Victor McLaglen: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Victor McLaglen en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
124
œuvres recensées
120 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1920
- Dernière année recensée
- 1959
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1935, Victor McLaglen reçoit l’Oscar du meilleur acteur pour « Le Mouchard », de John Ford. Né le 9 décembre 1886 à Stepney, dans l’East London, et mort le 7 novembre 1959 à Newport Beach, il a d’abord traversé les terrains de boxe avant les plateaux hollywoodiens.
Boxe, armée et apprentissages
Fils d’un évêque anglican, Victor Andrew de Bier Everleigh McLaglen part avec sa famille en Afrique du Sud. À 14 ans, il quitte le foyer familial pour s’engager dans l’armée et participer à la seconde guerre des Boers.
À 18 ans, il gagne le Canada, où il vit comme lutteur et boxeur poids lourds. Un cirque l’emploie aussi, avec une prime de 25 dollars promise à quiconque tiendrait 3 rounds contre lui. En 1913, il revient au Royaume-Uni et sert pendant la Première Guerre mondiale.
Après la guerre, sa physionomie de boxeur lui ouvre quelques emplois dans les films muets britanniques. Cette expérience précède son départ pour Hollywood en 1920, où il commence à accumuler des rôles dans des productions d’aventure et de mélodrame.
Hollywood et John Ford
À Hollywood, McLaglen est vite associé à des personnages de brutes sympathiques ou d’alcooliques, un emploi façonné par sa stature et son passé de pugiliste. Sa rencontre avec John Ford compte parmi les plus décisives de sa carrière.
En 1928, Ford lui confie le rôle principal de « La Maison du bourreau ». L’année suivante, le réalisateur le retrouve dans « La Garde noire » puis « Têtes brûlées », où il reprend un personnage déjà familier du public de l’époque.
McLaglen travaille aussi avec Raoul Walsh, Howard Hawks ou Josef von Sternberg. On le voit dans « Au service de la gloire » en 1926, « Une fille dans chaque port » en 1928 et « Agent X 27 » en 1931, où son jeu repose sur une présence physique immédiatement lisible.
L’Oscar de 1935
« Le Mouchard » lui vaut l’Oscar du meilleur acteur en 1935. Le prix intervient après une série de rôles qui l’installent dans des films d’aventure, de guerre ou de mélodrame, et il le place au premier plan d’Hollywood.
Avant cette distinction, il figure déjà dans « Gunga Din » en 1939, où il joue MacChesney, puis dans « Rio » la même année, en Dirk. Dans « La Pagode en flammes » en 1942, il apparaît sous les traits de Bull Weed.
Ces films le maintiennent dans des distributions où il occupe des rôles secondaires visibles, souvent construits autour de la rudesse ou de l’autorité. Le passage du muet au parlant ne l’écarte pas du système des studios; il y circule pendant plus de 2 décennies avec une stabilité rare pour un acteur venu du sport.
La fidélité à Ford
John Ford le rappelle dans son cycle de la cavalerie. En 1948, McLaglen joue le sergent Festus Mulcahy dans « Le Massacre de Fort Apache », puis le premier sergent Quincannon dans « La Charge héroïque » en 1949.
Il revient encore chez Ford dans « Rio Grande » en 1950, cette fois sous le nom de Sgt. Maj. Timothy Quincannon. En 1952, « L’Homme tranquille » lui offre Squire Red Will Danaher et une nouvelle nomination aux Oscars, dans la catégorie du meilleur second rôle.
Ford lui confie ensuite des films plus tardifs comme « Prince Vaillant » en 1954 et « L’Aventure fantastique » en 1955. Avec « Around the World in Eighty Days » en 1956 et « Have Gun, Will Travel » en 1957, McLaglen reste présent dans des productions où son nom demeure associé à une forme de robustesse immédiatement identifiable.
Les dernières années
Sa naturalisation américaine accompagne une fin de vie passée en Californie. Il réduit ensuite ses apparitions, puis met un terme à sa carrière en 1958.
L’année précédente, il tient le rôle principal de « The Abductors », réalisé par son fils Andrew V. McLaglen. Le 7 novembre 1959, il meurt à Newport Beach d’une crise cardiaque, à l’âge de 72 ans.
Sa filmographie garde la trace d’un acteur passé par le sport et la guerre avant d’entrer dans l’âge des studios. John Ford aura fourni ses plus fortes rencontres, de « La Maison du bourreau » à « L’Homme tranquille », avec une place durable dans le cinéma américain de l’entre-deux-guerres et de l’après-guerre.
Films et séries avec Victor McLaglen
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