Walter Pidgeon: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Walter Pidgeon en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
139
œuvres recensées
127 films · 12 séries
- Première année recensée
- 1926
- Dernière année recensée
- 1978
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1940, « L'Escadron noir » de Raoul Walsh place Walter Pidgeon au centre d'un western de studio où il tient le rôle de William 'Will' Cantrell. L'année le situe déjà au cœur de la production américaine, après une première vie passée au Nouveau-Brunswick, puis à Boston, où il a étudié le droit et le théâtre avant de quitter l'université. Gravement blessé pendant la Première Guerre mondiale, il reste hospitalisé 17 mois. Cette expérience coupe net un début de formation qui n'a rien d'un départ linéaire vers les plateaux.
Walter Pidgeon, du Nouveau-Brunswick à Hollywood
Walter Pidgeon naît le 22 septembre 1897 à Saint John, au New Brunswick, au Canada. Son nom de naissance est Walter Davis Pigeon. Il étudie le droit et le théâtre à l’Université du Nouveau-Brunswick, sans mener ces études à leur terme. L’engagement dans le 65e bataillon de l’artillerie de campagne du Canada pendant la Première Guerre mondiale interrompt ce premier chemin, et la blessure qu’il subit le tient 17 mois à l’hôpital.
Après la guerre, il part pour Boston et travaille dans une banque. Ce poste finance des cours au Conservatoire de musique de la Nouvelle-Angleterre, où il se forme au chant et devient baryton. Cette étape donne à sa carrière une base moins attendue que celle d’un acteur venu du seul théâtre parlé. Le passage par la voix précède ainsi une présence régulière à l’écran, où son nom apparaît dès 1926 dans « Marisa, l'enfant volée » de James Cruze, puis dans « Le Prince Gipsy » de Rowland V. Lee et « Le Cavalier des sables » de Maurice Tourneur.
Quelques mois plus tard, il travaille encore avec Lambert Hillyer dans « Vagabond malgré elle », puis avec Frank Borzage dans « Marriage License? ». La suite le voit passer par Victor Schertzinger, Tom Terriss, Edward Laemmle et Alfred Santell. En 1929 et 1930, il figure dans « Her Private Life », « A Most Immoral Lady », « Bride of the Regiment », « Sweet Kitty Bellairs » et « Nuits viennoises ». Les titres seuls n’imposent aucun récit d’évolution; ils disent au moins une circulation rapide entre mélodrame, comédie mondaine et productions musicales.
Les années Warner et la mécanique des studios
Au début des années 1930, Walter Pidgeon travaille avec William A. Seiter dans « Going Wild » puis « Kiss Me Again », avec Clarence Badger dans « L'Intrépide Héritière », avec George Cukor dans « Rockabye » et avec James Whale dans « The Kiss Before the Mirror ». Cette série de collaborations montre un acteur intégré à la logique de studio, capable de passer d’un cinéaste à l’autre sans rupture visible dans les dates. La présence de « Journal of a Crime » de William Keighley en 1934 prolonge cette circulation.
La décennie suivante l’installe dans des films plus nettement identifiables par leur distribution de prestige. En 1936, il tourne « Empreintes digitales » avec Raoul Walsh et « Fatal Lady » avec Edward Ludwig. En 1937, il figure dans « She's Dangerous », « Girl Overboard », « J'arrange le fisc », « Saratoga », « My Dear Miss Aldrich » et « A Girl with Ideas ». L’année 1938 l’amène à travailler avec Richard Thorpe dans « Man-Proof », Robert Z. Leonard dans « La Belle Cabaretière », H. C. Potter dans « L'Ange impur », Jack Conway dans « Un Envoyé très spécial » et Edwin L. Marin dans « Surprise Camping ».
En 1939, il apparaît dans « Avocat mondain », « 6000 Enemies », « Stronger Than Desire » et « Nick Carter, Master Detective » de Jacques Tourneur. Le cycle se prolonge en 1940 avec « Destins dans la nuit », « La Douce illusion », « L'Escadron noir », « Phantom Raiders », « Sky Murder » et « L'Appel des ailes ». Le rythme des sorties dit un emploi intensif, sans que l’on ait besoin d’y plaquer une montée vers un sommet artificiel.
Le virage des années 1940
En 1941, Walter Pidgeon est encore présent dans « Chasse à l'homme », puis il figure plus tard dans « The Merv Griffin Show » en 1962 et dans « Golden Globe Awards » en 1944 comme Self - Presenter. Cette même année, il prend la citoyenneté américaine, le 24 décembre 1943. La chronologie administrative et la visibilité télévisuelle restent ici à distance de ses rôles de cinéma, mais elles fixent une présence durable dans l’industrie.
La télévision lui offre ensuite des apparitions récurrentes dans des formats différents. En 1950, il est mentionné dans « What's My Line? » comme Self - Mystery Guest et comme Self - Panelist. En 1956, il participe à « Dick Powell's Zane Grey Theatre » dans les épisodes Jess Clark et Dave King. La même saison, il apparaît dans « Perry Mason » en 1957 comme Sherman Hatfield, puis dans « Rawhide » en 1959 comme General Augustus Perry.
La décennie 1960 le retrouve dans « Dr. Kildare » en 1961, « L'Homme à la Rolls » en 1963, « Daniel Boone » en 1964 et « Sur la piste du crime » en 1965, où il joue Leo Roland. Ces titres dessinent une présence régulière dans la fiction télévisée américaine, sans qu’il soit nécessaire d’en faire un récit de reconversion. Ils attestent surtout une continuité d’emploi dans des séries très différentes, du drame médical au western télévisé.
Présence télévisée et dernières apparitions
Walter Pidgeon continue d’apparaître dans des émissions où sa seule présence porte déjà une mémoire du cinéma classique. Il est invité dans « The Merv Griffin Show » en 1962, retrouve les formats de plateau avec « What's My Line? » en 1950, puis passe par la télévision dramatique des années 1950 et 1960. Les épisodes cités montrent un acteur qu’on sollicite pour des rôles de notables, de militaires ou d’hommes de pouvoir, comme Lord Dunsmore dans « Daniel Boone » ou B.G. Perkins dans « L'Homme à la Rolls ».
Il meurt le 25 septembre 1984 à Santa Monica, en Californie, deux jours après son 87e anniversaire. Le nom reste attaché à une filmographie qui traverse les années 1920, 1930 et 1940, puis se prolonge sur le petit écran jusqu’aux années 1960. Walter Pidgeon avait commencé par le droit et le théâtre; il aura surtout laissé une suite de rôles où la stabilité de présence compte davantage que l’esbroufe.
- 1926: « Marisa, l'enfant volée » — Martin Innesbrook
- 1926: « Le Prince Gipsy » — Basil Owen
- 1940: « L'Escadron noir » — William 'Will' Cantrell
- 1944: « Golden Globe Awards » — Self - Presenter
- 1950: « What's My Line? » — Self - Mystery Guest / Self - Panelist
- 1957: « Perry Mason » — Sherman Hatfield
- 1965: « Sur la piste du crime » — Leo Roland
Films et séries avec Walter Pidgeon
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