Crauford Kent: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Crauford Kent en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
145
œuvres recensées
145 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1952
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1910, Crauford Kent paraît sur la scène de Broadway dans « Our Miss Gibbs », sous le nom de Lord Eynsford. L’année suivante, il joue dans « The Pink Lady », puis dans « My Little Friend » en 1913 et « Adele » en 1913-1914. Entre ces titres, il traverse un répertoire de comédies musicales et d’opérettes avant de tenir un rôle dans « The Charlatan » en 1922.
Broadway, puis l’appel des plateaux
Né à Londres le 12 octobre 1881, Crauford Kent passe par Broadway avant de s’installer aux États-Unis. Entre 1910 et 1922, il apparaît dans trois comédies musicales, deux opérettes et une pièce, avec des rôles attribués dans « Yvette » en 1916 et « The Charlatan » en 1922. Cette activité théâtrale l’inscrit dans un répertoire de scène très lié au divertissement musical de la période, où il alterne les formats et les auteurs.
Le cinéma l’appelle dès 1914 avec un court métrage, puis sa filmographie s’étoffe rapidement dans les années suivantes. En 1915, il figure au générique de « The Deep Purple » de James Young dans le rôle de Harry Leland. Viennent ensuite « The Evil Thereof » en 1916, « The Antics of Ann » en 1917 et « The Danger Mark » en 1918, avant « Good Gracious, Annabelle » en 1919. Ces premiers titres montrent un acteur déjà très sollicité dans le cinéma américain des années muettes, sans que les rôles proposés se laissent enfermer dans une seule catégorie.
La décennie suivante le voit passer d’un titre à l’autre avec une régularité soutenue. En 1920, il joue dans « The Love Flower », « Dollars and the Woman » et « Youthful Folly ». L’année suivante, il apparaît dans « The Plaything of Broadway » et « Jane Eyre ». En 1922, il est distribué dans « Shadows of the Sea », « The Hidden Woman », « Shirley of the Circus » et « Other Women's Clothes ». La même année, le passage de la scène à l’écran se lit moins comme une rupture que comme un changement d’échelle.
Les années muettes et les seconds rôles
Les années 1923 à 1928 l’installent dans une présence régulière sur les écrans américains. Il joue dans « The Abysmal Brute » en 1923, puis dans « The Painted Flapper » et « Flowing Gold » en 1924. En 1925, il figure dans « The Midshipman » et « Seven Keys to Baldpate », avant « College Days » et « Fifth Avenue » en 1926. La suite aligne « The Missing Link » en 1927 et « Manhattan Knights » en 1928.
Plusieurs de ces films le placent dans des distributions fournies, où il tient des rôles d’appui. En 1929, il apparaît dans « Seven Keys to Baldpate » dans la version de Reginald Barker, puis dans « The Wolf of Wall Street ». Cette année-là marque aussi l’arrivée du parlant dans sa carrière filmée, un basculement qu’il accompagne sans disparaître des écrans. Le détail de ses apparitions indique une continuité solide dans des productions nombreuses, au moment même où Hollywood modifie ses méthodes de jeu et d’enregistrement.
La suite des années 1930 confirme cette présence régulière. Il joue dans « The Green Goddess » en 1930, « Laughter » en 1930, « The Finger Points » en 1931 et « The Unholy Garden » en 1931. En 1932, il figure dans « The Hatchet Man », « East Is West » et « Sherlock Holmes ». Le rythme reste soutenu en 1933 avec « L'Homme invisible » et « L'aigle et le vautour », puis en 1934 avec « One More River ». Aucun de ces titres n’efface les précédents; tous dessinent la même stabilité d’emploi dans un cinéma de studio très structuré.
Du parlant aux petits rôles non crédités
En 1935, Crauford Kent apparaît dans « Les Révoltés du Bounty » en lieutenant Edwards et dans « Vanessa: Her Love Story » en Timothy. L’année suivante, il est entendu dans « Le mort qui marche » comme annonceur radio britannique. En 1937, il joue dans « Le Couple invisible », puis en 1938 dans « A Christmas Carol » dans le rôle de l’associé d’affaires de Scrooge. Ces apparitions disent un acteur parfaitement intégré aux grands ensembles de l’époque, capable d’alterner personnages nommés et interventions plus brèves.
Le tournant des années 1940 l’amène vers des présences plus discrètes. En 1940, il figure dans « Mord - Der Auslandskorrespondent » comme toastmaster, puis dans « La Lettre » en ami de Robert au bar. En 1941, il joue le docteur Jenkins dans « Our Wife ». Ces rôles s’inscrivent dans une carrière qui reste active, mais où l’on voit surtout un visage destiné à des fonctions précises, souvent dans des scènes de liaison ou d’autorité. À partir de là, son nom se retrouve dans des distributions où la brièveté des apparitions n’empêche pas la continuité du travail.
La suite comprend « Tessa, la nymphe au cœur fidèle » en 1943, puis « Mademoiselle Gagne-Tout » en 1952 comme arbitre de tennis. Ce dernier titre, réalisé par George Cukor, survient l’année précédant sa mort à Los Angeles le 14 mai 1953, à 71 ans. Entre 1914 et 1952, Crauford Kent aura traversé plusieurs régimes du cinéma américain, du muet au parlant, sans rupture visible dans la fréquence de ses apparitions.
Une présence durable dans le cinéma américain
De 1910 à 1922, puis de 1929 à 1952, Crauford Kent travaille dans des productions très différentes par leur format et leur ampleur. Sa scène initiale se situe à Broadway, mais son nom circule ensuite dans une longue série de films américains dont plusieurs demeurent associés à de grands studios et à des cinéastes identifiés. On le voit chez Allan Dwan avec « The Hidden Woman », chez Jack Conway avec « Le Club des trois », chez Frank Lloyd avec « Les Révoltés du Bounty » et chez Edmund Goulding avec « Tessa, la nymphe au cœur fidèle ».
Son répertoire filmé comprend aussi des titres comme « The Wolf of Wall Street », « The Green Goddess », « Sherlock Holmes », « A Christmas Carol » et « Our Wife ». Chacun l’inscrit dans des ensembles où la stabilité des seconds rôles compte autant que les vedettes. Crauford Kent laisse ainsi une suite d’apparitions qui couvre près de quatre décennies de cinéma américain, avec une continuité rare entre les dernières années du muet et les productions de l’après-guerre.
Films et séries avec Crauford Kent
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Galerie photos de Crauford Kent
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