“Son triomphe a changé le monde pour toujours.”
Le projet Gandhi est porté de longue date par le réalisateur britannique Richard Attenborough, qui travaille pendant plusieurs décennies à la mise en chantier de ce film consacré au leader du mouvement indépendantiste indien (Source : BFI Screenonline, s.d. ; Wikipedia, 2003). La production est assurée notamment par Goldcrest Films et International Film Investors, en coproduction avec plusieurs partenaires, pour un budget estimé à environ 22 millions de dollars américains (Source : The Jam Report, 2018 ; Wikipedia, 2003). Le tournage s’effectue principalement en Inde, avec le soutien des autorités indiennes de l’époque, et mobilise des milliers de figurants, en particulier pour la reconstitution des funérailles de Gandhi, souvent citée comme l’une des plus vastes scènes de foule de l’histoire du cinéma (Source : BFI Screenonline, s.d. ; Wikipedia, 2003). Richard Attenborough dirige le film pour le compte de Columbia Pictures, qui en assure la distribution internationale à partir de la fin de l’année 1982, avec une sortie initiale au Royaume-Uni puis en Amérique du Nord (Source : IMDb, 2008 ; Wikipedia, 2003). Le film est classé comme coproduction britannique et indienne, ce qui explique notamment sa présence dans plusieurs classements de films britanniques majeurs du XXe siècle (Source : BFI, 1999 ; Wikipedia, 2003).
Fiche artistique et interprétations
Le rôle principal de Mohandas K. Gandhi est confié à l’acteur britannique Ben Kingsley, dont l’interprétation lui vaut l’Oscar du meilleur acteur lors de la 55e cérémonie des Academy Awards en 1983 (Source : Academy of Motion Picture Arts and Sciences, 1983 ; Wikipedia, 2003). Le casting réunit également Rohini Hattangadi dans le rôle de Kasturba Gandhi, épouse du dirigeant indien, ainsi que Roshan Seth, qui incarne Jawaharlal Nehru, figure clé du Congrès national indien et futur Premier ministre de l’Inde indépendante (Source : IMDb, 2026 ; Wikipedia, 2003). De nombreux acteurs internationaux complètent la distribution, parmi lesquels Candice Bergen en photoreportrice Margaret Bourke-White, Edward Fox en général Reginald Dyer, John Gielgud en Lord Irwin et Trevor Howard en juge, donnant au film une dimension transnationale qui reflète les multiples acteurs de la période coloniale (Source : IMDb, 2026 ; BFI Screenonline, s.d.). Le scénario est coécrit par John Briley, qui reçoit pour ce travail l’Oscar du meilleur scénario original, et s’appuie sur une documentation historique importante, tout en opérant des simplifications et compressions temporelles pour répondre aux contraintes de la narration cinématographique (Source : Academy Awards Database, 1983 ; Britannica, 2025). La musique est composée par Ravi Shankar et George Fenton, complétant le dispositif formel par une partition mêlant influences indiennes et orchestrations occidentales (Source : IMDb, 2008 ; Wikipedia, 2003).
Structure narrative et grandes étapes du récit
Le film s’ouvre sur l’assassinat de Gandhi à New Delhi en janvier 1948, avant d’opérer un retour en arrière sur sa jeunesse et ses débuts comme avocat en Afrique du Sud, où il subit la ségrégation raciale et élabore progressivement sa stratégie de résistance non violente (Source : Britannica, 2025 ; BFI Screenonline, s.d.). Il suit ensuite son retour en Inde et son engagement au sein du Congrès national, à travers plusieurs séquences-clés comme les campagnes de Champaran et Kheda ou la contestation de la loi Rowlatt, qui aboutit au massacre d’Amritsar en 1919, reconstitué dans une séquence particulièrement développée (Source : Britannica, 2025 ; Wikipedia, 2003). La marche du sel de 1930, épisode central du mouvement de désobéissance civile, occupe également une place importante dans la narration, montrant la capacité du personnage à mobiliser des foules par des gestes symboliques visant à contester le monopole colonial britannique (Source : Britannica, 2025 ; E. Levy, 2006). Par ailleurs, le film aborde la période des négociations constitutionnelles et des conférences de la Table ronde à Londres, puis la Seconde Guerre mondiale et l’accélération du processus d’indépendance dans un contexte de fragilisation de l’Empire (Source : Britannica, 2025 ; BFI Screenonline, s.d.). La dernière partie met l’accent sur la partition de l’Inde et la naissance du Pakistan, les violences intercommunautaires qui s’ensuivent et le dernier jeûne de Gandhi pour tenter de faire cesser les affrontements, avant de revenir à la scène de son assassinat (Source : Britannica, 2025 ; Wikipedia, 2003).
