinéma de personnages secondaires, soldat, homme de main, baroudeur ou complice, sans que son nom n’occupe l’affiche.
Les années 1970 et la mécanique des seconds rôles
En 1971, Damiano Damiani le distribue dans « Confession d'un commissaire de police au procureur de la république », puis Giuliano Carnimeo le retrouve dans « Quand les colts fument... on l'appelle Cimetière ». L’année suivante, Umberto Lenzi l’engage pour « Le Tueur à l'orchidée ». Ces apparitions signalent une fidélité aux productions policières et au western italien, où Pazzafini passe d’un film à l’autre sans rupture visible dans les genres choisis.
En 1973, Michele Lupo le dirige dans « L'Homme aux nerfs d'acier », tandis que Giuliano Carnimeo lui confie Aureola Joe dans « Lo chiamavano Tresette... giocava sempre col morto ». L’année suivante l’emmène vers « La Rançon de la peur » d’Umberto Lenzi, « Mon nom est Trinita » de Ferdinando Baldi et « Di Tresette ce n'è uno, tutti gli altri son nessuno », où il tient le rôle du chef des « Menoni ». Le registre reste celui des bandes organisées, des adversaires de passage et des silhouettes d’autorité.
En 1975, Fernando Di Leo lui donne « Ursula l'anti-gang », puis Giuliano Carnimeo le rappelle pour « Trinita, connais pas ». En 1977, il se retrouve dans « Mannaja, l'homme à la hache » de Sergio Martino, « Équipe spéciale » de Domenico Paolella et « Calibre magnum pour l'inspecteur » de Michele Massimo Tarantini. La décennie s’achève avec « Mon nom est Bulldozer » en 1978 et « Un homme à genoux » en 1979, de nouveau chez Damiano Damiani.
Une présence qui traverse les années 1980
Au début des années 1980, Pazzafini revient dans des productions plus tardives du cinéma populaire italien. En 1980, « La Cité des femmes » de Federico Fellini le mentionne au générique dans le rôle de Roberto Padone. Puis il passe à « Ator le Conquérant » de Joe D'Amato en 1982, avant « Le Gladiateur du futur » l’année suivante, toujours chez le même réalisateur. Ces films prolongent sa présence dans des productions de genre où les seconds rôles fonctionnent comme une matière de décor humain, reconnaissable d’un film à l’autre.
En 1982, « Vieni avanti cretino » le crédite comme Il barista Gargiulo sous le nom de Giovanni Pazzafini. L’année suivante, « Attention les dégâts » d’Enzo Barboni lui donne le rôle de Don Tango. En 1985, il apparaît dans « Ladyhawke, la femme de la nuit » de Richard Donner en Fornac's Man, puis dans « L'alcôve » de Joe D'Amato comme The Gardener. Ces crédits tardifs montrent une circulation constante entre le cinéma italien et des coproductions plus larges.
Un nom, plusieurs signatures
Les génériques lui prêtent plusieurs identités. Giovanni Pazzafini, Giovanni Pazzofin, John Carey, Nat Williams, Red Carter, Ted Carter, Ned Steinberg ou encore Giovanni « Nello » Pazzafini apparaissent selon les productions et les marchés. Cette dispersion des noms accompagne une pratique courante du cinéma de genre italien, qui adapte ses signatures aux circuits de distribution.
La diversité des pseudonymes n’efface pas la cohérence de ses apparitions. D’un western spaghetti à une comédie populaire, puis vers le péplum ou le polar, Pazzafini travaille des rôles de présence, de passage, de confrontation. Il partage l’affiche avec des cinéastes comme Sergio Sollima, Damiano Damiani, Umberto Lenzi, Giuliano Carnimeo, Michele Lupo, Sergio Martino, Enzo Barboni et Joe D'Amato, qui dominent plusieurs sous-genres du cinéma italien de cette période.
Mort en 1997, à 63 ans, il laisse derrière lui une filmographie qui suit la fabrication industrielle du cinéma italien des années 1960 et 1970. Romaine à l’origine, cette présence se lit surtout dans l’addition des seconds rôles et des apparitions non créditées, plus que dans un grand rôle isolé. Elle dessine une silhouette qui traverse les genres sans changer de fonction: occuper l’espace, soutenir la scène, faire tenir la fiction dans ses marges.
Films et séries avec Nello Pazzafini
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Galerie photos de Nello Pazzafini
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