Al St. John: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Al St. John en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
272
œuvres recensées
272 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1913
- Dernière année recensée
- 1962
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1913, Al St. John apparaît dans « The Jealous Waiter », signé Mack Sennett, alors que le burlesque de studio impose ses visages et ses cadences. Né à Santa Ana en 1893, Alfred St. John passe ensuite d’un tournage à l’autre dans la galaxie de Charlie Chaplin, Roscoe Arbuckle et Buster Keaton.
Les années de comédie muette
En 1912, « Through Dumb Luck » le place déjà dans l’orbite des courts métrages comiques de Dell Henderson. L’année suivante, il passe chez Mack Sennett, Henry Lehrman et George Nichols, avec « Bangville Police », « Le Jazz de Mabel » et « Charlot boxeur ». Il y traverse des films signés par Charlie Chaplin, Mabel Normand et Roscoe Arbuckle, souvent dans des rôles de policier, de groom, de rival ou de figurant identifié.
Cette même année, il figure dans « Fatty et le Voleur », « Barney Oldfield's Race for a Life » et « The Waiters' Picnic ». La série de 1914 resserre encore ce réseau de collaborations, avec « Charlot et Fatty dans le ring », « Charlot concierge », « L'Étrange Aventure de Mabel » et « Le Roman comique de Charlot et Lolotte ». Al St. John travaille alors dans un cinéma de vitesse, de chutes et de poursuites, où la présence physique compte autant que le texte inexistant.
Chez Arbuckle et les grands nommés du muet
Roscoe Arbuckle le dirige dans plusieurs courts métrages de 1914, dont « Bombs and Bangs », « The Alarm », « Lover's Luck » et « Fatty's Gift ». Il se retrouve aussi dans « Fatty aviateur » et « Fatty n'est pas veinard », où les liens avec la troupe comique de la période se resserrent autour de gags de poursuite et d’affrontement. Loin des têtes d’affiche, il participe à une mécanique collective où le corps sert de ressort.
La décennie suivante, il revient dans des titres comme « Fatty cuisinier » en 1918, puis « Le Mécano de la Générale » de Buster Keaton en 1926, où il joue un officier à cheval. Il apparaît aussi dans « Listen Lena » en 1927, cette fois sous le nom d’Al Adams. Ces apparitions dispersées montrent un passage continu par les grands ateliers du muet, des compagnies Keystone aux productions Keaton, sans rupture visible dans les crédits retenus ici.
Le virage du parlant et les seconds rôles
En 1932, « Police Court » l’affiche dans le rôle de Skid. Le parlant le ramène vers des emplois plus brefs, dans des films où son nom circule moins que dans les années 1910, mais où sa silhouette reste associée à un type de comédie directe. « Start Cheering », sorti en 1938, le crédite comme station master.
Par ailleurs, son nom réapparaît dans des westerns des années 1940, avec « The Lone Rider in Ghost Town » et « Billy the Kid's Range War » en 1941. La même année, il joue Fuzzy dans le premier titre et figure sous la forme de Fuzzy dans le second. Ce glissement vers un personnage récurrent annonce l’usage d’un alias qui restera attaché à une partie de ses emplois.
Fuzzy Q. Jones dans les westerns
En 1943, Al St. John apparaît dans « Cattle Stampede », « Devil Riders » et « The Kid Rides Again » sous le nom de Fuzzy Q. Jones. Cette identité résume une partie de sa présence dans les séries westerns du milieu de carrière, où il conserve la fonction de second soutien, souvent au service d’un duo ou d’une intrigue d’action simple. Le nom de Fuzzy s’impose dans plusieurs affiches de la période.
En 1945, il retrouve Buster Crabbe dans « Shadows of Death ». Le film prolonge cette veine western qui, depuis le début des années 1940, occupe une place nette dans ses crédits. Al St. John y circule sous l’étiquette de Fuzzy, devenue presque une signature de plateau, alors que la carrière muette reste en arrière-plan dans la mémoire des films conservés.
Entre deux époques, un même visage comique
Mort le 21 janvier 1963 à Lyons, en Géorgie, Al St. John laisse l’image d’un acteur passé des courts métrages de la Keystone aux westerns de série. Son nom de naissance, Alfred St. John, circule parfois sous des formes abrégées ou transformées, mais le cœur de son identité publique reste lié au muet et au surnom de Fuzzy.
Dans les films cités ici, sa place n’est jamais celle d’un héros frontal. Il travaille plutôt la marge utile, celle du policier, du groom, du station master ou du complice de poursuite, au contact de Chaplin, Arbuckle, Keaton et Buster Crabbe. Cette continuité de présence donne à ses apparitions une cohérence nette, faite de gestes rapides et de rôles courts qui traversent près de 3 décennies de cinéma américain.
Films et séries avec Al St. John
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