Hal Holbrook: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hal Holbrook en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
153
œuvres recensées
115 films · 38 séries
- Première année recensée
- 1956
- Dernière année recensée
- 2017
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 17 février 1925, à Cleveland, Hal Holbrook naît avec le nom de Harold Rowe Holbrook Jr. Le théâtre de Broadway occupe ses années 1950 et 1960, avant une entrée au cinéma en 1966 dans « Le Groupe » de Sidney Lumet. Mort le 23 janvier 2021 à Beverly Hills, il laisse une présence durable entre scène, cinéma et télévision.
Broadway avant le cinéma
Les années 1950 et 1960 le trouvent d’abord sur les planches de Broadway. Cette base scénique précède de peu un passage à l’écran qui se fait en 1966, dans « Le Groupe » de Sidney Lumet, où il tient le rôle de Gus Leroy. Le contraste est net entre le plateau et l’image filmée, mais les deux espaces restent liés par le même goût des personnages d’autorité ou de marge.
Il apparaît ensuite dans « Les Troupes de la colère » de Barry Shear en 1968, puis dans « The People Next Door » de David Greene et « L’Insurgé » de Martin Ritt en 1970. Ces films installent une présence régulière dans des rôles de sénateur, d’administrateur ou d’homme de loi, registre qu’il retrouve dans « Ils ne tuent que leurs maîtres » de James Goldstone en 1972.
À cette époque, Holbrook navigue entre cinéma et télévision sans changer de cap. L’écran lui confie des personnages ancrés dans le contemporain, parfois du côté de la loi, parfois du côté des figures d’opposition.
Du président aux voix de l’animation
En 1973, « Jonathan Livingston le goéland » lui ouvre une autre zone de jeu avec un rôle de voix, celui de The Elder. La même décennie, « Magnum Force » de Ted Post lui donne le lieutenant Neil Briggs, tandis que « Les Hommes du président » d’Alan J. Pakula le place en Deep Throat en 1976. Il figure aussi dans « La Bataille de Midway » de Jack Smight la même année, puis dans « Julia » de Fred Zinnemann en 1977.
Le choix des réalisateurs indique un comédien recherché pour des rôles de fonction, de méthode ou d’énigme. « Capricorn One » de Peter Hyams, en 1978, et « Fog » de John Carpenter, en 1980, prolongent cette ligne. Dans ce dernier film, il interprète Father Robert Malone, figure de passeur dans un récit qui mêle menace et croyance.
La suite passe par « Creepshow » de George A. Romero en 1982 et « La Nuit des juges » de Peter Hyams en 1983, où il incarne Judge Benjamin Caulfield. Il rejoint ensuite « Wall Street » d’Oliver Stone en 1987 et « L’Ange des ténèbres » de Camilo Vila en 1988, avant « Autant en emporte Fletch ! » de Michael Ritchie en 1989.
La télévision comme seconde scène
La télévision accompagne presque toute sa carrière. Dès 1954, « The Brighter Day » lui offre Grayling Dennis, rôle qu’il tient jusqu’en 1959. En 1966, il apparaît dans « La Ménagerie de verre » en Tom Wingfield, puis en 1967 dans « Mark Twain Tonight! ». L’année 1985 le voit dans « Nord et Sud » en Abraham Lincoln, un rôle dont le nom suffit à dire la charge historique.
En 1986, il intervient dans « Designing Women » comme Reese Watson et dirige aussi un épisode de cette série. La même année, la télévision lui permet de rester dans un espace de fiction où les figures civiles, les notables et les hommes de pouvoir dominent la distribution des rôles. « American Experience » lui confie ensuite une fonction de narrateur en voix, crédit qui souligne une autre manière d’occuper la parole.
Au début des années 1990, « Evening Shade » lui donne Evan Evans, puis « À la Maison Blanche » le place en Albie Duncan en 1999. Il revient encore dans « The Event » en 2010 comme James Dempsey, rôle doublé d’une version voix, puis dans « Rectify » en 2013 comme Rutherford Gaines.
La reconnaissance tardive et les derniers rôles
En 1993, « La Firme » de Sydney Pollack lui donne Oliver Lambert. En 1996, « État de force » le retrouve en Doctor Evans, puis 1997 lui apporte plusieurs voix et personnages avec « Hercule » de Disney, où il prête sa voix à Amphitryon, et « Danny, le chat superstar ». La même année, il apparaît aussi dans « Opération Delta Force » et « Eye of God ».
L’année 1998 ajoute « Du venin dans les veines », « Judas Kiss » et « Rusty, chien détective ». En 1999, il joue dans « The Florentine » et « Le Célibataire », puis en 2000 dans « Le Fantôme de Sarah Williams », « Les Chemins de la dignité » et « Les Aventures extraordinaires du Père Noël ». « The Majestic » suit en 2001, avec un rôle de Congressman Doyle.
La suite garde le même mouvement. En 2002, il figure dans « Risque-tout », puis dans « Les Maîtres du jeu » en 2003. En 2007, Sean Penn le choisit pour « Into the Wild », où il incarne Ron Franz. En 2008, ce rôle lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle à 82 ans, un record de précocité inversée qui le place, selon le relevé disponible, comme l’acteur le plus âgé jamais nommé aux Oscars.
Les années 2010, jusqu’à 95 ans
Après « Killshot » en 2008, « That Evening Sun » en 2009 et « Good Day for It » en 2011, Holbrook apparaît dans « De l’eau pour les éléphants » de Francis Lawrence, où il joue le Jacob Jankowski âgé. En 2012, il rejoint « Lincoln » de Steven Spielberg comme Francis Preston Blair, Sr., puis « Promised Land » de Gus Van Sant en Frank Yates.
La période suivante le ramène à des rôles de présence brève mais nettement identifiables, comme dans « Savannah » d’Annette Haywood-Carter en 2013, « Planes 2 » en 2014, où il prête sa voix à Mayday, puis « Viens avec moi » de Daniel Alfredson en 2015, avec le personnage de Whizzer. Chaque apparition prolonge le même rapport aux silhouettes d’autorité, aux vieillards de fiction ou aux voix qui accompagnent l’histoire plutôt qu’elles ne la monopolisent.
Hal Holbrook meurt le 23 janvier 2021 à 95 ans. Le dernier crédit retenu le montre encore disponible pour la fiction, sans rupture entre le théâtre de ses débuts, le cinéma des années 1960 et la télévision qui lui a laissé de longues stations. Son nom reste attaché à des figures de commandement, de récit et de mémoire, du Sénat imaginaire aux voix de l’animation.
Films et séries avec Hal Holbrook
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
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