Richard Attenborough: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Richard Attenborough en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
101
œuvres recensées
98 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1942
- Dernière année recensée
- 2009
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1963, « La Grande Évasion » le place au premier plan dans le rôle de Bartlett, dit « Big X ». L’année suivante, « Le Rideau de brume » lui vaut un BAFTA du meilleur acteur. Richard Attenborough a déjà derrière lui des années d’apprentissage au théâtre, puis une présence régulière au cinéma britannique avant de passer à la mise en scène.
Des débuts entre scène et studio
Richard Samuel Attenborough naît à Cambridge le 29 août 1923 et grandit à Leicester. Il étudie à la Wyggeston Grammar School for Boys avant d’obtenir une bourse de la Fondation Leverhulme, qui lui ouvre la Royal Academy of Dramatic Art à Londres. Il décide de devenir acteur après avoir vu « La Ruée vers l'or » de Charlie Chaplin en 1935.
Il joue au théâtre alors qu’il est encore étudiant. Durant la Seconde Guerre mondiale, il sert trois ans dans la Royal Air Force comme caméraman et participe à des missions de reconnaissance. En 1942, il apparaît au cinéma dans « Ceux qui servent en mer », signé Noël Coward et David Lean.
La suite le voit passer d’un registre à l’autre sans quitter l’écran. En 1947, « Le Gang des tueurs » le montre dans le rôle de Pinkie Brown. L’année suivante, sa prestation dans « The Guinea Pig » reçoit un accueil appuyé, puis les années 1950 le retrouvent dans des comédies comme « Ce sacré z'héros » et « Après moi le déluge ».
Le visage britannique des années 1960
Au début des années 1960, Attenborough tourne à Hollywood et gagne une visibilité plus large avec « La Grande Évasion » de John Sturges. Il y tient le rôle du commandant Roger Bartlett. Dans « Le Vol du Phœnix » de Robert Aldrich, il partage l’affiche avec James Stewart, puis il retrouve Bryan Forbes dans « Le Rideau de brume ».
Ce dernier film lui vaut un BAFTA award du meilleur acteur en 1964. Le même prix lui est attribué pour « Les Canons de Batasi », où il joue le sergent-major Lauderdale. Deux Golden Globes viennent ensuite couronner ses prestations dans « La Canonnière du Yang-Tse » en 1967 et « L'Extravagant Docteur Dolittle » en 1968.
En 1971, il change de registre avec « L'Étrangleur de la place Rillington », où il interprète John Christie. Quatre ans plus tard, « Dix Petits Nègres » le retrouve en juge Arthur Cannon, puis « Les Joueurs d'échecs » de Satyajit Ray le distribue dans le rôle du général Outram en 1977.
Beaver Films, puis la mise en scène
Au début des années 1960, Attenborough entre aussi dans la production. Avec Bryan Forbes, il fonde Beaver Films, première société de production britannique dirigée par des acteurs. La structure produit « Le Silence de la colère » en 1960 puis « Le vent garde son secret » l’année suivante.
En 1969, il passe à la réalisation avec « Ah Dieu! que la guerre est jolie », adaptation d’une comédie musicale de Charles Chilton et Joan Littlewood. Il retrouve la mise en scène en 1972 avec « Les Griffes du lion », consacré aux années de jeunesse de Winston Churchill. Il y dirige Robert Shaw dans le rôle du père de Churchill.
L’étape suivante arrive en 1977 avec « Un pont trop loin », vaste film de guerre sur l’opération Market Garden. Attenborough y tient aussi un petit rôle, celui d’un homme à lunettes. Cette même année, le film réunit Michael Caine, Sean Connery, Dirk Bogarde et Robert Redford.
« Gandhi », puis le retour à l’écran
Après « The Human Factor » en 1979, Attenborough met son activité d’acteur entre parenthèses pour concentrer ses efforts sur « Gandhi ». Il hypothèque sa maison et accepte des rôles jugés médiocres afin de réunir les fonds nécessaires au tournage. Le film sort en 1982 et remporte huit Oscars en 1983, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.
Le film lui vaut aussi l’Oscar du meilleur réalisateur. Ben Kingsley y tient le rôle-titre, et le projet s’impose comme le plus connu de ses longs-métrages. Il revient ensuite à la réalisation avec « Cry Freedom » en 1987, centré sur Steve Biko et porté par Denzel Washington.
En 1992, « Chaplin » poursuit cette veine biographique, avec Robert Downey Jr. dans le rôle de Charlie Chaplin. L’année suivante, Steven Spielberg lui confie John Hammond dans « Jurassic Park ». Le film marque son retour à l’écran, puis « Le Monde perdu: Jurassic Park » le ramène au même personnage en 1997.
Les dernières apparitions et les responsabilités
En 1994, « Miraklet I New York » lui donne le rôle de Kris Kringle. En 1998, « Elizabeth » le place en Sir William Cecil, puis « Jack et le Haricot Magique » le distribue en Magog en 2001. Ces apparitions prolongent une présence déjà ancienne dans des productions internationales.
Entre 2001 et 2010, Attenborough préside la British Academy of Film and Television Arts. Cette fonction prolonge des années de production, de réalisation et d’interprétation, sans l’éloigner tout à fait des plateaux. Il meurt le 24 août 2014 à Londres, à l’âge de 90 ans.
Sa filmographie retient des personnages très différents, du chef d’évasion à l’industriel de parc d’attractions, du militant de guerre au juge de fiction. Richard Attenborough laisse aussi derrière lui un ensemble de films réalisés qui ont jalonné le cinéma britannique et international pendant plus de quatre décennies.
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