Noble Johnson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Noble Johnson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
117
œuvres recensées
117 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1950
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1916, Noble Johnson apparaît dans « Intolérance » de D. W. Griffith, où il tient un rôle non crédité de soldat babylonien. Né le 17 avril 1881 à Marshall, dans le Missouri, et mort le 9 janvier 1978, il traverse le cinéma américain muet puis parlant sans quitter les rôles secondaires qui occupent l’essentiel de son travail d’interprétation. Son nom complet, Noble Mark Johnson, circule aussi sous les formes Mark Noble et Noble M. Johnson.
Les premiers films muets
En 1915, il joue dans « Mr. Jarr and the Lady Reformer » de Harry Davenport. L’année suivante, il rejoint « Vingt Mille Lieues sous les mers » de Stuart Paton puis « Intolérance ». Ces emplois le placent très tôt dans des productions de grande ampleur, avant que les années 1917 à 1920 ne le voient passer d’un court métrage à l’autre, avec « The Indian's Lament », « The Trooper of Troop K », « The Midnight Man » et « Le Bâillon ». La variété des réalisateurs, de Henry MacRae à Rex Ingram, puis Wesley Ruggles, montre une présence régulière dans les productions du moment.
Il retrouve ensuite Rex Ingram pour « Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse » en 1921. La même année, il apparaît aussi dans « The Wallop » de John Ford, « By Right of Birth » et « The Bronze Bell ». En 1922 et 1923, il passe de « Les Aventures de Robinson Crusoé » à « Les Dix Commandements » de Cecil B. DeMille, puis à « Drums of Fate » et « The Haunted Valley ». Ces crédits installent un acteur que les studios convoquent pour des rôles de second plan dans des fresques historiques, des récits d’aventure ou des mélodrames.
De DeMille à l’âge du parlant
En 1924, il joue dans « Le Voleur de Bagdad » de Raoul Walsh, « The Midnight Express », « Le Petit Robinson Crusoë », « La Croisière du Navigator » de Buster Keaton et « A Man's Mate ». L’année suivante, il figure dans « Dansons! » et « L'Aventure ». Le nom de Cecil B. DeMille revient avec « Le Roi des rois » en 1927, tandis que l’acteur passe aussi chez Donald Crisp, Del Lord et Frank Tuttle. Cette circulation d’un tournage à l’autre inscrit son travail dans la mécanique très industrielle du muet américain.
La fin des années 1920 l’emmène vers « L’Arche de Noé », « À l’ouest de Zanzibar », puis « Le Peau-rouge », « Eaux troubles » et « Les Quatre Plumes blanches » en 1929. En 1930, il tourne « Mamba », « Moby Dick », « Les Renégats » et « Kismet ». La décennie suivante le conduit vers « King Kong » en 1933, où il joue le chef indigène de Skull Island, puis vers « La Source de Feu » en 1935 et « Les Horizons perdus » en 1937. Ces titres disent la place qu’il occupe dans le cinéma d’aventure, les récits coloniaux et les productions exotiques de l’époque.
Les années 1930 et les grands studios
En 1932, il participe à « La Momie » dans le rôle du serviteur nubien. Quelques mois plus tard, il apparaît dans « King Kong », l’un des films les plus connus auxquels il est associé. En 1937, « Les Horizons perdus » le crédite comme chef des porteurs, avant « Pacific Express » en 1939. La fin de la décennie le voit passer dans des productions de genres très différents, sans quitter les emplois périphériques qui structurent sa présence à l’écran.
En 1940, il joue dans « Les Tuniques écarlates » puis « Le Mystère du château maudit ». En 1949, John Ford le dirige dans « La Charge héroïque », où il tient le rôle de Chief Red Shirt. Entre ces dates, il demeure actif dans un grand nombre de productions, jusqu’à son retrait en 1950, après une carrière commencée en 1915 et forte de 144 films. Sa présence durable tient à une spécialisation de studio très nette, dans laquelle les réalisateurs de l’âge classique distribuent souvent des rôles de chefs, de porteurs ou de soldats.
Lincoln Motion Picture Company et l’héritage
En 1916, Noble Johnson fonde la Lincoln Motion Picture Company, avec l’ambition de proposer des films destinés à un public afro-américain, avec une équipe technique et une distribution adaptées. La compagnie ne produit que cinq films, dont plusieurs courts métrages, avant de disparaître. Cette initiative place son nom parmi les premiers entrepreneurs noirs du cinéma américain, à un moment où l’industrie reste fermée à ce type d’entreprise.
Sa filmographie croise plusieurs fois Cecil B. DeMille, John Ford et Rex Ingram, ce qui dessine une fidélité aux grands artisans du muet et des débuts du parlant. Les titres les plus souvent retenus, de « Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse » à « King Kong » puis « La Charge héroïque », résument surtout l’ampleur d’une présence continue dans des productions majeures de Hollywood. Le travail de Noble Johnson s’étend sur plus de 3 décennies et laisse l’image d’un interprète régulièrement convoqué pour des silhouettes de pouvoir, de menace ou d’autorité, dans des films qui ont longtemps circulé largement.
Films et séries avec Noble Johnson
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