Joan Crawford: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Joan Crawford en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
139
œuvres recensées
130 films · 9 séries
- Première année recensée
- 1925
- Dernière année recensée
- 1976
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1925, la Metro-Goldwyn-Mayer engage Lucille Fay LeSueur pour 17 dollars par semaine. Le studio lui fait bientôt adopter le nom de Joan Crawford, après un concours national destiné à rebaptiser la jeune danseuse passée par Broadway. Elle travaille d’abord dans les films muets, puis franchit le cap du parlant en 1929 avec « Indomptée » de Jack Conway.
Des scènes de province à Broadway
Née à San Antonio en 1906, Lucille Fay LeSueur grandit dans une famille séparée avant sa naissance. Très tôt, elle se tourne vers la danse et le spectacle, tout en enchaînant des travaux ménagers, un emploi en blanchisserie, puis des postes de vendeuse et de serveuse. Elle prend des cours, passe des castings et finit par entrer dans une troupe de théâtre itinérante sous le nom de Billie Cassin.
En 1921, elle se produit dans un hôtel de Kansas City. Trois ans plus tard, elle est à Broadway et se spécialise dans le charleston et le black bottom. Cette même année, un concours de danse attire l’attention d’Harry Rapf, qui la présente à la MGM. Le studio lui ouvre ses portes, puis lui impose une métamorphose de nom et d’image.
La fabrique MGM
Ses premiers films la montrent dans une succession de silhouettes muettes, parmi lesquelles « Les Feux de la rampe » en 1925, « Vieux Habits, Vieux Amis », « Plein les bottes » avec Harry Langdon, « L’Inconnu » de Tod Browning avec Lon Chaney et « Un soir à Singapour » avec Ramon Novarro. Elle tourne plus de vingt films muets en 4 ans, tandis que la MGM affine pour elle une silhouette de garçonne. Le studio la fait travailler avec Adrian, chargé de dessiner ses toilettes à l’écran jusqu’en 1943.
La fin des années 1920 la voit passer au parlant avec « Indomptée ». La même période installe son image auprès du public, après une série de rôles de jeunes femmes modernes. Louis B. Mayer lui offre une maison et une voiture de luxe, tandis que les équipes de la MGM retravaillent son visage, ses sourcils, ses lèvres et sa coiffure. Cette construction d’atelier donne à Joan Crawford une identité immédiatement reconnaissable dans le cinéma hollywoodien de l’époque.
Années 1930, vedette des grands studios
En 1931, elle joue avec Clark Gable dans « Fascination ». La décennie lui offre une place durable chez la MGM, au moment où sa renommée rivalise avec celle de Norma Shearer et Greta Garbo. Elle y interprète souvent des femmes travailleuses, prises dans des récits de promotion sociale qui rencontrent un écho particulier pendant la Grande Dépression.
Le studio l’expose aussi à la mécanique des étiquettes. À la fin des années 1930, alors que ses films déclinent, elle est qualifiée de « poison au box-office ». L’image reste brutalement liée aux résultats commerciaux, sans qu’elle abandonne pour autant l’écran. Elle continue à tourner, portée par une réputation déjà installée et par la discipline de production des grands studios.
Le retour avec « Le Roman de Mildred Pierce »
Après une absence de près de 2 ans à l’écran, Joan Crawford revient avec « Le Roman de Mildred Pierce » de Michael Curtiz en 1945. Le film lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice. Ce rôle marque une étape nette dans sa filmographie, avec un personnage qui lui redonne une place de premier plan dans l’industrie.
Les années 1940 et 1950 la voient revenir régulièrement au cinéma, dans des mélodrames où elle reste présente au centre de l’affiche. « Johnny Guitare » figure parmi les titres les plus cités de cette période, avec « Femmes » et « Qu’est-il arrivé à Baby Jane? » dans la liste de ses films notables. Le dernier marque aussi une nouvelle rencontre avec l’attention critique, au début des années 1960.
Télévision, cérémonies et derniers rôles
Dans les années 1950 et 1960, Joan Crawford travaille aussi pour la télévision. Elle apparaît dans « The Colgate Comedy Hour » en 1950, présente la cérémonie des Oscars en 1953, joue dans « Dick Powell’s Zane Grey Theatre » en 1956, puis dans « Route 66 » et « Le Virginien » en 1962. Elle figure encore dans « The Lucy Show » la même année, puis dans « The Name of the Game » en 1968, où son apparition est non créditée.
Cette décennie la conduit aussi sur des plateaux d’entretien et de variétés, avec « What's My Line? », « The Merv Griffin Show », « The Tonight Show avec Johnny Carson » et « Great Performances » en 1971. Après « L’Abominable Homme des cavernes » en 1970, elle s’éloigne du cinéma. Elle meurt à New York le 10 mai 1977, à 73 ans.
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