Contexte historique et représentation de Gandhi
Gandhi s’inscrit dans un contexte de renouvellement du cinéma historique au début des années 1980, marqué par un intérêt accru pour les grandes figures politiques du XXe siècle et pour les récits de décolonisation (Source : Britannica, 2025 ; The Jam Report, 2018). Le film met en avant la doctrine de la non-violence et de la désobéissance civile, en montrant comment Gandhi cherche à articuler principes moraux, stratégies politiques et mobilisation de masse dans un contexte de domination coloniale britannique (Source : Britannica, 2025 ; E. Levy, 2006). La représentation du personnage insiste sur sa dimension de leader politique, mais aussi sur ses doutes, ses tensions avec d’autres dirigeants nationalistes et les critiques internes à son mouvement, notamment autour de la question de la partition et des relations hindous-musulmans (Source : Britannica, 2025 ; BFI Screenonline, s.d.). Plusieurs historiens et commentateurs ont souligné que le film, malgré une volonté de reconstitution détaillée, procède à des simplifications ou à des omissions, en particulier concernant certaines figures politiques indiennes ou les débats internes au Congrès, ce qui a suscité des discussions sur sa fidélité historique (Source : AskHistorians/Reddit, 2014 ; Britannica, 2025). En parallèle, l’œuvre a été largement utilisée dans des contextes pédagogiques pour introduire au grand public les grandes lignes de la vie de Gandhi et de l’histoire de l’indépendance indienne, ce qui lui confère un rôle particulier dans la diffusion d’un récit historique globalisé (Source : Britannica, 2025 ; E. Levy, 2006).
Réception critique et carrière en festivals
À sa sortie, Gandhi reçoit un accueil critique majoritairement favorable dans la presse anglo-saxonne et internationale, de nombreux critiques saluant l’ampleur de la reconstitution historique, la mise en scène de Richard Attenborough et l’interprétation de Ben Kingsley (Source : Britannica, 2025 ; The Jam Report, 2018). Le film est présenté comme une fresque biographique ambitieuse et suscite également des réserves sur sa durée et sur certaines simplifications historiques, sans pour autant empêcher une reconnaissance institutionnelle importante (Source : The Jam Report, 2018 ; E. Levy, 2006). En 1983, il remporte huit Oscars, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur acteur et du meilleur scénario original, sur un total de onze nominations aux 55e Academy Awards (Source : Academy of Motion Picture Arts and Sciences, 1983 ; Wikipedia, 2003). La même année, il décroche aussi plusieurs Golden Globes, notamment dans les catégories meilleur film étranger et meilleure réalisation, confirmant sa présence au premier plan de la saison de récompenses (Source : Hollywood Foreign Press Association, 1983 ; Britannica, 2025). Le British Film Institute classe par la suite Gandhi parmi les plus importants films britanniques du XXe siècle, contribuant à l’inscription de l’œuvre dans un canon cinématographique national tout en reflétant une histoire partagée entre le Royaume-Uni et l’Inde (Source : BFI, 1999 ; Wikipedia, 2003).
Exploitation commerciale et postérité
Sur le plan commercial, Gandhi connaît un succès significatif, malgré une durée de plus de trois heures qui limite le nombre de séances quotidiennes en salle (Source : The Jam Report, 2018 ; Wikipedia, 2003). Le film engrange environ 52,7 millions de dollars aux États-Unis et au Canada, ce qui en fait le douzième plus important box-office nord-américain de l’année 1982, et obtient quelque 75 millions de dollars de recettes à l’international, pour un total mondial estimé à près de 127,8 millions de dollars (Source : The Jam Report, 2018 ; Wikipedia, 2003). Au Royaume-Uni, il réalise des recettes de 7,7 millions de livres, et figure parmi les films indépendants britanniques les plus rentables une fois ajustés pour l’inflation, tandis qu’en Inde il devient l’un des plus gros succès de l’époque pour un film étranger, avec des recettes dépassant le milliard de roupies (Source : Wikipedia, 2003 ; The Jam Report, 2018). La carrière du film se prolonge ensuite sur le marché de la vidéo domestique, où il réalise de bonnes ventes aux États-Unis dès 1983, malgré un prix de vente relativement élevé pour l’époque (Source : Wikipedia, 2003). Plusieurs classements de l’American Film Institute, dont celui des films jugés les plus inspirants, mentionnent Gandhi, contribuant à la consolidation de sa place dans l’histoire du cinéma biographique et dans la mémoire audiovisuelle de la figure de Gandhi (Source : AFI, 2006 ; Wikipedia, 2003).
Critique sur Gandhi
Où regarder en streaming Gandhi
Gandhi est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Gandhi figurent Mahatma Gandhi, interprété par Ben Kingsley, Margaret Bourke-White, interprété par Candice Bergen et General Dyer, interprété par Edward Fox. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.






























