Blackie Whiteford: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Blackie Whiteford en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
152
œuvres recensées
152 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1928
- Dernière année recensée
- 1962
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1929, Blackie Whiteford apparaît dans The Hoose-Gow avec un rôle de prisonnier. Né à New York le 27 avril 1889, il appartient à cette génération d’interprètes que le cinéma parlant emploie dans les marges actives de ses productions, des séries B aux films plus visibles. Il meurt à Hollywood le 21 mars 1962, à 72 ans.
Des débuts au moment du cinéma parlant
L’arrivée à Hollywood coïncide avec l’installation du parlant. Whiteford se retrouve aussitôt dans des emplois de seconde ligne, présents sans être mis en avant. En 1931, il figure dans The Cyclone Kid de J. P. McGowan, puis dans 1933 dans Breed of the Border de Robert N. Bradbury.
Cette période fixe un type de présence très codé. Whiteford occupe des rôles de prisonnier, de marin, de citoyen ou d’homme de passage, selon les besoins du scénario. Il passe d’un western à un film d’aventures, sans que sa place soit celle d’un premier plan, et le studio system s’appuie sur ce genre de profils pour remplir des récits nombreux et rapides.
Autour de « King Kong »
En 1933, King Kong de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack l’emmène sur un titre devenu l’un des plus commentés du cinéma américain. Whiteford y figure comme membre de l’équipage du navire. Le rôle reste bref, mais il l’inscrit dans une production d’envergure dont les scènes de bord de mer, de pont et de départ au large exigent une troupe d’interprètes fonctionnels.
La décennie suivante poursuit ce même usage. En 1939, il apparaît dans Pacific Express comme Irishman on Dance Floor, puis dans Femme ou démon comme juré. Ces films n’appellent pas une vedette secondaire de composition, mais des présences exactes, capables d’occuper une table, une salle d’audience ou un espace de bal sans attirer le centre du cadre.
En 1940, La Caravane héroïque le montre en Townsman Standing by Stagecoach. Le personnage n’a pas besoin d’épaisseur psychologique pour fonctionner. Whiteford se glisse dans ces silhouettes que le western et le film d’aventures utilisent pour installer une rue, une halte ou un relais, puis les retirent aussitôt du premier regard.
Les années 1940 et 1950
Au début des années 1940, Whiteford reste repérable dans Sacramento, où il est crédité comme Townsman. Deux ans plus tard, Gilda lui confie un simple statut de Crap Game Spectator. Le film de Charles Vidor ne retient pas son nom à l’écran, mais il l’emploie dans cette foule très réglée qui fait respirer les scènes de jeu et de casino.
En 1947, il apparaît dans Californie terre promise, puis dans J’accuse cette femme de Robert B. Sinclair, où il est Mugg. La même année, il figure aussi dans Hold That Lion! comme passager de train. Ces productions montrent un acteur qui passe sans rupture visible d’un western à une comédie puis à un récit criminel, toujours dans des places brèves qui réclament précision et économie.
La suite confirme cette régularité dans les années 1950. En La Cible humaine de 1950, il est Townsman at Funeral. La même année, Le Baron de l'Arizona le retrouve en Townsman. En 1952, L’Inexorable Enquête lui donne un rôle de Barfly, puis L’Équipée sauvage de 1953 le place parmi les Bystanders at Art’s Accident. Dans chacun de ces titres, Whiteford appartient à la périphérie active des scènes, là où un visage anonyme peut fixer un temps, un lieu ou une situation sans jamais prendre toute la place.
La dernière apparition chez John Ford
En 1962, John Ford le choisit pour L’Homme qui tua Liberty Valance. Whiteford y figure comme Townsman, sans crédit à l’écran. Le film sort la même année que sa mort, survenue le 21 mars 1962 à Hollywood. Cette dernière présence rattache son nom à un western de prestige où les rôles de ville, de rue et de groupe composent le tissu social du récit.
Whiteford disparaît à 72 ans, après avoir traversé plus de trois décennies de cinéma américain dans des fonctions brèves et répétées. Son nom circule aussi sous plusieurs variantes, dont John Penman Whiteford, John P. Whiteford, Robert Whiteford ou John 'Blackie' Whiteford. Cette multiplicité des appellations accompagne une présence dont la valeur tient moins à l’effet de signature qu’à la capacité d’occupation discrète des scènes.
Filmographie sélectionnée
- 1929: The Hoose-Gow
- 1931: The Cyclone Kid
- 1933: Breed of the Border
- 1933: King Kong
- 1939: Pacific Express
- 1939: Femme ou démon
- 1940: La Caravane héroïque
- 1942: Sacramento
- 1946: Gilda
- 1947: Californie terre promise
- 1947: J’accuse cette femme
- 1950: La Cible humaine
- 1950: Le Baron de l'Arizona
- 1952: L’Inexorable Enquête
- 1953: L’Équipée sauvage
- 1962: L’Homme qui tua Liberty Valance
Films et séries avec Blackie Whiteford
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