Andrea Aureli: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Andrea Aureli en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
127
œuvres recensées
122 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1954
- Dernière année recensée
- 1994
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1947, Andrea Aureli sort diplômé du Centro sperimentale di cinematografia de Rome, après une enfance passée à Terni, en Ombrie. Né le 5 mars 1923, il prend aussi le nom d’Andrew Ray dans la décennie suivante et meurt à Rome le 5 novembre 2007.
Des seconds rôles dans le péplum italien
Mario Camerini le dirige en 1954 dans « Ulysse », où il joue un prétendant. Ce premier crédit repéré ouvre une série d’apparitions dans des productions historiques et d’aventure où son visage revient fréquemment sous des identités d’autorité, de soldat ou d’adversaire.
En 1956, Sergio Grieco lui confie le comte de Lautrec dans « Le Chevalier de la violence ». Deux ans plus tard, Mario Bonnard le distribue dans « L'Esclave d'Orient » en Kibur, marchand de passage dans un récit antique, puis Carlo Ludovico Bragaglia lui donne Barabbas dans « L'Épée et la Croix ».
La fin des années 1950 confirme cette présence dans le cinéma de costumes. Dans « Hannibal » de Carlo Ludovico Bragaglia et Edgar G. Ulmer, en 1959, il tient le rôle du sénateur Varon. La même année, Vittorio Cottafavi le fait apparaître dans « Les Légions de Cléopâtre » en Imotio.
L’ombre des puissants
Les années 1960 l’installent dans des productions où il joue souvent des figures de commandement, de rang ou de menace. En 1960, Sergio Grieco l’emploie dans « Salammbô » comme Koenen, grand prêtre, puis Carlo Ludovico Bragaglia le retrouve dans « Les Amours d'Hercule » en Fidoris, sic aire de Licos.
Ferdinando Baldi et Terence Young le choisissent en 1961 pour « Les Horaces et les Curiaces », où il joue Metius Fufetius. La même année, Giacomo Gentilomo lui donne Haakon dans « Le Dernier des Vikings ». En 1962, Giorgio Bianchi le distribue en Luciano Mezzanotte, officier fasciste, dans « En avant la musique », puis Sergio Grieco le reprend pour « Le Capitaine de fer » avec le Marquis de Roccabruna.
Le cycle se prolonge avec « Maciste contre les monstres » de Guido Malatesta en 1962, où il est Rhia, puis « Maciste contre Zorro » d’Umberto Lenzi et « Les Derniers Jours d'un empire » d’Antonio Margheriti en 1963. Dans ces films, il traverse les récits en personnage de pouvoir, de rivalité ou de surveillance, sans quitter ce territoire de rôles secondaires qui structure sa présence à l’écran.
Le passage au western et au polar
En 1965, Umberto Lenzi lui confie le Levantin dans « Super 7 appelle le Sphinx ». La même logique se retrouve en 1966 chez Sergio Corbucci avec « Ringo au pistolet d'or », où il joue Gilmore. Aureli se glisse alors dans le western italien sans quitter les emplois de trouble ou d’autorité qui traversent la décennie.
À partir de 1968, il revient dans des productions où le décor d’aventure se mêle à d’autres formes de récit. Dans « Samoa, fille sauvage », Guido Malatesta lui donne le docteur Schwarz, puis dans « Le Fils de l'Aigle noir » il joue Kurban. L’année suivante, il apparaît dans « Une balle pour Sandoval » de Julio Buchs, sous les traits de Morton, avant d’être Daniel dans « Sabata » de Gianfranco Parolini.
En 1970, il retrouve le monde du western avec « Adios Sabata », où il est l’adjoint Ocaño. Lucio Fulci le choisit ensuite pour « La Longue Nuit de l'exorcisme » en 1972, comme Mr. Lo Cascio, père de Bruno. Cette apparition place Aureli dans un registre plus sombre, au cœur d’un film qui lui offre un rôle nettement identifié.
Des années 1970 très actives
La première moitié des années 1970 le voit circuler entre cinéma de genre, récits policiers et films politiques. Fernando Di Leo lui donne Don Antonino Attardi dans « Le Boss » en 1973. La même année, Mariano Laurenti le dirige dans « Furto di sera bel colpo si spera », où il joue un receleur.
En 1974, Carlo Lizzani le confie à « Les Derniers Jours de Mussolini » dans le rôle de Francesco Maria Barracu. Puis viennent « L'educanda » de 1975, où il est Gildo, et « La lycéenne a grandi », la même année, avec le personnage d’Adolfo, beau-père de Paola. Stelvio Massi lui donne aussi le sous-procureur Benzi dans « Un flic voit rouge ».
L’année 1976 ajoute « Agent très spécial 44 » de Stelvio Massi, « Una vita venduta » d’Aldo Florio et « Culastrisce nobile veneziano » de Flavio Mogherini. En 1977, Bruno Corbucci le fait jouer Angelo Tornabuoni dans « Nico l'arnaqueur », tandis que Domenico Paolella, Michele Lupo et Lino Del Fra l’emploient dans « Équipe spéciale », « Adios California » et « Antonio Gramsci: I giorni del carcere ».
Dernières apparitions et retour sporadique
La fin des années 1970 et le début des années 1980 le maintiennent dans des productions italiennes très diverses. En 1978, Bruno Corbucci lui confie Scioltan dans « Le Fils du cheikh ». L’année suivante, Alfonso Brescia le fait apparaître dans « Les Contrebandiers de Santa Lucia », puis Damiano Damiani le distribue en avocat Filippo Lamantia dans « Un homme à genoux ».
En 1983, Pasquale Festa Campanile le dirige dans « Il petomane ». L’année suivante, Giuseppe Ferrara le fait entrer dans « Cent Jours à Palerme » comme un mafioso, et Carlo Verdone le retrouve dans « I due carabinieri ». Dans ces derniers titres, Aureli reste fidèle à des emplois latéraux mais nettement lisibles, ancrés dans les récits collectifs du cinéma italien.
Il réapparaît encore en 1991 dans « Paprika » de Tinto Brass, en Ginetto. Bien plus tard, « Morrison » le mentionne en 2021 dans le rôle d’un DJ, signe d’une présence prolongée dans les bases de données qui recensent son travail. Entre ces dates, ses apparitions dessinent une continuité discrète, nourrie par des films de genres différents et par une fidélité aux rôles de composition.
Films et séries avec Andrea Aureli
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