Okada Eiji: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Okada Eiji en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
149
œuvres recensées
143 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 1995
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1952, « La Mère » place Okada Eiji dans le cinéma japonais d’après-guerre, avec le rôle de Shinjiro Hirai. Né le 13 juin 1920 à Choshi, dans la préfecture de Chiba, il apparaît ensuite dans des films qui le rapprochent de plusieurs cinéastes majeurs du pays. Sa présence traverse des œuvres signées Alain Resnais, Akira Kurosawa, Mikio Naruse et Kaneto Shindo, jusqu’à sa mort le 14 septembre 1995.
Les années 1950 et l’accès aux grands rôles
En 1959, « Hiroshima mon amour » le montre dans le rôle de Lui, sous la direction d’Alain Resnais. Le film l’inscrit dans une production franco-japonaise où sa présence s’impose dans une partition ramassée, sans effet d’annonce. Deux ans plus tôt, il avait déjà été vu dans « Le Vilain Américain » en 1963, sous le nom de Deong.
Sa collaboration avec le cinéma japonais se poursuit avec « La Femme des sables » en 1964, où il joue l’entomologiste Niki Jumpei pour Hiroshi Teshigahara. Le film devient l’un des titres les plus commentés de cette période, et Okada Eiji y tient un personnage central. À cette même période, il se retrouve dans « Le Visage d’un autre » en 1966, où il interprète The Boss.
Autour de Teshigahara, Naruse et Kurosawa
En 1968, « Le Soleil de Kurobe » prolonge sa présence dans des films de grande production, tandis que Mikio Naruse le dirige dans « Hachigatsu no Kyōshikyoku » n’apparaît pas ici, mais Kaneto Shindo le retrouvera plus tard dans « Manhunt » en 1976. Le nom d’Okada Eiji circule alors d’un cinéaste à l’autre sans se fixer sur une seule école.
Avec « Yakuza » en 1974, Akira Kurosawa lui confie le rôle de Tono. Quelques mois plus tard, « Seishun no mon: Jiritsu hen » en 1977 ajoute un autre titre à cette période. En 1978, « Kōtei no Inai Hachigatsu » le montre en Assistant General Tokunaga, dans un registre qui reste attaché aux fonctions et aux rapports de pouvoir.
Des années 1980 à la dernière apparition
En 1985, « Haru no kane » lui donne le rôle de Hachiro Ishimoto. Le titre apparaît tardivement dans sa filmographie connue, sans modifier la ligne d’ensemble: celle d’un acteur mobilisé par des films très différents, du drame intimiste au grand récit collectif. Sa dernière date repérée dans les œuvres connues reste donc cette présence au milieu des années 1980.
Le lien avec des cinéastes comme Teshigahara, Resnais et Kurosawa donne la mesure d’une filmographie étendue sur plusieurs décennies. Okada Eiji, né en 1920 et mort en 1995, laisse la trace d’un interprète dont les rôles se lisent aujourd’hui dans une succession de collaborations précises, de « La Mère » à « Haru no kane ».
- 1952: « La Mère » de Mikio Naruse, Shinjiro Hirai
- 1959: « Hiroshima mon amour » d’Alain Resnais, Lui
- 1963: « Le Vilain Américain », Deong
- 1964: « La Femme des sables » de Hiroshi Teshigahara, Entomologist Niki Jumpei
- 1966: « Le Visage d’un autre », The Boss
- 1968: « Le Soleil de Kurobe »
- 1973: « Lady Snowblood », Gishirō Tsukamoto
- 1974: « Yakuza » d’Akira Kurosawa, Tono
- 1976: « Manhunt »
- 1977: « Seishun no mon: Jiritsu hen »
- 1978: « Kōtei no Inai Hachigatsu », Assistant General Tokunaga
- 1985: « Haru no kane », Hachiro Ishimoto
Films et séries avec Okada Eiji
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