Nrmagazine
Pierre Dac - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
33
Né
15/08/1893
Lieu de naissance
Châlons-sur-Marne, Marne, France [now Châlons-en-Champagne]
Décédé
09/02/1975 (81 ans)

Pierre Dac: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :André Isaac,André Pierre-Dac

Repères de carrière

La carrière de Pierre Dac en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

26

œuvres recensées

25 films · 1 série

Première année recensée
1932
Dernière année recensée
1974

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Né le 15 août 1893 à Châlons-sur-Marne, dans la Marne, Pierre Dac s’impose au XXe siècle comme l’une des figures marquantes de l’humour et du spectacle en France, intervenant à la fois comme comédien, auteur et animateur radiophonique (Source : Wikipédia, 2004). Dans les années 1930, il fonde le journal humoristique L’Os à moelle, publication satirique qui contribue à installer durablement son nom dans le paysage culturel français (Source : BiblioSPM, 2009). Parallèlement à cette activité de presse, il se tourne vers la radio, média en pleine expansion, où il expérimente des formes comiques et des dispositifs de langage qui rompent avec la tradition du simple boniment de scène (Source : Humorix, 2025). En 1936, il rejoint Radio Cité et prend en charge L’Académie des travailleurs du chapeau, souvent présentée comme l’une des premières émissions d’humour structurée de la radio française (Source : Humorix, 2025). L’année suivante, il passe au Poste Parisien où il conçoit notamment La Société des Loufoques et La Course au trésor, jeux et pastiches qui renforcent sa réputation de créateur d’univers burlesques et de maître de l’absurde (Source : Humorix, 2025).

Au fil de ces expériences radiophoniques, Pierre Dac impose un ton singulier qui repose sur le détournement des codes du discours sérieux et l’emploi d’expressions appelées à entrer dans le langage courant (Source : BiblioSPM, 2009). Il popularise en particulier le terme « loufoque », forgé dans la tradition du verlan des bouchers, qui devient l’une des signatures de son humour (Source : BiblioSPM, 2009). Son travail sur la langue se double d’une inventivité constante, illustrée par la création d’objets fictifs tels que le Schmilblick, défini comme un objet « rigoureusement intégral » ne servant à rien et pouvant donc servir à tout (Source : BiblioSPM, 2009). Cette figure du Schmilblick, reprise plus tard dans la culture médiatique française, témoigne de sa capacité à produire des motifs comiques durables à partir d’une idée minimale (Source : BiblioSPM, 2009). À la veille de la Seconde Guerre mondiale, il apparaît ainsi déjà comme un professionnel aguerri des cabarets, de la presse satirique et des ondes, reconnu pour la cohérence d’un univers où le non-sens est minutieusement structuré (Source : Humorix, 2025).

Engagement radiophonique pendant la Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale marque un tournant dans la trajectoire de Pierre Dac, qui choisit d’inscrire son activité d’humoriste dans le contexte de la lutte contre l’occupation (Source : Humorix, 2025). En 1940, cherchant à rallier la France libre, il est arrêté en Espagne et passe environ dix-huit mois en détention dans des prisons espagnoles, avant de parvenir à rejoindre Londres (Source : Philatélie 91, 2025). Il entre alors à la BBC et devient une voix récurrente de Radio Londres, où il intervient dans l’émission « Les Français parlent aux Français » à partir du 30 octobre 1943, selon la chronologie établie par plusieurs travaux consacrés à son œuvre radiophonique (Source : Humorix, 2025). Dans ce cadre, il multiplie chansons détournées et éditoriaux satiriques visant à parodier la propagande nazie et à saper le discours des radios collaborationnistes (Source : Philatélie 91, 2025). Son slogan « Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand » devient l’un des refrains les plus identifiables de la radio de la France libre, illustrant la manière dont l’humour peut s’articuler à une parole de résistance (Source : Humorix, 2025).

Cette période londonienne consacre Pierre Dac comme un acteur central de la guerre des ondes, où sa diction, ses jeux de mots et ses sketches prennent une dimension politique directe (Source : Philatélie 91, 2025). Son engagement est suffisamment reconnu pour qu’il soit associé, après la Libération, aux grandes cérémonies et instances liées à la Résistance, comme en témoigne sa présence au sein du comité d’épuration des artistes, mentionnée dans les travaux biographiques qui lui sont consacrés (Source : Wikipédia, 2004). Cette exposition renforce son image d’artiste engagé, sans pour autant le cantonner à un rôle exclusivement militant, puisqu’il demeure identifié d’abord comme humoriste et comédien (Source : BiblioSPM, 2009). À la radio comme sur scène, la période de guerre consolide un mode d’intervention où le comique de langage sert autant à divertir qu’à commenter l’actualité (Source : Humorix, 2025). Dans les années qui suivent, cette expérience nourrira ses créations ultérieures, notamment lorsqu’il retrouvera le public civil dans un contexte de reconstruction médiatique et culturelle (Source : BiblioSPM, 2009).

