Bud Jamison: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Bud Jamison en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
317
œuvres recensées
317 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1944
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1915, Bud Jamison apparaît dans « A Night Out », de Charlie Chaplin, au sein de la série de courts métrages produits par Essanay Studios. Né le 15 février 1895 à Vallejo, en Californie, il devient l’un des visages réguliers du cinéma muet américain. Son nom civil, William Edward Jaimison, circule aussi sous plusieurs variantes d’orthographe.
Les années Chaplin et les débuts chez Essanay
La présence de Jamison chez Essanay le place d’emblée dans un environnement très codé, où les courts métrages s’enchaînent à un rythme soutenu. Il figure cette année-là dans « His Regeneration », « The Champion », « In the Park », « A Jitney Elopement », « The Tramp », « By the Sea » et « Shanghaied ». Ces titres le font entrer dans un cercle de productions où Charlie Chaplin domine la mise en scène et la mécanique burlesque.
En 1916, sa présence se prolonge avec « Police », puis plusieurs films de la série Luke signés par Hal Roach. Le nom de Jamison revient dans « Luke, Crystal Gazer », « Luke’s Lost Lamb », « Luke Joins the Navy », « Luke and the Mermaids » et « Luke’s Speedy Club Life ». Cette même année, il passe aussi par « Burlesque on Carmen » et « Luke’s Shattered Sleep », deux titres qui prolongent son travail dans des formats très courts, fondés sur la vitesse d’exécution et les identités comiques immédiatement lisibles.
Hal Roach, Harold Lloyd et les séries comiques
En 1917, Jamison travaille de nouveau pour Hal Roach et croise Harold Lloyd dans « Over the Fence » puis « Pinched ». Il apparaît aussi dans « Luke’s Busy Day », « Luke’s Trolley Troubles », « Lonesome Luke, Lawyer », « Lonesome Luke’s Lively Life », « Lonesome Luke on Tin Can Alley », « Lonesome Luke’s Honeymoon », « Lonesome Luke, Plumber », « Stop! Luke! Listen! », « Lonesome Luke, Messenger », « Lonesome Luke, Mechanic » et « Lonesome Luke’s Wild Women ». Le volume de ces participations montre un acteur intégré à une logique de troupe, où les noms circulent d’un court métrage à l’autre.
Cette même année, il passe aussi par « Birds of a Feather », « From Laramie to London », « Love, Laughs and Lather », « Clubs Are Trump », « We Never Sleep », « Move On », « Bashful » et « Step Lively ». En 1918, il reste présent avec « Triple Trouble », « No Place Like Jail », « Just Rambling Along », « Here Come the Girls », « It’s a Wild Life », « The Non-Stop Kid », « Two-Gun Gussie », « Kicking the Germ Out of Germany », « Two Scrambled », « Bees in His Bonnet », « Swing Your Partners », « Why Pick on Me? » et « Nothing But Trouble ». La série des années 1917 et 1918 confirme surtout une implantation durable dans le court métrage comique américain.
Des studios à répétition, de Roach à Columbia
En 1919, Jamison figure dans « Back to the Woods », « Do You Love Your Wife? », « Wanted – $5,000 », « Going! Going! Gone! », « Hustling for Health », « Ask Father », « On the Fire », « Hoot Mon! », « I’m on My Way » et « Look Out Below ». Il continue ainsi de traverser les productions Hal Roach sans s’enfermer dans un seul partenaire à l’écran. À partir de là, son nom se retrouve aussi dans des comédies de studios différents, ce qui laisse apparaître une circulation constante entre plusieurs pôles de production.
Les années 1920 le conduisent vers Universal Pictures, puis vers les comédies de Mack Sennett. Le texte source le décrit alors comme un interprète dont l’âge ne convenait pas toujours aux premiers emplois, avant que le passage au parlant ne stabilise sa place dans les seconds rôles comiques. Sa voix de ténor compte dans cette évolution, et certains engagements reposent même sur cette qualité vocale. Le court métrage « Pot o’ Gold » illustre ce passage, puisqu’il y chante dans un rôle de vagabond.
Le parlant, les bartenders et les seconds rôles
Dans les années 1930, Jamison traverse les plateaux de plusieurs studios avec des emplois souvent brefs, mais nettement identifiés. Il apparaît dans « Moby Dick » en 1930 comme agent maritime pour « Boston Lass », puis dans « Hot Paprika » en 1935 sous les traits du Dr. Van Buren. En 1936, il figure dans « The Unknown Ranger » comme bartender, « The Fugitive Sheriff » comme chanteur de bunkhouse et « En vadrouille » comme chef de bande. Ces rôles dessinent une présence familière dans les marges de l’action, sans jamais l’enfermer dans un seul type de film.
En 1938, il passe par « Blondie » et « There’s Always a Woman », où il tient respectivement un rôle de Repossessor et celui de Jim, bartender. L’année suivante, « L’Empreinte du loup solitaire » le montre dans un emploi de bartender de boîte de nuit. Cette même logique se retrouve dans « L’or du ciel » en 1941, où il joue un codétenu ivre, puis dans « L’amour chante et danse » en 1942, où il figure Santa Claus. Jamison reste ainsi présent dans des productions très différentes, sans modifier le principe d’un emploi bref et immédiatement repérable.
1943-1944, les derniers écrans
En 1943, Jamison apparaît dans « Les bourreaux meurent aussi » comme Fat Man. L’année suivante, il joue dans « C’est arrivé demain ». Cette dernière présence à l’écran s’inscrit à la fin d’une activité commencée en 1915 et étalée sur près de 3 décennies, avec une continuité de travail qui passe par le muet, le parlant et les changements de studio.
Il meurt le 30 septembre 1944 à Los Angeles, en Californie, à 49 ans. Sa filmographie, très fournie, garde la trace d’un interprète passé par Chaplin, Hal Roach, Universal, Mack Sennett, Columbia et plusieurs autres circuits de production. Les titres conservés sous son nom montrent surtout une circulation régulière dans la comédie américaine, depuis les courts métrages du milieu des années 1910 jusqu’aux productions du début des années 1940.
- 1915: « A Night Out »; « His Regeneration »; « The Champion »; « In the Park »; « A Jitney Elopement »; « The Tramp »; « By the Sea »; « Shanghaied »
- 1930: « Moby Dick »
- 1935: « Hot Paprika »
- 1936: « The Unknown Ranger »; « The Fugitive Sheriff »; « En vadrouille »
- 1938: « Blondie »; « There’s Always a Woman »
- 1939: « L’Empreinte du loup solitaire »
- 1941: « L’or du ciel »
- 1942: « L’amour chante et danse »
- 1943: « Les bourreaux meurent aussi »
- 1944: « C’est arrivé demain »
Films et séries avec Bud Jamison
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Galerie photos de Bud Jamison
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