Edgar Kennedy: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Edgar Kennedy en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
335
œuvres recensées
335 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1913
- Dernière année recensée
- 1948
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1912, Edgar Kennedy rejoint Keystone et entre dans l’équipe des « Keystone Cops ». L’année le place d’emblée dans le noyau burlesque de la compagnie, au moment où les courts métrages de Mack Sennett fixent un tempo, des visages et des situations appelés à circuler d’un titre à l’autre. Né le 26 avril 1890 près du lac San Antonio, dans le comté de Monterey en Californie, Edgar Livingston Kennedy meurt le 9 novembre 1948 à Woodland Hills, dans la région de Los Angeles.
Keystone et les années de comédie muette
En 1913 et 1914, il apparaît dans une série de courts métrages qui le placent au voisinage immédiat de Mabel Normand, Charlie Chaplin, Roscoe Arbuckle et George Nichols. On le retrouve dans « Le Héros de Mabel », « Bangville Police », « That Ragtime Band » et « Safe in Jail ». Ces apparitions dessinent un acteur identifié au ressort burlesque de Keystone, où le groupe prime sur l’individu et où la mécanique du gag repose sur des silhouettes vite repérables.
La même année, il figure dans « Les Bandits du village » puis dans « Le Roman comique de Charlot et Lolotte ». Sa présence dans « Charlot et Mabel en promenade », « Charlot et les Saucisses », « Charlot et Fatty font la bombe » et « Charlot fait du cinéma » le rattache au cercle des comédies de Chaplin tournées chez Keystone. D’autres courts métrages comme « Dough and Dynamite » et « Twenty Minutes of Love » confirment cet ancrage dans le cinéma muet de format bref, fait de poursuites, de collisions et de situations réglées au cordeau.
En 1915, il tourne encore avec Roscoe Arbuckle dans « Fatty teinturier », « Miss Fatty's Seaside Lovers », « Fatty's Plucky Pup » et « Fatty and the Broadway Stars ». Quelques mois plus tard, « The Scholar » l’emploie sous la direction d’Arvid E. Gillstrom. Le rythme de ces titres dit une fréquentation continue des plateaux de courts métrages, au contact de réalisateurs dont les méthodes s’attachent à une efficacité immédiate.
Après Keystone, les comédies des années 1920
En 1920, « Daredevil Jack » de W. S. Van Dyke marque une étape vers des formats plus longs. Deux ans plus tard, Edgar Kennedy réalise 25 courts métrages entre 1922 et 1932, une activité parallèle à ses apparitions comme interprète. Cette double casquette s’inscrit dans la continuité d’un artisanat très codifié, où les courts métrages restent un laboratoire pour les acteurs capables de tenir un tempo rapide et des enchaînements précis.
En 1923, « Le Groom n°13 » le fait travailler sous la direction de William A. Seiter. Puis viennent « Les Siens », « L'Or rouge » et « Lorsqu'on est trois » en 1925, avant « Marquita l'espionne », « Going Crooked », « The Better 'Ole » et « Oh What a Nurse! » en 1926. La série de titres montre une présence régulière dans des productions de studios différents, sans rompre avec l’univers de la comédie.
En 1927, il joue dans « Finger Prints », « The Wrong Mr. Wright » et « Le Perroquet chinois ». L’année suivante, il apparaît dans « V'là la flotte », « Laissez-nous rire », « Laurel et Hardy constructeurs » et « Un homme à boue ». Les collaborations avec James Parrott, Clyde Bruckman et Leo McCarey le placent dans la sphère des grandes machines comiques du tournant du parlant, où le rythme des corps reste décisif.
Le passage au parlant et les seconds rôles
En 1929, « A Pair of Tights », « On n'a pas l’habitude », « Perfect Day », « Une saisie mouvementée » et « Ils voulaient voir Paris » le maintiennent au centre d’une production abondante. Dans « Ils voulaient voir Paris », il tient le rôle d’Ed Eggers. L’entrée dans les années 1930 ne rompt pas cette cadence, et l’on le voit dans « La soupe au canard » en 1933, puis dans « All of Me » en 1934, où il joue un gardien.
En 1935, « Woman Wanted » lui confie le rôle de Sweeney. L’année suivante, il apparaît dans « Dummy Ache », « Small Town Girl » et « San Francisco », avec les personnages d’Edgar, du capitaine Mack et du shérif. Ce trio de films l’installe dans des fonctions d’autorité ou de voisinage, souvent liées à des intrigues où sa présence sert de point d’appui au déroulement des scènes.
En 1937, « Une étoile est née » lui donne le rôle de Pop Randall. Deux ans plus tard, il figure dans « Sacramento » en Kegs McKeever. L’ensemble de ces emplois traduit une circulation aisée entre les comédies, les récits de studio et les productions où le visage importe autant que la réplique.
Les années 1940, de la série au Walk of Fame
En 1942, il apparaît dans « Sacramento », puis dans « Crazy House » en 1943, où il joue un juge. L’année suivante, « C'est arrivé demain » lui confie l’inspecteur Mulrooney. Quelques mois plus tard, « Escale à Hollywood » figure parmi les films notables associés à son nom. Le dernier rôle cité, « Oh quel mercredi! » en 1947, le montre en Jake the Bartender, signe d’une activité maintenue jusqu’aux dernières années.
Ses 25 courts métrages réalisés entre 1922 et 1932 constituent l’autre versant de cette présence durable. Rien n’indique un détour vers la mise en scène de longs formats ou vers la musique, mais cette pratique du court métrage révèle un savoir-faire construit dans la durée, au contact d’équipes qui privilégient la précision et la vitesse d’exécution. Edgar Kennedy demeure rattaché à la comédie américaine la plus mobile, de Keystone à Hal Roach, des films de Chaplin aux collaborations avec Laurel et Hardy.
Une étoile lui est dédiée sur le Walk of Fame d’Hollywood Boulevard. Ce repère public achève de situer sa place dans l’histoire du cinéma américain, entre le burlesque des débuts et les seconds rôles des années 1940, avec une continuité que ses apparitions datées rendent parfaitement lisible.
- 1911: « Brown of Harvard » de Colin Campbell.
- 1914: « Les Bandits du village » de George Nichols et Mack Sennett.
- 1914: « Le Roman comique de Charlot et Lolotte » de Mack Sennett.
- 1920: « Daredevil Jack » de W. S. Van Dyke.
- 1929: « Ils voulaient voir Paris » de Frank Borzage, rôle d’Ed Eggers.
- 1933: « La soupe au canard ».
- 1936: « San Francisco », rôle du shérif.
- 1937: « Une étoile est née », rôle de Pop Randall.
- 1944: « C'est arrivé demain », rôle de l’inspecteur Mulrooney.
- 1947: « Oh quel mercredi! », rôle de Jake the Bartender.
Films et séries avec Edgar Kennedy
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