Duo avec Francis Blanche et âge d’or radiophonique

Après la guerre, Pierre Dac amorce une collaboration déterminante avec l’acteur et auteur Francis Blanche, avec lequel il forme un duo qui occupe une place importante dans l’histoire de la radio française (Source : BiblioSPM, 2009). Leur première grande entreprise commune est le feuilleton radiophonique Malheur aux barbus, diffusé sur Paris Inter entre 1951 et 1952, soit 213 épisodes mettant en scène un univers policier parodique et introduisant le personnage d’Edmond Furax (Source : BiblioSPM, 2009). Ce feuilleton connaît un succès suffisant pour être adapté et prolongé, puisque les personnages et schémas narratifs sont repris, à partir de 1956 et jusqu’en 1960, dans Signé Furax, programme diffusé sur Europe 1 et composé d’environ 1 034 épisodes (Source : BiblioSPM, 2009). Ces séries s’inscrivent dans une radio en pleine mutation, où l’écriture feuilletonesque s’allie à une forme d’humour décalé, jouant sur le suspense, le pastiche des genres populaires et la prolifération de situations absurdes (Source : Humorix, 2025). Dans ce cadre, Pierre Dac intervient à la fois comme auteur, interprète et créateur de personnages, ce qui confirme la polyvalence de son activité (Source : BiblioSPM, 2009).

En parallèle, le duo Dac–Blanche signe et interprète des sketches qui marquent durablement la scène parisienne, dont Le Sâr Rabindranath Duval, créé en 1957 au Théâtre des Trois Baudets, souvent cité comme l’un des sommets de leur collaboration (Source : BiblioSPM, 2009). Ce sketch illustre leur pratique commune d’un humour fondé sur le détournement des figures d’autorité et la multiplication de dialogues aux enchaînements logiques délibérément défaillants (Source : BiblioSPM, 2009). Les activités du duo s’étendent aux disques, aux tournées et à d’autres formats radiophoniques, contribuant à installer un véritable « univers Dac et Blanche » identifiable par son vocabulaire, ses tics de langage et ses situations récurrentes (Source : Humorix, 2025). La réception de ces œuvres, relayée par la presse et par les témoignages de contemporains, souligne la place qu’elles occupent dans la construction d’une tradition comique radiophonique française, entre satire, non-sens et feuilleton populaire (Source : BiblioSPM, 2009). L’ensemble de cette période peut ainsi être considéré comme un âge d’or radiophonique pour Pierre Dac, au cours duquel il conjugue continuellement écriture, interprétation et innovation formelle (Source : Humorix, 2025).

Cinéma, télévision et activités d’adaptation

Si la radio reste le centre de sa notoriété, Pierre Dac mène parallèlement une carrière régulière au cinéma et à la télévision, principalement dans des emplois de composition comique ou de second rôle (Source : AlloCiné, 2023). Au cinéma, il apparaît dès les années 1930, notamment dans Les Gaîtés de l’escadron de Maurice Tourneur, sorti en 1932, où il interprète le personnage de Ledru (Source : AlloCiné, 2023). On le retrouve ensuite dans Poliche en 1934, puis dans Une fille à croquer en 1951, où il incarne Pantois, ce qui témoigne d’une présence échelonnée sur plusieurs décennies (Source : AlloCiné, 2023). Les années 1950 et 1960 le voient participer à plusieurs comédies populaires, telles que La Polka des menottes en 1957, Les Pique-assiette en 1960, où il joue un restaurateur, ou encore La Belle Américaine en 1961, dans le rôle d’un colonel (Source : AlloCiné, 2023). En 1962, il tient le rôle du colonel Berthomieu dans Le gorille a mordu l’archevêque, s’inscrivant dans une veine de comédies policières et satiriques en vogue à cette époque (Source : AlloCiné, 2023).

