Paul Bildt: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Paul Bildt en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
150
œuvres recensées
150 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1912
- Dernière année recensée
- 1956
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1905, Paul Bildt débute dans la tournée d’été du théâtre de Berlin à Hanovre. À l’automne, il entre au Schillertheater, où il reste 8 ans. Né à Berlin en 1885 et mort dans la même ville en 1957, l’acteur allemand suit d’abord des cours de théâtre avec Friedrich Moest après avoir interrompu une formation destinée à la police.
Berlin, le théâtre et les premières scènes
À 14 ans, Paul Bildt fréquente une association de théâtre amateur. Ce passage précoce par la scène précède des cours suivis auprès de Friedrich Moest, après l’abandon d’un projet de carrière policière. En 1908, il épouse l’actrice Charlotte Friedländer.
Le théâtre tient ensuite une place continue dans sa vie professionnelle. Après le Schillertheater, il travaille avec le Kleines Theater Berlin-Mitte, puis la Première Guerre mondiale interrompt l’activité théâtrale. Une grave maladie entraîne sa démobilisation rapide. Quelques mois plus tard, son retour au jeu le remet dans le circuit des scènes berlinoises.
Bildt se rattache alors à un milieu d’interprètes qui passe du répertoire scénique au cinéma naissant. Cette circulation entre plateau et studio marque ses premières années de métier. Le nom de son épouse, Charlotte Friedländer, revient dans les repères biographiques, de même que celui de leur fille, Eva Bildt.
Le muet, puis les années 1930
En 1910, Paul Bildt commence au cinéma avec « Schuld und Sühne ». Le registre muet occupe une large part de ses années 1920, avec « La Découverte d'un secret » de Friedrich Wilhelm Murnau en 1921, « Dr. Wislizenus » en 1924, puis « Die Unehelichen » en 1926. Ces titres le placent dans plusieurs productions allemandes de la décennie, sans que la liste fournie n’autorise à établir une hiérarchie de rôles.
La décennie suivante le retrouve dans « Fridericus » en 1937, où il tient le rôle de General von Finck, et dans « Geheimnis eines alten Hauses » en 1936, où il apparaît en Notar Frobenius. En parallèle, il joue dans « On a tué Sherlock Holmes » en 1937, sous le nom de Sir Arthur Conan Doyle, puis dans « La Habanera » la même année.
Ces crédits s’étendent sur des genres variés, du policier au drame, avec des réalisateurs de premier plan sur plusieurs titres. Bildt figure aussi dans « Sans laisser de traces » en 1938 et « Le Chapeau florentin » en 1939. Sa présence régulière dans les productions allemandes de l’époque se lit à travers cette succession de rôles datés.
Le cinéma sous le Reich
Après l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933, Paul Bildt est menacé en raison des origines juives de son épouse. Le soutien de Gustaf Gründgens lui permet de continuer à jouer pour le Konzerthaus de Berlin et pour l’UFA. Il participe alors à des films de propagande.
Sur cette période, il apparaît dans « Wilhelm Tell » en 1934, « Madame Bovary » en 1937, « Le Président Krüger » en 1941 et « Le Musicien errant » la même année. Il joue aussi dans « Un grand amour » en 1942, « Offrande au bien-aimé » en 1944 et « Kolberg » en 1945, où il interprète Rektor.
Peu avant la guerre, il figure sur la Gottbegnadeten-Liste. Cette inscription accompagne une place reconnue dans l’appareil cinématographique de l’époque. Bildt traverse ces années sans rupture visible dans les titres mentionnés, au sein de productions allemandes marquées par le contexte politique.
Après 1945, le théâtre revient
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Paul Bildt se trouve avec sa fille dans la maison de campagne de Gründgens à Zeesen. Après l’arrivée de l’armée soviétique le 26 avril 1945, Eva meurt et Bildt survit après plusieurs jours de coma. Une fois rétabli, Gründgens le prend au Théâtre de Düsseldorf.
Comme il fait partie du Deutsches Theater, il rejoint ensuite le Berliner Ensemble. En 1953, il entre au Kammerspiele de Munich. Ces engagements montrent un retour aux scènes allemandes dans l’après-guerre, avec des structures théâtrales de premier plan.
Au cinéma, il travaille avec la DEFA, avec « Le Conseil des dieux » et « Cœur de pierre » en 1950, puis « Affaire Blum » en 1948, où il joue Untersuchungsrichter Konrat. Il figure aussi dans « Sohn ohne Heimat » en 1955, dans le rôle de Vater Hellmich. Le même ensemble de crédits place encore son nom dans des productions allemandes de l’après-guerre.
Prix national et fin de vie
Paul Bildt reçoit le Prix national de la République démocratique allemande pour sa contribution au cinéma. Cette distinction accompagne une activité étalée de 1910 à 1955, avec des rôles dans des œuvres comme « La Découverte d'un secret », « Kolberg » et « Sohn ohne Heimat ».
Il meurt le 13 mars 1957 à Berlin, à 71 ans. Son nom complet, Paul Hermann Bildt, apparaît dans les repères biographiques. Le même dossier d’état civil le situe entre Berlin, les scènes berlinoises et des productions allemandes qui traversent trois régimes.
Le dernier crédit cité dans cette série, « Sohn ohne Heimat », date de 1955. Bildt y tient le rôle de Vater Hellmich. Sa présence au théâtre et au cinéma s’étend sur plus de 4 décennies, de la tournée de 1905 aux productions de l’après-guerre.
Films et séries avec Paul Bildt
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