William Worthington: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de William Worthington en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
121
œuvres recensées
121 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1913
- Dernière année recensée
- 1940
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1939, William Worthington apparaît dans « Monsieur Smith au Sénat » de Frank Capra, crédité comme Committeeman. L’acteur américain, né le 8 avril 1872 à Troy, dans l’État de New York, mourra le 9 avril 1941 à Beverly Hills, à l’âge de 69 ans.
Du théâtre au cinéma
Avant de travailler pour l’écran, William Worthington commence comme chanteur d’opéra et acteur de théâtre. Cette entrée par la scène éclaire la précision de ses apparitions ultérieures, souvent brèves, parfois muettes dans le générique. Le cinéma l’accueille d’abord comme interprète, avant qu’il ne se tourne vers la réalisation et prenne la direction de la société Multicolor, revendue à Cinecolor en 1932.
Les premiers films cités datent de 1913, avec « Back to Life » et « The Barrier of Bars » d’Allan Dwan. L’année suivante, il est distribué dans « Damon and Pythias » d’Otis Turner, où il tient le rôle de Damon, puis dans « The Spy » et « A Prince of Bavaria ». Ces titres montrent un acteur déjà sollicité dans des productions différentes, entre drame historique, mélodrame et fresque d’aventure.
Les années du muet
Dans les années 1920, William Worthington reste présent dans des films très variés. Il figure dans « High Heels » de Lee Kohlmar en 1921, puis dans « La Déesse rouge » de Sidney Olcott, où il joue le grand-prêtre, et dans « Red Lights » de Clarence G. Badger, en 1923. L’acteur traverse cette décennie sans s’enfermer dans un type de composition unique, passant d’un personnage à l’autre selon les besoins du récit.
On le retrouve encore dans « The Awful Truth » de Paul Powell en 1925, « Her Honor the Governor » de Chet Withey en 1926, puis « Kid Boots » de Frank Tuttle, où il joue le père d’Eleanor. En 1928, « Good Morning, Judge » de William A. Seiter et « Mariage à l’essai » de Gregory La Cava prolongent cette présence régulière, avant l’arrivée du parlant. Son nom circule alors dans des productions qui mêlent comédie, satire sociale et drame léger.
Le passage au parlant
En 1931, William Worthington apparaît dans « Hors du gouffre » de Raoul Walsh et dans « Copains de bord » de Harry A. Pollard. Ces films marquent une nouvelle étape technique pour les studios, et l’acteur y conserve sa place sans rupture visible dans les catégories de rôles qu’il reçoit. Il est ensuite vu dans « The Trial of Vivienne Ware » de William K. Howard et « Échec au prince » de Walter Lang en 1932.
L’année 1933 l’emmène vers « I Loved a Woman » d’Alfred E. Green, « Morning Glory » de Lowell Sherman et « La Soupe au canard » de Leo McCarey, où il est crédité comme ministre des finances. Il apparaît aussi dans « Un danger public » de Lloyd Bacon. Quelques mois plus tard, sa présence se poursuit dans « Le Monde en marche » de John Ford, « The Man Who Reclaimed His Head » d’Edward Ludwig et « Mademoiselle Général » de Frank Borzage en 1934. Les studios font appel à lui pour des silhouettes d’autorité, des figures d’élite ou des rôles de passage, selon les nécessités des récits.
Une présence très régulière dans les années 1930
William Worthington reste actif dans une série soutenue de productions de milieu de décennie. En 1935, il est vu dans « The President Vanishes » de William A. Wellman, « The Keeper of the Bees » de Christy Cabanne, « If You Could Only Cook » de William A. Seiter et « Aimez-moi toujours » de Victor Schertzinger. La même période le conduit aussi vers « Le Secret magnifique » de John M. Stahl et « Cardinal Richelieu » de Rowland V. Lee.
L’année suivante, il participe à « The Crime of Dr. Forbes » de George Marshall, « Le Doigt qui accuse » de James Hogan, « Alibi for Murder » de D. Ross Lederman et « Le Rescapé » du même cinéaste. En 1937, il figure dans « La Danseuse de San Diego » d’Erle C. Kenton et « Man of the People » d’Edwin L. Marin. Les rôles demeurent souvent discrets, parfois non crédités, mais ils témoignent d’une présence durable dans l’écosystème des studios hollywoodiens.
1938 et 1939, la fin d’une série d’apparitions
En 1938, William Worthington apparaît dans « Hollywood Hotel » de Busby Berkeley, « Le mystérieux docteur Clitterhouse » d’Anatole Litvak et « Des hommes sont nés » de Norman Taurog. Il entre ensuite dans « Espionage Agent » de Lloyd Bacon, où il joue un Instructor in Montage, puis dans « Pacific Express » de Cecil B. DeMille en 1939, sous les traits d’Oliver Ames. La même année, il figure encore dans « Deux bons copains » comme Townsman, et dans « Victoire sur la nuit » de Nick Grinde, crédité comme Specialist #1.
Toujours en 1939, il traverse « La Grande Farandole » de Busby Berkeley, « Monsieur Smith au Sénat » de Frank Capra et « Le Roman de Marguerite Gautier ». William Worthington meurt le 9 avril 1941, à Beverly Hills, après avoir traversé plus de 25 ans de cinéma américain, du muet aux productions de studio de la fin des années 1930.
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