Anthony Hopkins: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Anthony Hopkins en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
195
œuvres recensées
162 films · 33 séries
- Première année recensée
- 1960
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1991, « Le Silence des agneaux » place Anthony Hopkins au centre d’un phénomène critique et public. Le film de Jonathan Demme lui vaut l’Oscar du meilleur acteur pour Hannibal Lecter, personnage qu’il reprend dans « Hannibal » en 2001 puis dans « Dragon rouge » en 2002. Avant cette reconnaissance, l’acteur britannique, né le 31 décembre 1937 à Margam, Port Talbot, au pays de Galles, a déjà traversé théâtre, télévision et cinéma avec une régularité qui impose sa présence.
Des classes galloises à la RADA
À l’école, Philip Anthony Hopkins ne brille guère. L’extrait le dit « nul à l’école », éloigné des cadres ordinaires et attiré par le dessin, la peinture et le piano plutôt que par les études. En 1949, ses parents l’envoient à la Jones' West Monmouth Boys' School de Pontypool, où il reste cinq ans avant d’être admis à la Cowbridge Grammar School du Vale of Glamorgan.
À quinze ans, il rencontre Richard Burton, qui l’encourage à devenir acteur. Il s’inscrit alors au Royal Welsh College of Music and Drama de Cardiff, dont il sort diplômé en 1957. Deux années de service militaire dans l’artillerie de la British Army suivent, puis Londres et la Royal Academy of Dramatic Art en 1960.
En 1960, Hopkins fait ses premiers pas sur scène au Palace Theatre de Swansea, dans la production interne « Have a Cigarette ». Cinq années de répertoire le conduisent au Royal National Theatre, où Laurence Olivier le repère en 1965 et l’invite à rejoindre la troupe. Il y devient doublure, puis remplace Olivier lorsque celui-ci subit une appendicectomie pendant The Dance of Death en 1967.
Le théâtre avant les caméras
Hopkins reste sur scène jusqu’à la fin des années 1980. Il joue de nombreuses adaptations de Shakespeare au Old Vic et au National Theatre, tient Lambert Le Roux dans « Pravda », Marc Antoine dans « Antoine et Cléopâtre » face à Judi Dench, puis participe à « Equus » à Broadway. Le théâtre lui donne un terrain d’essai continu, mais l’écran attire vite son attention.
Sa première apparition à l’écran passe par l’adaptation télévisuelle de « La Puce à l’oreille » en 1967. L’année suivante, il obtient le rôle de Richard Cœur de Lion dans « Le Lion en hiver », aux côtés de Peter O’Toole et Katharine Hepburn. En 1969, Tony Richardson le dirige dans « Hamlet », puis les années 1970 l’ancrent davantage à la télévision britannique avec « The Great Inimitable Mr. Dickens » en 1970, le téléfilm « Georges Danton » et la mini-série « Guerre et Paix », où il joue Pierre Bezukhov.
À cette époque, ses rôles ne dessinent pas encore une image fixe. Ils montrent un acteur disponible pour les grands textes, les figures historiques et les formats longs, sans se laisser enfermer dans un seul registre. Dès lors, le cinéma peut devenir autre chose qu’un simple prolongement de la scène.
Du cinéma historique à Hannibal Lecter
En 1980, David Lynch lui confie le rôle du docteur Frederick Treves dans « Elephant Man ». Le film figure parmi les titres que Wikipedia retient comme notables dans sa filmographie, au même titre que « Le Silence des agneaux », « Dracula », « Les Vestiges du jour », « Les Ombres du cœur » et « Westworld ».
En 1991, Jonathan Demme lui confie Hannibal Lecter dans « Le Silence des agneaux », face à Jodie Foster. L’interprétation lui vaut l’Oscar du meilleur acteur et fait de Lecter l’un des personnages les plus redoutés du cinéma américain, l’American Film Institute le classant même comme le plus grand méchant du cinéma américain. Hopkins retrouve ensuite ce personnage dans « Hannibal » de Ridley Scott en 2001, puis dans « Dragon rouge » en 2002.
Dans les années 1990, il passe d’un film à l’autre avec des réalisateurs de premier plan. Il joue dans « Dracula » de Francis Ford Coppola en 1992, « Chaplin » la même année, « Les Vestiges du jour » en 1993 avec Emma Thompson, « Légendes d’automne » en 1994 avec Brad Pitt, « Le Masque de Zorro » en 1998 avec Antonio Banderas et « Rencontre avec Joe Black » en 1998. Ces films l’installent dans des mondes très différents sans le figer dans un seul type de rôle.
Récompenses, télévision et musique
À la télévision, Hopkins obtient deux Emmy Awards, pour « L’Affaire Lindbergh » et pour « Le Bunker » en 1981, où il joue Adolf Hitler. Il reçoit aussi un BAFTA Award pour « Le Silence des agneaux », puis un second BAFTA pour « The Father » en 2020, film dans lequel il interprète Anthony, vieil homme qui perd peu à peu la mémoire et le contrôle de sa vie.
Les distinctions s’accumulent avec une régularité rare : deux Oscars, quatre BAFTA, deux Emmy Awards, un Critics’ Choice Award et un Laurence Olivier Award. Il reçoit aussi le Cecil B. DeMille Award et le BAFTA Fellowship. En 1987, il devient commandeur de l’ordre de l’Empire britannique, puis il est anobli en 1993 par la reine Élisabeth II. Il obtient la nationalité américaine en 2000.
Hopkins ne se limite pas au jeu. Pianiste, il sort plusieurs albums de musique classique, enregistrés avec les orchestres symphoniques de Dallas ou Birmingham. L’extrait mentionne aussi qu’il compose les musiques des trois films qu’il a réalisés et qu’il s’adonne à la peinture, exposant ses œuvres dans des galeries.
De Westworld à The Father
En 2011, Hopkins entre dans l’univers Marvel avec le rôle d’Odin dans la franchise « Thor ». Il apparaît aussi dans « Transformers: The Last Knight » en 2017, puis dans « Westworld » à partir de 2016, où il joue le docteur Robert Ford. Ces titres prolongent une présence déjà installée à la télévision et au cinéma, sans rompre avec ses rôles de savants, de souverains ou de figures à l’autorité trouble.
En 2020, « The Father » lui apporte un nouvel Oscar du meilleur acteur et un second BAFTA. Le film repose sur son interprétation d’un homme confronté à la perte de mémoire, un rôle qui attire l’attention des récompenses autant que du public spécialisé. La décennie suivante confirme une carrière qui se nourrit de reprises, de passages entre médiums et de choix très lisibles dans les grands récits anglophones.
Au cours de cette période, Hopkins passe aussi par plusieurs émissions télévisées comme « The Late Show with Stephen Colbert », « Le Daily Show », « La Vue », « Late Night with Conan O'Brien », « The Tonight Show with Jay Leno » et « The Ellen DeGeneres Show ». Ces apparitions le maintiennent dans l’espace médiatique sans déplacer le centre de gravité de son travail, toujours dominé par les rôles de fiction et les grands formats dramatiques.
Films et séries avec Anthony Hopkins
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Récompenses et Nominations
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