Massimo Serato: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Massimo Serato en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
145
œuvres recensées
141 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1938
- Dernière année recensée
- 1989
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1946, « Le soleil se lèvera encore » d’Aldo Vergano lui vaut le Ruban d’argent du meilleur acteur dans un second rôle. Massimo Serato, né à Oderzo le 31 mai 1917 et mort à Rome le 22 décembre 1989, y joue un officier nazi après avoir été formé au Centro sperimentale di cinematografia et passé par la scène.
Du droit au Centro sperimentale
Giuseppe Segato grandit après le départ de sa famille pour Rome, survenu après la Première Guerre mondiale. Il commence des études de droit et se fait remarquer en athlétisme, au javelot, au disque et à la perche. Puis il quitte ces études pour le Centro sperimentale di cinematografia.
Sur scène, il joue avec Anna Magnani. Cette fréquentation du théâtre précède l’entrée dans le cinéma, au début des années 1940, pendant la Seconde Guerre mondiale. Serato adopte alors un nom de scène plus bref, Massimo Serato, qui restera celui de toute sa présence publique.
Les années 1940, entre Italie et coproductions
« Mariage de minuit » de Mario Soldati, sorti en 1941, le place dans le rôle de Franco Maironi. Deux ans plus tard, « Giacomo l’idéaliste » d’Alberto Lattuada le montre en fiancé naïf. En 1944, « L’homme à femmes » de Ferdinando Maria Poggioli lui donne un autre personnage issu de l’adaptation d’un roman d’Aldo Palazzeschi.
La fin de la décennie le conduit vers des productions françaises et transalpines. Il apparaît dans « Le Père Lebonnard » de Jean de Limur en 1939, puis dans « Quartieri alti » de Mario Soldati en 1945 sous le nom de Giorgio Zanetti. En 1948, Jacques de Baroncelli le distribue dans « Rocambole » et « La Revanche de Baccarat ».
Des rôles historiques aux grandes productions
Serato traverse ensuite des productions historiques et des films à large distribution. Dans « Le Marchand de Venise » de Pierre Billon, sorti en 1953, il joue Antonio. La même année, Christian-Jaque le dirige dans « Lucrèce Borgia » et « Madame du Barry », tandis que Jack Cardiff lui confie Hermann Gessler dans « The Story of William Tell ».
En 1958, il apparaît dans « La Maja nue » d’Henry Koster et dans « L’Épée et la Croix » de Carlo Ludovico Bragaglia. Deux ans plus tard, « David e Golia » de Richard Pottier et Ferdinando Baldi le donne à voir en Abner, avant « Constantin le Grand » de Lionello De Felice en 1961, où il est Maxence. La même année, Anthony Mann le choisit pour « Le Cid », dans le rôle de Fáñez.
Les années 1960, un visage familier des films de genre
Au milieu des années 1960, Serato passe d’un projet à l’autre dans des films très différents. Il tient un rôle dans « La Dixième Victime » d’Elio Petri en 1965, puis apparaît dans « I Spy » la même année. En 1963, il est aussi dans « Le Jour le plus court » de Sergio Corbucci, où il figure parmi les officiers.
La décennie le voit encore dans « Fifty Five Days at Peking » en 1963, où il joue Garibaldi, puis dans « Le Tueur à la rose rouge », « Super 7 appelle le Sphinx » et « Rapt à Damas » en 1965 et 1966. Il apparaît aussi dans « Le Déchaîné » de Franco Indovina en 1967. Cette même année, « Guêpier pour trois abeilles » lui attribue un rôle dans des scènes supprimées.
Les années 1970 et les derniers écrans
La décennie suivante le retrouve dans des titres italiens et français. Il joue dans « Beau Masque » de Bernard Paul en 1972, puis dans « Ne vous retournez pas » de Nicolas Roeg en 1973, où il est M gr Barbarrigo. La même année, il figure dans « Number One » et dans « La Vie sexuelle dans les prisons de femmes ».
Serato reste présent dans les années 1970 avec « Alle origini della mafia », où il joue le marquis Tarcone en 1976, et « La cage dorée », où il est Carlo Bocconi la même année. Il apparaît encore dans « Un flic explosif » et « Terreur sur la lagune » en 1978, puis dans « L’Humanoïde » en 1979.
Ses derniers titres repérés vont jusqu’à « Saving Grace » en 1986, où il joue Monsignor Betti. Massimo Serato meurt à Rome le 22 décembre 1989, à 73 ans.
- 1941: « Mariage de minuit » de Mario Soldati — Franco Maironi
- 1942: « Giacomo l’idéaliste » d’Alberto Lattuada
- 1944: « L’homme à femmes » de Ferdinando Maria Poggioli
- 1946: « Le soleil se lèvera encore » d’Aldo Vergano — officier Heinrich
- 1953: « Le Marchand de Venise » de Pierre Billon — Antonio
- 1953: « Lucrèce Borgia » de Christian-Jaque — Alphonse d’Aragon
- 1958: « La Maja nue » d’Henry Koster — le comte Rodrigo Sanche
- 1960: « David e Golia » de Richard Pottier et Ferdinando Baldi — Abner
- 1961: « Constantin le Grand » de Lionello De Felice — Maxence
- 1961: « Le Cid » d’Anthony Mann — Fáñez
- 1965: « La Dixième Victime » d’Elio Petri — l’avocat
- 1973: « Ne vous retournez pas » de Nicolas Roeg — M gr Barbarrigo
- 1976: « Alle origini della mafia » — marquis Tarcone
- 1976: « La cage dorée » — Carlo Bocconi
- 1986: « Saving Grace » — Monsignor Betti
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