Isao Kimura: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Isao Kimura en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
108
œuvres recensées
104 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1942
- Dernière année recensée
- 1980
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1952, Vivre d’Akira Kurosawa place Isao Kimura dans un rôle d’interne, au sein d’un film qui installe déjà sa présence dans le cinéma japonais de l’après-guerre. Né le 22 juin 1923 à Hiroshima, mort le 4 juillet 1981 à Tokyo, il signe une longue suite de participations auprès de cinéastes comme Kenji Mizoguchi, Mikio Naruse, Tadashi Imai, Tomu Uchida, Masahiro Shinoda ou Hideo Gosha.
Les premières années au cinéma japonais
Dès 1942, Isao Kimura apparaît dans La Bataille navale à Hawaï et au large de la Malaisie de Kajirō Yamamoto, où il joue Kurata. Le nom revient ensuite dans L’Amour de l’actrice Sumako de Kenji Mizoguchi en 1947, puis dans Chien enragé d’Akira Kurosawa en 1949, sous les traits de Yusa.
En 1950, il figure dans La Rue en colère de Mikio Naruse, puis dans La Danseuse en 1951. Sa présence se fixe alors dans une série de films où les seconds rôles structurent l’action sans attirer toute la lumière. En 1952, Zone de vide de Satsuo Yamamoto et Vivre de Kurosawa consolident cette place, avec Kitani dans le premier et un interne dans le second.
Kurosawa et la grande fresque des années 1950
L’année 1954 concentre deux repères majeurs avec Les Sept Samouraïs et Le Cap Ashizuri. Dans le film de Kurosawa, il joue Katsushiro Okamoto, personnage jeune au sein du groupe de guerriers; ce rôle demeure l’un des plus connus de sa filmographie. Le même été, il apparaît chez Kōzaburō Yoshimura dans Le Cap Ashizuri.
La relation avec Kurosawa se prolonge en 1957 avec Le Château de l’araignée, où il est un fantôme de samouraï, puis en 1963 avec Entre le ciel et l’enfer, dans le rôle du détective Arai. Ces retours dessinent une fidélité précise aux grands récits de pouvoir, de violence et de hiérarchie sociale. Dans 1957 encore, il joue aussi dans Gens de rizière de Tadashi Imai et Un amour pur, autre passage par un cinéma attentif aux tensions du quotidien.
Le cycle Musashi et les rôles de fidélité
À partir de 1961, Isao Kimura revient régulièrement dans la série consacrée à Musashi Miyamoto chez Tomu Uchida. Dans La Légende de Musashi Miyamoto, il incarne Hon’iden Matahachi, puis reprend ce rôle dans Les Moines lanciers du temple Hozoin en 1962, À deux sabres en 1963, Seul contre tous à Ichijoji en 1964 et Duel de l’aube en 1965.
Cette répétition d’un même personnage sur plusieurs films crée une continuité rare dans sa carrière. Matahachi devient un point fixe, un visage familier des épisodes successifs, tandis que le cinéaste élargit autour de lui la légende de Musashi. En 1962, il joue aussi Atsumichi Uda dans Le Temple des oies sauvages de Yūzō Kawashima, puis Shoji Ohtsu dans Sanroku.
Des années 1960 à la fin des années 1970
En 1964, Isao Kimura passe chez Masahiro Shinoda avec Assassinat, où il interprète Tadasaburō Sasaki. La même période le voit chez Tadashi Imai dans Contes cruels du Bushido, puis chez Hideo Gosha en 1966 dans Samouraï sans honneur, sous les traits de Yagyu Genzaburo. Le cinéma historique lui offre alors des rôles de relais, liés aux clans, aux codes et aux affrontements d’époque.
Il travaille encore avec Yoshishige Yoshida dans Passion ardente et Flamme et femme en 1967, puis dans Amours dans la neige en 1968 et Aveux, Théorie, Actrices en 1972. En 1968, il apparaît aussi dans Le Lézard noir de Kinji Fukasaku, où il joue Akechi. Plus tard, Baby Cart: Le Paradis blanc de l’enfer en 1974 et Cache-cache pastoral la même année prolongent encore sa présence à l’écran, avant les derniers crédits signalés jusqu’en 1978.
Une filmographie de plus de 110 titres
La filmographie disponible fait état de plus de 110 films entre 1942 et 1978. Cette ampleur s’accompagne d’un voisinage constant avec plusieurs grands noms du cinéma japonais, sans enfermement dans un seul type de production. Les titres retenus par les sources montrent un acteur présent dans les drames sociaux, les récits historiques et les fresques de sabre.
Les alias Kō Kimura, Исао Кимура et ایسائو کیمورا figurent aussi parmi les formes sous lesquelles son nom circule. Le crédit de Student Lover’s Suicide en 1954 apparaît en parallèle des grands films de l’année, tandis que Tabiji en 1967 et Shimamura dans 雪国 en 1965 prolongent une présence continue jusqu’aux dernières années actives. La liste des rôles connus dessine une carrière régulièrement répartie sur trois décennies.
- 1942 : La Bataille navale à Hawaï et au large de la Malaisie de Kajirō Yamamoto, rôle de Kurata
- 1947 : L’Amour de l’actrice Sumako de Kenji Mizoguchi
- 1949 : Chien enragé d’Akira Kurosawa, rôle de Yusa
- 1952 : Zone de vide de Satsuo Yamamoto, rôle de Kitani
- 1952 : Vivre d’Akira Kurosawa, rôle d’interne
- 1954 : Les Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa, rôle de Katsushiro Okamoto
- 1957 : Le Château de l’araignée d’Akira Kurosawa, rôle de fantôme de samouraï
- 1961 : La Légende de Musashi Miyamoto de Tomu Uchida, rôle de Hon’iden Matahachi
- 1963 : Entre le ciel et l’enfer d’Akira Kurosawa, rôle du détective Arai
- 1966 : Samouraï sans honneur de Hideo Gosha, rôle de Yagyu Genzaburo
- 1968 : Le Lézard noir de Kinji Fukasaku, rôle d’Akechi
- 1974 : Baby Cart: Le Paradis blanc de l’enfer de Yoshiyuki Kuroda, rôle de Yagyu Hyouhei
Films et séries avec Isao Kimura
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