Neil Young: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Neil Young en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
75
œuvres recensées
75 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1963, le 45T de The Squires place ses premiers morceaux sur disque à Winnipeg. Neil Young a alors 16 ans, joue déjà de la guitare en autodidacte et compose The Sultan et Aurora. Quelques années plus tard, il quitte le Canada pour Los Angeles et rejoint Buffalo Springfield en 1966.
Des débuts à Winnipeg
Né le 12 novembre 1945 à Toronto, Neil Percival Young grandit d’abord en Ontario avant de vivre à Winnipeg à partir de 1959, lorsque sa mère s’y installe avec lui. Il apprend la guitare seul et forme The Squires à 16 ans avec Ken Koblun, Allan Bates, Ken Smyth et Bill Edmondson. Le groupe joue dans des bals scolaires et des fêtes locales, avec des reprises de The Shadows, The Ventures et The Fireballs. La radio CKRC de Winnipeg repère la formation, qui enregistre son premier 45T en 1963.
La route se durcit vite. Une tournée dans les bars du Manitoba s’arrête lorsque le véhicule du groupe tombe en panne et que The Squires se sépare. Young rejoint Toronto, tente sa chance dans les clubs de Yorkville puis passe brièvement par The Mynah Birds en janvier 1966. Le projet s’interrompt après l’arrestation de Rick James, et Young prend alors la route de la Californie avec Bruce Palmer.
Buffalo Springfield et l’arrivée aux États-Unis
En 1966, à Los Angeles, Neil Young apparaît dans Buffalo Springfield. Le groupe réunit Stephen Stills, Richie Furay, Jim Messina, Dewey Martin et Bruce Palmer. Il enregistre trois albums entre 1966 et 1968, joue au Whisky A Go-Go et s’inscrit dans la vie musicale de Laurel Canyon. Son premier single avec le groupe, Nowadays Clancy Can’t Even Sing, entre dans le Top 25 à Los Angeles.
À partir de 1966, Stephen Stills signe aussi For What It’s Worth, qui devient un grand succès aux États-Unis. Le groupe part sur la route avec les Beach Boys et The Byrds, puis assure la première partie des Rolling Stones. Neil Young participe à cette période sans monter sur scène au festival international de musique pop de Monterey en juin 1967, car il amorce déjà un autre versant de sa vie musicale. En 1968, il publie son premier album solo, simplement intitulé « Neil Young ».
Crazy Horse, Harvest et Crosby, Stills, Nash and Young
Avec Crazy Horse, Young enregistre « Everybody Knows This Is Nowhere » puis « After the Gold Rush » en 1970. Danny Whitten, Ralph Molina et Billy Talbot forment le noyau de ce groupe, rejoint plus tard par Frank Sampedro à partir de 1975. Young y trouve un espace pour des guitares saturées et des morceaux étirés, loin du format radio, sur des disques comme « Rust Never Sleeps » en 1978, « Freedom » en 1989 et « Ragged Glory » en 1991.
En 1969, il rejoint le trio Crosby, Stills and Nash et se présente au festival de Woodstock sans accepter d’être filmé. Le groupe publie peu après « Déjà Vu » en 1970. En 1972, Young réunit des musiciens de studio de Nashville sous le nom de Stray Gators pour l’album « Harvest », qui atteint la première place aux États-Unis et au Royaume-Uni. En France, l’album reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros.
Musique de film et autres écrans
Le nom de Neil Young figure aussi au générique d’images et de sons pour le cinéma. En 1978, il apparaît dans « La dernière valse ». En 1987, il joue le Truck Driver dans « Bienvenue au paradis ». Plus tard, il signe la musique originale de « Dead Man » en 1995. Il apparaît encore dans The Johnny Cash Show en 1969, dans America | A Tribute to Heroes en 2001 et dans Live 8 en 2005.
Sa présence se prolonge ensuite par des archives dans plusieurs programmes. The Colbert Report le montre en 2005 comme invité musical, Close Up utilise des images d’archive en 2012, Kunscht! en 2014, The Top Ten Revealed en 2018, La légende pop-rock d’Hollywood en 2020 et « 1971: The Year That Music Changed Everything » en 2021. Son nom reste attaché à ces passages où la scène musicale et l’image se croisent sans se confondre.
Une voix, une guitare, des métamorphoses
La voix haute de Neil Young et sa guitare restent au centre de ses disques. Il passe du folk rock acoustique à des formes plus rugueuses, avec des titres comme Heart of Gold, Cinnamon Girl, Southern Man ou Rockin’ in the Free World. La guitare Old Black, une Gibson Les Paul 1952 customisée, devient un outil lié à sa manière de jouer, marquée par le picking en acoustique et l’usage du vibrato Bigsby en électrique.
Young explore d’autres directions encore, du rockabilly à l’électronique en passant par le blues et le noise rock. Le choix de Crazy Horse revient souvent dans cette matière sonore, avec des morceaux où la saturation domine et où l’improvisation prend de l’espace. Le surnom de Godfather of Grunge lui est attribué pour l’influence exercée sur Pearl Jam, Nirvana et Sonic Youth. Ses enregistrements avec Crosby, Stills, Nash and Young reviendront épisodiquement, tandis que ses albums en solo et avec différents groupes prolongent une œuvre commencée très tôt et restée active depuis 1962.
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