Trevor Bardette: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Trevor Bardette en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
169
œuvres recensées
139 films · 30 séries
- Première année recensée
- 1937
- Dernière année recensée
- 1965
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1939, « Autant en emporte le vent » place Trevor Bardette dans une distribution où son nom n’apparaît pas au générique. L’année suivante, « Les Raisins de la colère » et « Le Grand Sommeil » l’installent dans ce même espace des seconds rôles non crédités, au sein de productions très repérées de l’âge classique américain.
Trevor Bardette, des débuts à Hollywood
Terva Gaston Hubbard naît le 19 novembre 1902 à Nashville, Arkansas. Trevor Bardette est le nom sous lequel il traverse ensuite l’écran américain. Le changement d’identité accompagne une présence régulière dans des productions hollywoodiennes où sa silhouette circule d’un western à un drame criminel, sans que sa présence impose une vedette de façade.
En 1937, « Le Grand Garrick » de James Whale ouvre la liste de ses apparitions repérables. Deux ans plus tard, « Chantage » de H. C. Potter puis « Terreur à l’ouest » de Lloyd Bacon le replacent dans des récits de genre très codés. Cette première séquence montre un acteur employé avec régularité par les studios, souvent dans des rôles brefs, parfois sans nom de personnage indiqué.
En 1940, « L’Escadron noir » de Raoul Walsh, « Les Déracinés » de Bernard Vorhaus, « Abraham Lincoln » de John Cromwell et « Et l’amour vint... » d’Alexander Hall l’occupent sur plusieurs fronts du studio system. La même année, il passe d’un film à l’autre avec une aisance de professionnel des emplois secondaires, dans des récits où la distribution repose sur des visages très identifiés par le public de l’époque.
Les années 1940, entre western et polar
Trevor Bardette revient en 1943 avec « La Nuit sans lune » d’Irving Pichel, puis en 1944 dans « Tampico » de Lothar Mendes et « Le Juré disparu » de Budd Boetticher. L’année suivante, « Dick Tracy » de William Berke prolonge cette présence dans des récits à suspense ou d’action, formats qui lui offrent des apparitions brèves mais nombreuses.
En 1946, « Le Grand Sommeil » de Howard Hawks lui donne le rôle d’Art Huck. La même année, « The Hoodlum Saint » de Norman Taurog complète son activité sur le grand nombre de sorties. L’année 1947 le voit dans « Taïkoun » de Richard Wallace, « Le Maître de la prairie » d’Elia Kazan et « La Belle Esclave » de Charles Lamont. Deux ans plus tard, « La Révolte des fauves » d’Albert S. Rogell et « La Dame sans passeport » de Joseph H. Lewis prolongent ce rythme.
La même décennie le conduit aussi vers des titres où son nom reste absent du générique. « La Brigade du suicide » de Robert Wise lui attribue Rudy, « Johnny Guitare » de Nicholas Ray lui confie Jenks, et « La Flèche brisée » de Delmer Daves lui donne un rôle de passager. Ces apparitions dessinent une circulation entre les marges du récit et les seconds plans du western, domaine où il revient avec constance.
Les westerns des années 1950
En 1951, « The Living Christ » lui confie le rôle d’Isaiah. Le film s’insère dans une série d’apparitions qui gardent le western et le récit d’époque en ligne de force, avec un passage par « Destination Mars » la même année. Quelques mois plus tard, « La Madone du désir » de Robert Parrish et « Le soleil brille pour tout le monde » de John Ford maintiennent cette présence dans des productions d’envergure variée.
L’année 1953 le retrouve dans « Le Déserteur de Fort Alamo » de Budd Boetticher, « La Taverne des révoltés » de Felix E. Feist et « Le Nouveau Chant du désert » de H. Bruce Humberstone. En 1954, « Le Nettoyeur » de George Marshall prolonge ce versant. Bardette reste alors associé à des intrigues de frontière, de convoi et de règlement de comptes, sans quitter les circuits habituels des studios.
En 1955, « Les Rôdeurs de l’aube » de Tim Whelan, « À l’ombre des potences » de Nicholas Ray, « Les Années sauvages » de Rudolph Maté et « Tornade sur la ville » de Jack Arnold l’occupent encore sur le terrain du western. Cette même année, son nom reste lié à une écriture de personnages de passage, utiles au récit, souvent solides dans l’action plus que dans le dialogue.
La télévision des années 1950 et 1960
En 1956, « State Trooper » l’installe dans le feuilleton télévisé. L’année suivante, « Trackdown » et « La Cité pétrifiée » de John Sherwood prolongent sa présence sur des formats où les épisodes circulent vite et où les acteurs de caractère trouvent un terrain stable. Bardette y garde sa logique d’occupation régulière, sans rupture visible avec les rôles de cinéma.
En 1958, « The Texan » l’associe de nouveau à un western de télévision. L’année suivante, « Comment dénicher un mari » de George Marshall le ramène au cinéma. Le va-et-vient entre les deux formats s’affirme dans les années 1960, quand « Gomer Pyle, U.S.M.C. » l’inscrit encore dans les séries populaires de l’époque.
Trevor Bardette meurt le 28 novembre 1977. Il laisse derrière lui un nom familier des génériques secondaires, passé par des films de James Whale, Howard Hawks, John Ford, Nicholas Ray et Budd Boetticher, puis par la télévision américaine de l’après-guerre. Sa présence, souvent brève, traverse plusieurs décennies de l’écran américain sans chercher l’effet de signature.
Films et séries avec Trevor Bardette
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Galerie photos de Trevor Bardette
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