Sa filmographie se prolonge avec des titres comme Allez France ! en 1964, où il interprète « l’homme de Ici Londres », rôle qui fait explicitement écho à son passé radiophonique pendant la guerre (Source : AlloCiné, 2023). La même année, il apparaît dans la série télévisée L’Abonné de la ligne U, dans le rôle d’un clochard, confirmant son goût pour des personnages marginaux ou décalés (Source : AlloCiné, 2023). On le retrouve également dans Le petit Baigneur de Robert Dhéry, sorti en 1968, où il incarne un ministre, participant à une distribution réunissant plusieurs figures de la comédie française (Source : AlloCiné, 2023). En 1974, il tourne dans Par ici la monnaie, où il interprète un personnage nommé Madame Irma, et dans Le Trio infernal, dans lequel il tient le rôle d’un médecin d’assurance, démontrant une activité cinématographique soutenue jusqu’aux dernières années de sa carrière (Source : AlloCiné, 2023). Par ailleurs, sa contribution à l’adaptation radiophonique et littéraire de ses propres univers est attestée par la mention de Signé Furax comme œuvre dont il est à l’origine, crédité « d’après l’œuvre de » dans certaines notices de production, ce qui souligne la continuité entre ses travaux de scénariste et la déclinaison audiovisuelle de ses créations (Source : AlloCiné, 2023).

Œuvre, langage et postérité culturelle

Au-delà des supports spécifiques où il intervient, l’apport de Pierre Dac au paysage des arts du spectacle tient largement à la construction d’un univers langagier reconnaissable, qui dépasse le simple cadre du divertissement (Source : BiblioSPM, 2009). L’invention du Schmilblick, devenue au fil du temps une référence culturelle récurrente, symbolise cette capacité à créer des objets conceptuels aptes à circuler bien au-delà des programmes où ils ont été conçus (Source : Philatélie 91, 2025). Dans le même mouvement, ses créations telles que le biglotron ou la confiture de nouilles, mentionnées dans les études qui lui sont consacrées, participent à une sorte de mythologie personnelle où l’absurde est systématisé (Source : BiblioSPM, 2009). Parmi ses apports, figure aussi l’installation durable du mot « loufoque » comme catégorie comique, ce qui montre combien son œuvre a contribué à structurer un vocabulaire spécifique pour désigner un type de rire et de fiction (Source : BiblioSPM, 2009). Ces éléments linguistiques, combinés à la récurrence de ses personnages et situations, ont nourri de nombreuses reprises, pastiches et hommages dans les décennies suivantes (Source : Humorix, 2025).

Films et séries avec Pierre Dac

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

20/02/1974
La Scoutmoune
Inconnu
Les deux 'Monsieur' de Madame (1933) - Affiche
8 / 10
Les deux 'Monsieur' de Madame
Adolphe Gatouillat
Dernière heure, édition spéciale (1949) - Affiche
6.3 / 10
Dernière heure, édition spéciale
Joseph François Berty
Le Petit Baigneur (1968) - Affiche
6.6 / 10
Le Petit Baigneur
Le ministre
Les Pique-assiette (1960) - Affiche
7 / 10
Les Pique-assiette
The restaurant owner

Galerie photos de Pierre Dac

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Par ici la monnaie (1974) - Affiche
1974
1974
Inconnu
- Épisode 19 (1974)
•
S03E19
•
Lui-même
1972
Inconnu
- Épisode 7 (1974)
•
S04E07
•
Lui-même
- Épisode 22 (1972)
•
S02E22
•
Lui-même
- Épisode 24 (1971)
•
S01E24
•
Lui-même
1971
Le Petit Baigneur (1968) - Affiche
1968
À bout portant (1968) - Affiche
Inconnu
•
S07E02
•
Lui-même
1968
Deux Romains en Gaule (1967) - Affiche
Un écrivain du "Café Flora"
1967
Le Gorille a mordu l'archevêque (1962) - Affiche
1962
Snobs! (1962) - Affiche
General Costa
1962
Les Pique-assiette (1960) - Affiche
The restaurant owner
1960
La Polka des menottes (1957) - Affiche
l'homme en caleçon au commissariat
1957

Comiques de toujours (Vol. 1 à 4) (2009) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2009
Lui-même
1972
Lui-même
1971
À bout portant (1968) - Affiche
Lui-même
1968
La Joie de vivre (1952) - Affiche
Lui-même
1952

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Francis Blanche - Photo
Francis Blanche
1921–1974
Roger Pierre - Photo
Roger Pierre
1923–2010
Michel Serrault - Photo
Michel Serrault
1928–2007
Michel Galabru - Photo
Michel Galabru
1922–2016
Pierre Tchernia - Photo
Pierre Tchernia
1928–2016