Debbie Harry: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Debbie Harry en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
115
œuvres recensées
100 films · 15 séries
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1978, « Heart of Glass » fait entrer Debbie Harry dans une nouvelle échelle de visibilité. Le morceau paraît après plusieurs années passées à New York, où elle a déjà fondé Blondie avec Chris Stein et arpenté les clubs du Max's Kansas City et du CBGB's. Le groupe, né au milieu des années 1970, passe alors d’un circuit nocturne à une diffusion internationale.
Des débuts à New York
Deborah Ann Harry naît le 1er juillet 1945 à Miami, en Floride, sous le nom d’Angela Trimble. Adoptée à l’âge de 3 mois par Catherine et Richard Smith Harry, elle grandit dans le New Jersey et suit des études à Hawthorne High School puis au Centenary College. Le nom de Debbie Harry s’installe plus tard, avec une identité publique liée à la scène new-yorkaise et au rock.
À la fin des années 1960, elle s’installe à New York et travaille comme secrétaire au bureau new-yorkais de la BBC Radio pendant 1 an. Elle est aussi serveuse au Max's Kansas City et dans un Dunkin' Donuts, danseuse à Union City dans le New Jersey, puis Playboy Bunny. Ces emplois disent une ville traversée par des petits boulots et des lieux de nuit avant la musique.
Elle commence à chanter dans The Wind in the Willows, puis rejoint The Stilettos au début des années 1970. Chris Stein figure parmi les musiciens d’accompagnement de ce trio féminin. Quelques mois plus tard, les deux forment Blondie au milieu des années 1970. Le groupe joue régulièrement au Max's Kansas City et au CBGB's, deux salles associées au rock new-yorkais et au punk.
Blondie, de la scène aux hits
Blondie publie son premier album en 1976, puis « Plastic Letters » en 1977 et « Parallel Lines » en 1978. La même année, « Heart of Glass » impose une formule plus large que les débuts du groupe. En 1979 suit « Eat to the Beat », puis « Autoamerican » en 1980. « Call Me », en 1980, prolonge cette présence dans les classements internationaux.
La décennie suivante voit paraître « The Hunter » en 1982, puis un long arrêt avant « No Exit » en 1999. Blondie revient encore avec « The Curse of Blondie » en 2003, « Panic of Girls » en 2011, « Ghosts of Download » en 2014 et « Pollinator » en 2017. La place de Debbie Harry dans le groupe reste liée à cette voix qui traverse plusieurs cycles de retour, sans que Blondie cesse d’être son axe principal.
En parallèle, elle enregistre des albums solo avec « KooKoo » en 1981, « Rockbird » en 1986, « Def, Dumb & Blonde » en 1989 et « Debravation » en 1993. « Most of All: The Best of Deborah Harry » paraît en 1999, puis « Necessary Evil » en 2007. Elle travaille aussi avec The Jazz Passengers sur « Individually Twisted » en 1996 et « Live in Spain » en 1998.
Une actrice de cinéma et de séries
Le cinéma accueille Debbie Harry dès 1975 avec « Deadly Hero » d’Ivan Nagy, où elle tient un rôle de chanteuse non créditée. Elle apparaît l’année suivante dans « Unmade Beds » d’Amos Poe sous le nom de Blondie, puis dans « The Foreigner » du même réalisateur en 1978, où elle joue Dee Trik. En 1980, Marcus Reichert la dirige dans « Union City » dans le rôle de Lillian.
Quelques mois plus tard, Alan Rudolph la fait apparaître dans « Roadie » sous son propre nom. Elle retrouve ensuite le cinéma avec « Vidéodrome » de David Cronenberg en 1983, où elle joue Nicki Brand. En 1984, elle figure dans « Histoires de l’autre monde », puis dans « Hairspray » de John Waters en 1988, en Velma Von Tussle. « Copland » de James Mangold, en 1997, lui confie Delores.
Elle apparaît aussi à la télévision dans « Sabrina, l’apprentie sorcière » en 1996 dans le rôle de Cassandra. Plus tard, elle est invitée dans « RuPaul's Drag Race » en 2009 comme guest judge, puis dans « V Graham Norton » en 2002, « TOTP2 » en 1994, « Entertainment Tonight » en 1981, « Titel, Thesen, Temperamente » en 1967 et « Ein Herz für Kinder » en 1998. En 2020, « High Fidelity » lui donne un crédit sous son propre nom.
Voix, reprises et retours
En 1983, Debbie Harry enregistre « Rush Rush » pour la bande originale de « Scarface ». En 2013, elle chante en duo avec Étienne Daho sur « L'Étrangère », morceau de l’album « Les Chansons de l'innocence retrouvée ». En 2017, elle chante avec Future Islands sur « Shadows », dans « The Far Field ».
Elle apparaît aussi comme mannequin et égérie, avec une campagne MAC Cosmetics en 2006, puis la campagne RockStars of Science en 2010. En 2014, elle annonce qu’elle est bisexuelle. La même année, Blondie continue d’avancer avec « Ghosts of Download », preuve qu’une partie de sa présence publique reste attachée à la dynamique du groupe plus qu’à une carrière strictement isolée.
En 2017, le New Jersey Hall of Fame l’accueille parmi ses distingués. Ce jalon s’ajoute à une activité commencée en 1968 et toujours présente dans plusieurs champs, du chant au jeu, du disque aux apparitions télévisées.
Filmographie et discographie sélectives
Les œuvres retenues dessinent les points saillants de sa présence au cinéma et dans la musique. Le cinéma retient surtout les collaborations avec Amos Poe, David Cronenberg, John Waters et James Mangold. La musique garde la trace d’un travail continu avec Blondie, puis d’albums solo et de projets associés à d’autres groupes.
- 1975 : « Deadly Hero » d’Ivan Nagy
- 1976 : « Unmade Beds » d’Amos Poe
- 1978 : « The Foreigner » d’Amos Poe
- 1980 : « Union City » de Marcus Reichert
- 1980 : « Roadie » d’Alan Rudolph
- 1983 : « Vidéodrome » de David Cronenberg
- 1984 : « Histoires de l’autre monde »
- 1988 : « Hairspray » de John Waters
- 1996 : « Sabrina, l’apprentie sorcière »
- 1997 : « Copland » de James Mangold
- 2020 : « High Fidelity »
- 1976 : « Blondie »
- 1977 : « Plastic Letters »
- 1978 : « Parallel Lines »
- 1979 : « Eat to the Beat »
- 1980 : « Autoamerican »
- 1981 : « KooKoo »
- 1982 : « The Hunter »
- 1986 : « Rockbird »
- 1989 : « Def, Dumb & Blonde »
- 1993 : « Debravation »
- 1996 : « Individually Twisted »
- 1998 : « Live in Spain »
- 1999 : « No Exit »
- 1999 : « Most of All: The Best of Deborah Harry »
- 2003 : « The Curse of Blondie »
- 2007 : « Necessary Evil »
- 2011 : « Panic of Girls »
- 2014 : « Ghosts of Download »
- 2017 : « Pollinator »
Films et séries avec Debbie Harry
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