Frank Sully: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Frank Sully en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
178
œuvres recensées
151 films · 27 séries
- Première année recensée
- 1934
- Dernière année recensée
- 1963
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1934, Frank Sully apparaît au générique de « Caravan » d’Erik Charell, avec Charles Boyer et Loretta Young. Né le 17 juin 1908 à Saint Louis, Missouri, sous le nom de Frank Thomas Sullivan, il traverse ensuite le cinéma américain et la télévision jusqu’à sa mort le 17 décembre 1975 à Los Angeles.
Des studios aux rôles de passage
« Caravan » ouvre une longue série de présences discrètes. Frank Sully y figure parmi les seconds rôles, dans un film qui annonce une manière de travailler fondée sur l’appoint, la circulation d’un plateau à l’autre et l’accumulation de silhouettes repérables.
En 1935, il apparaît dans « Mary Burns, Fugitive » de William K. Howard sous le prénom de Steve. L’année suivante, il passe par « Follow the Fleet » de Mark Sandrich, « Fury » de Fritz Lang et « Theodora Goes Wild » de Richard Boleslawski. Trois films, trois univers, trois façons d’habiter des scènes brèves sans jamais quitter le second plan.
Cette même année, « High, Wide and Handsome » de Rouben Mamoulian, « Captains Courageous » de Victor Fleming et « Daughter of Shanghai » de Robert Florey prolongent cette présence continue. Il passe du taxi au matelot, du dynamiteur à d’autres figures sans nom qui remplissent les marges du récit.
Les années 1940, des seconds plans très denses
En 1940, Frank Sully rejoint « The Grapes of Wrath » de John Ford dans le rôle de Noah Joad. La même année, il figure dans « Young People » d’Allan Dwan, « The Doctor Takes a Wife » d’Alexander Hall, « He Stayed for Breakfast » d’Alexander Hall et « Escape to Glory » de John Brahm.
L’année suivante, il passe par « A Girl, a Guy and a Gob » de Richard Wallace, « You'll Never Get Rich » de Sidney Lanfield, « You're in the Army Now » de Lewis Seiler et « All Through the Night » de Vincent Sherman. Le nom change, le poste demeure: soldats, vigiles, hommes de main, employés de passage, autant de présences brèves qui s’insèrent dans le tissu des films.
En 1942, il rejoint « Rings on Her Fingers » de Rouben Mamoulian, « Yankee Doodle Dandy » de Michael Curtiz et « My Sister Eileen » d’Alexander Hall. Deux ans plus tard, « The More the Merrier » de George Stevens, « Thousands Cheer » de George Sidney et « Two Girls and a Sailor » de Richard Thorpe prolongent la même logique d’apparitions nombreuses.
En 1945, il tient Avery de Longpre dans « Along Came Jones » de Stuart Heisler. L’année suivante, il figure dans « Renegades » de George Sherman, « Crime Doctor's Man Hunt » de William Castle et « The Gentleman Misbehaves » de George Sherman. Frank Sully travaille alors dans un cinéma de genre où les visages changent vite et où les seconds rôles servent de relais entre scènes.
Une présence régulière à la télévision
En 1950, Frank Sully rejoint « The Lone Ranger » à la télévision. Cette entrée inaugure une nouvelle séquence où il circule dans des séries très différentes, sans abandonner les emplois de passage qui ont déjà structuré sa présence au cinéma.
À partir de 1951, il apparaît dans « Dragnet », puis dans « I Love Lucy », où il figure comme Delivery Man. La décennie suivante le conduit vers « Perry Mason », « Leave It to Beaver », « Maverick », « The Rifleman », « The Beverly Hillbillies » et « Le Virginien ».
Dans « Perry Mason » en 1957, il apparaît comme Newspaper Delivery Man puis comme Cop. Dans « Leave It to Beaver », la même année, il tient un rôle de Cab Driver. En 1962, « Le Virginien » le fait passer de Waiter à Bartender puis à Danny, signe d’une aptitude à revenir dans des configurations variées sans quitter la même économie de scène.
La télévision se prolonge jusqu’en 1967. Frank Sully y accumule les épisodes, les séries et les emplois secondaires, du western au feuilleton policier, avec une régularité qui épouse les besoins des productions de l’époque.
Jusqu’à « Funny Girl »
En 1968, Frank Sully apparaît dans « Funny Girl » de William Wyler, avec Barbra Streisand et Omar Sharif. Le film clôt, dans les crédits fournis, une présence à l’écran qui s’étend sur plus de 3 décennies.
Son nom de scène se fixe très tôt, tandis que son nom d’état civil, Frank Thomas Sullivan, demeure attaché à sa naissance à Saint Louis. Entre ces deux identités, l’acteur traverse des productions très différentes, des grandes machines hollywoodiennes aux séries télévisées qui occupent les écrans des années 1950 et 1960.
Le dernier repère connu dans cette chronologie est sa disparition en 1975. Frank Sully meurt à 67 ans, après une carrière où les rôles courts se sont additionnés sans bruit et où la constance de sa présence a fini par dessiner un visage familier du cinéma de studio et de la télévision américaine.
Films et séries avec Frank Sully
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