Wally Westmore: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Wally Westmore en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
323
œuvres recensées
323 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1930
- Dernière année recensée
- 1973
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1950, Boulevard du crépuscule place Wally Westmore au générique de Billy Wilder, au cœur d’un Hollywood où le maquillage modèle les visages autant que la lumière. Né le 13 février 1906 à Canterbury, mort le 3 juillet 1973 à Los Angeles, Walter James Westmore travaille comme maquilleur sur des films qui comptent parmi les titres les plus connus du studio system.
Wally Westmore et l’héritage familial
Walter James Westmore naît dans une famille déjà liée au maquillage de cinéma. Son père, George Westmore, appartient à cette lignée professionnelle qui a accompagné les premières décennies du cinéma américain. Le nom Westmore circule donc très tôt dans les ateliers, au croisement des essais de produits, des perruques et des raccords de visages.
Wally Westmore est crédité comme maquilleur sur plusieurs titres des années 1930 et 1940, dont « Docteur Jekyll et M. Hyde » de Rouben Mamoulian en 1931, « L’Île du docteur Moreau » d’Erle C. Kenton en 1932 et « Alice au pays des merveilles » de Norman Z. McLeod en 1933. Ces films suffisent à inscrire son nom dans une pratique technique déjà établie, où la transformation visuelle tient une place décisive.
Hollywood, les années 1950
En 1950, « Boulevard du crépuscule » marque une étape visible dans sa carrière de maquilleur. Billy Wilder y construit un monde de faux éclats et de visages usés, et le travail de maquillage participe à cette mécanique de cinéma sur le cinéma. L’année suivante, « Si l’on mariait papa » de Frank Capra prolonge cette présence au sein des grosses productions américaines.
La même décennie, Wally Westmore intervient sur « Vacances romaines » de William Wyler en 1953, « L’Homme des vallées perdues » d’Anthony Mann en 1953, puis « Noël blanc » de Michael Curtiz en 1954. Le nom revient aussi sur « Sabrina » de Billy Wilder en 1954, « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock en 1954 et « La Main au collet » du même Hitchcock en 1955.
Sur la seconde moitié de la décennie, il participe à « Témoin à charge » de Billy Wilder en 1957 et à « Sueurs froides » d’Alfred Hitchcock en 1958. Ces collaborations avec Wilder, Hitchcock et d’autres grands réalisateurs installent son nom dans une zone précise du cinéma américain, celle où le maquillage doit répondre à des styles très différents sans perdre en cohérence.
Les grands studios et les superproductions
« Les Dix Commandements », sorti en 1956 et signé Cecil B. DeMille, l’associe à l’un des grands ensembles spectaculaires de l’époque. Le film demande une organisation technique étendue, et le maquillage y participe comme une composante de l’ampleur visuelle recherchée par le metteur en scène.
Wally Westmore travaille ensuite sur « Diamants sur canapé » de Blake Edwards en 1961 et sur « L’Homme qui tua Liberty Valance » de John Ford en 1962. Quelques mois plus tard, « La Taverne de l’Irlandais » paraît en 1963, toujours sous la direction de Ford, avant « El Dorado » d’Howard Hawks en 1966. Le choix de ces titres montre une présence durable auprès de cinéastes dont l’exigence visuelle impose une grande précision aux équipes de maquillage.
Cette même année, le maquilleur figure encore au générique de « La Vengeance aux deux visages » de Marlon Brando en 1961. Le crédit renforce l’image d’un technicien appelé sur des productions de premier plan, où l’apparence des acteurs doit rester stable d’un plan à l’autre malgré les contraintes de tournage.
Une place dans le cinéma d’Hitchcock
Plusieurs titres liés à Alfred Hitchcock jalonnent son travail au cours des années 1950. « Fenêtre sur cour » en 1954, « La Main au collet » en 1955, « L’Homme qui en savait trop » en 1956 puis « Sueurs froides » en 1958 dessinent une collaboration régulière avec un cinéaste attentif aux visages, aux coiffures et aux apparences de ses interprètes.
Le maquillage y accompagne des intrigues fondées sur le regard, l’illusion et le détail visuel. Dans « Fenêtre sur cour », la place du visage dans l’espace du cadre compte autant que l’action elle-même. Dans « Sueurs froides », le travail sur l’apparence entre dans une logique de transformation et de reprise, qui exige des raccords rigoureux.
À cette époque, son nom traverse aussi des productions plus légères ou plus ouvertes au mélange des genres, comme « Noël blanc » et « Vacances romaines ». Le même technicien passe donc d’un cinéma de suspense à des comédies musicales ou sentimentales, sans que le crédit n’indique autre chose qu’un métier exercé au plus près des besoins du tournage.
Les dernières années connues
Au début des années 1960, Wally Westmore figure encore sur des productions majeures avec « Diamants sur canapé » puis « L’Homme qui tua Liberty Valance ». Les titres qui suivent, « La Taverne de l’Irlandais » et « El Dorado », confirment sa présence sur des films de studio jusque dans la seconde moitié de la décennie.
Wally Westmore meurt le 3 juillet 1973 à Los Angeles. Son nom reste lié à une période où le maquillage de cinéma appartenait pleinement à la fabrication du style hollywoodien, au même titre que les décors, les costumes et l’éclairage.
Filmographie de Wally Westmore
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Galerie photos de Wally Westmore
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Personnalités en relation
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