Lars von Trier: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Lars von Trier en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
73
œuvres recensées
68 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1984, « L'Élément du crime » entre à Cannes avec un grand prix de la Commission supérieure technique. Lars von Trier, né le 30 avril 1956 à Copenhague, s’y impose d’emblée par un film tourné en anglais, au climat noir et aux images d’enquête mentale. Le même nom circule déjà depuis les films d’école montrés à Munich en 1982.
Des études de cinéma à la particule « von »
Lars Trier ajoute la particule « von » pendant ses études à l’École nationale de cinéma du Danemark. Le clin d’œil renvoie à Erich von Stroheim, dont il reprend la formule de nom comme un geste d’affirmation esthétique. À cette époque, il fait déjà une apparition à l’écran dans la série télévisée « L'Été mystérieux », en 1968.
Le réalisateur danois grandit dans une famille de fonctionnaires communistes à Copenhague. Sa mère lui apprend, sur son lit de mort, que son père biologique n’est pas l’homme qu’il croyait être, mais Fritz Michael Hartmann. Cette révélation n’appartient pas au cinéma, pourtant elle éclaire une part du trouble intime qui traverse ses œuvres, souvent peuplées de personnages en deuil, perdus ou violents.
Fortement influencé par Andreï Tarkovski, il cherche tôt un cinéma capable de mêler la rigueur formelle et la menace. Les premiers jalons publics passent par Munich en 1982, puis par « L'Élément du crime », qui lui vaut une reconnaissance immédiate. Dès lors, la présence de Lars von Trier compte dans le cinéma européen.
Cannes, l’axe européen
« Europa » reçoit en 1991 le grand prix technique à Cannes, puis le prix du Jury ex æquo. Le film compose un tableau fantasmagorique de l’Allemagne d’après-guerre, avec un jeu constant entre couleur et noir et blanc. Lars von Trier y poursuit un travail visuel qui refuse la stabilité, au profit d’une perception vacillante et inquiète.
En 1996, « Breaking the Waves » remporte le grand prix à Cannes et le César du meilleur film étranger. L’œuvre s’attache à un sacrifice amoureux pris dans la pression religieuse de l’ouest de l’Écosse. Quelques années plus tard, « Dancer in the Dark » obtient la Palme d’or en 2000, tandis que Björk reçoit le prix d’interprétation féminine.
La même saison, Lars von Trier se rapproche puis s’éloigne du Dogme95, mouvement qu’il fonde avec d’autres cinéastes. Les règles du groupe visent un cinéma épuré, caméra à l’épaule, son direct, décor réduit. « Les Idiots » en devient le film le plus représentatif, avant que le cinéaste ne s’écarte de ces principes.
Le théâtre vide de Dogville
« Dogville » ouvre en 2003 la trilogie USA - Land of Opportunity. Le film repose sur un dispositif réduit au strict minimum, avec un fond noir, une scène nue et des éléments de décor tracés à la craie. Le récit, porté par Nicole Kidman, Lauren Bacall et James Caan, détourne la structure naturaliste pour construire une fable sur l’écrasement du faible par le fort.
« Manderlay » suit en 2005 dans la même logique, avant de rencontrer un échec commercial. Le troisième volet, Wasington, reste à l’état de projet. Lars von Trier y croise le théâtre épique, la distanciation et des procédés de narration extérieure, tout en resserrant l’espace de jeu jusqu’à l’abstraction.
Il change de registre en 2007 avec la comédie danoise « Le Direktør », satire du monde de l’entreprise. Ce déplacement n’efface rien de ses obsessions, mais les place dans une forme plus légère, où l’ironie tient lieu de méthode. Le cinéaste continue de travailler les genres codés, sans abandonner le regard critique posé sur les rôles sociaux.
La période Antichrist et la suite
En 2009, « Antichrist » tourne autour du drame psychologique et du film d’horreur. Lars von Trier y met en scène Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg, cette dernière recevant le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 2009. Le film s’ouvre et se referme sur une aria de Rinaldo de Georg Friedrich Haendel, ce qui inscrit l’ensemble dans une partition dramatique très construite.
Une profonde dépression l’amène à envisager d’arrêter de tourner. Le film suivant, « Melancholia », réalisé en 2010 en Suède, prend pour thème la catastrophe, la fin du monde et la dépression. Kirsten Dunst y reçoit le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 2011, dans un film qui associe la catastrophe cosmique à une expérience intérieure.
En 2013, « Nymphomaniac: Volume 2 » prolonge cette exploration de la chair, du récit et de la confession. Lars von Trier y tient les fonctions de réalisateur et de scénariste, comme sur « L'Hôpital et ses fantômes » en 1994, où il cumule idée, scénario, écriture, réalisation et création. Entre les deux, il garde un goût marqué pour les formes qui déplacent les cadres attendus.
- 1984: « L'Élément du crime », grand prix de la Commission supérieure technique à Cannes.
- 1991: « Europa », grand prix technique et prix du Jury à Cannes.
- 1996: « Breaking the Waves », grand prix à Cannes et César du meilleur film étranger.
- 2000: « Dancer in the Dark », Palme d’or à Cannes.
- 2009: « Antichrist », prix d’interprétation féminine pour Charlotte Gainsbourg à Cannes.
- 2011: « Melancholia », prix d’interprétation féminine pour Kirsten Dunst à Cannes.
Films et séries réalisés par Lars von Trier
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Galerie photos de Lars von Trier
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Filmographie détaillée
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.































































