Piper Laurie: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Piper Laurie en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
112
œuvres recensées
81 films · 31 séries
- Première année recensée
- 1950
- Dernière année recensée
- 2018
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1949, Piper Laurie signe un contrat avec Universal et change de nom pour la première fois. Elle apparaît l’année suivante dans « Louise », aux côtés de Ronald Reagan, puis reste cantonnée à des rôles mineurs avant de s’éloigner de Hollywood pour New York. Née le 22 janvier 1932 à Detroit sous le nom de Rosetta Jacobs, elle meurt le 14 octobre 2023 à 91 ans.
Des studios Universal à New York
En 1949, les studios Universal lui ouvrent la porte d’Hollywood. Le choix du nom de scène Piper Laurie accompagne ce contrat et la propulse dans un système où elle tourne avec Julie Adams et Rock Hudson, encore inconnus.
« Louise », sorti en 1950, lui offre sa première apparition à l’écran. Elle y retrouve Ronald Reagan dans le rôle de Cathy Norton, puis traverse les premières années des années 1950 avec « The Milkman », « Francis aux courses », « Le Voleur de Tanger » et « No Room for the Groom ». Les rôles s’enchaînent, sans l’installer durablement.
Elle tourne encore pour Douglas Sirk dans « Qui donc a vu ma belle? » et « No Room for the Groom », puis pour Rudolph Maté, Kurt Neumann, Nathan Juran ou George Sherman. En 1954 et 1955, elle apparaît dans « Mission périlleuse », « Les Bolides de l’enfer », « Vengeance à l’aube », « Le Fleuve de la dernière chance » et « La Danseuse et le Milliardaire ».
La suite de la décennie passe par « Kelly et moi » et « Femmes coupables », en 1957. Puis vient un temps de retrait relatif, avec un départ pour New York où elle étudie le jeu de scène et la télévision. Ce passage déplace son travail vers un autre rythme, loin de la cadence des studios.
Le retour avec « L’Arnaqueur »
En 1961, Robert Rossen lui confie Sarah Packard dans « L’Arnaqueur », face à Paul Newman. Le film marque une reprise nette de sa présence au cinéma et lui vaut une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice.
Ce rôle place Piper Laurie dans un registre dramatique plus tendu que ceux des années Universal. Le film impose une partenaire de jeu qui tient face à Newman sans effet de manche, avec une précision qui tranche sur ses débuts de jeune première.
Après ce tournant, sa filmographie alterne les retours au cinéma et des passages à la télévision. Elle apparaît dans « General Electric Theater », « Studio One » et « Playhouse 90 » dans les années 1950, puis revient vers l’écran au sens large dans les décennies suivantes, sans quitter complètement le jeu dramatique.
La décennie suivante la retrouve dans « Ruby » de Curtis Harrington en 1977, puis « Tim » en 1979. Entre ces deux titres, elle traverse une période où ses apparitions restent espacées, mais la place occupée en 1961 ne se referme pas.
« Carrie au bal du diable » et la télévision des années 1980-1990
En 1976, Brian De Palma la choisit pour « Carrie au bal du diable ». Elle y joue Margaret White et reçoit une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Le film devient l’un des points les plus commentés de sa présence au cinéma.
Cette même période la voit tourner dans « The Woman Rebel » en 1976, puis « Ruby » en 1977. En 1985, Walter Murch la dirige dans « Oz, un monde extraordinaire », où elle interprète tante Em, avant « Les Enfants du silence » de Randa Haines en 1986.
La télévision prend ensuite une place plus visible. En 1984, elle figure dans « Arabesque » dans le rôle de Peggy Shannon. En 1990 et 1991, « Twin Peaks » lui confie Catherine Martell et Katherine Martell, deux variantes d’un même personnage sur la durée de la série.
Au début des années 1990, elle passe par « Diagnostic: Meurtre » en 1993, où elle joue A.D.A. Susan Turner, puis par « Urgences » en 1994 dans le rôle de Sarah Ross. « Frasier » la retrouve la même année sous deux formes, Marianne et Mrs. Mulhern, dont Marianne en voix.
Elle apparaît aussi dans « The Mike Douglas Show », « Golden Globe Awards » comme nommée puis présentatrice, et poursuit avec « Other People's Money », « Trauma » de Dario Argento et « The Faculty » de Robert Rodriguez. La télévision et le cinéma se croisent sans hiérarchie visible.
Les dernières apparitions
En 1995, Piper Laurie figure dans « The Grass Harp » de Charles Matthau et dans « Crossing Guard » de Sean Penn. Elle revient en 1997 avec « St. Patrick's Day », puis en 1998 avec « The Faculty », où elle joue Mrs. Karen Olson.
L’année 1999 la voit dans « New York Unité Spéciale » comme Dorothy Rudd, puis dans « Palmer's Pick Up » et « The Mao Game ». Les années 2000 prolongent cette présence avec « Folles Funérailles » en 2004 et « The Dead Girl » en 2006.
Elle tourne encore dans « Hounddog » en 2007, « Hesher » en 2011, « Bad Blood » en 2012, puis « Undercover: Une histoire vraie » et « Snapshots » en 2018. Cette série de titres tardifs referme une présence qui n’a jamais cessé de passer d’un format à l’autre.
Films et séries avec Piper Laurie
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