Hans Leibelt: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Hans Leibelt en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
177
œuvres recensées
177 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1923
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1923, Hans Leibelt apparaît au générique de « Mysterien eines Frisiersalons », signé par Bertolt Brecht et Erich Engel. Né le 11 mars 1885 à Volkmarsdorf, il a déjà derrière lui des années de scène quand le cinéma l’absorbe peu à peu. Mort le 3 décembre 1974 à Munich, il aura traversé près d’un demi-siècle de productions allemandes.
Hans Leibelt, de Leipzig à Berlin
Son apprentissage ne passe pas d’abord par les plateaux, mais par le commerce textile. Fils d’un professeur, il se forme à Leipzig avant de prendre des cours de comédie dans la même ville. À partir de 1903, il joue sur les scènes d’Eisenach, du Leipziger Schauspielhaus, de Darmstadt et de Munich.
Dans les années 1920, il gagne Berlin et rejoint la Schauspielhaus. Ce déplacement compte, car il l’installe dans un centre névralgique du théâtre allemand au moment où les plateaux cherchent des visages venus de la scène. Leibelt y arrive avec une pratique déjà longue et un bagage de comédien forgé dans plusieurs villes, plusieurs répertoires, plusieurs publics.
Son premier film, « Mysterien eines Frisiersalons », tourne autour d’un univers de farce et de satire. Les années suivantes, il apparaît dans « L'Homme qui cherche son assassin » en 1930, « Le Capitaine de Köpenick » en 1931 et « Morgenrot » en 1933. Dès lors, le cinéma devient pour lui un terrain régulier, sans effacer le théâtre.
Les années 1930, des seconds rôles très occupés
En 1935, il joue le Professor Hoefer dans « Stradivari » et König Ludwig XVIII. dans « Les Rothschilds ». La même période le voit dans « Le Haut Commandement », de Gerhard Lamprecht, puis dans « Donner, Blitz und Sonnenschein » et « Savoy-Hotel 217 » en 1936. L’année 1937 le garde à l’écran avec « Cabrioles » et « Meine Freundin Barbara ».
Il prend en 1938 le rôle du Paternal dans « Die fromme Lüge » et apparaît aussi dans « La Danse sur le volcan » et « Mordsache Holm ». En 1939, « La Chair est faible » et « Der Stammbaum des Dr. Pistorius » prolongent cette présence régulière. Les personnages changent, mais le type de présence reste lisible: administrateurs, pères, diplomates, hommes d’autorité, figures d’appui que les scénarios répartissent avec constance.
L’année 1940 le fait entrer dans « Les Rothschilds », où il joue König Ludwig XVIII., mais aussi dans « Friedrich Schiller - Le triomphe d'un génie » et « Cora Terry ». En 1941, il est encore dans « Carl Peters », « Der Gasmann », « La Belle Diplomate » de Georg Jacoby, « Hauptsache glücklich » et « Jenny Lind ». Le rythme dit assez la place qu’il tient alors dans l’industrie allemande.
Guerre, après-guerre, un visage de répertoire
En 1943, Hans Leibelt est dans « Titanic » et « Der kleine Grenzverkehr », où il interprète Herr Dirksen. L’année suivante, il apparaît dans « Die Zaubergeige » et « Ce diable de garçon ». Sa présence traverse la période sans rupture visible de la chronologie filmée, puis reprend avec « Irgendwo in Berlin » en 1946, où il joue Eckmann.
L’après-guerre le ramène aussi sur scène, au Deutsches Theater de Berlin et au Renaissance-Theater. Sa perte de poids liée à la guerre lui permet de tenir un autre registre dans « Irgendwo in Berlin ». Ce détail biographique, très concret, accompagne le déplacement de ses emplois: il n’est plus seulement sollicité pour des emplois d’autorité ou de notabilité, il peut aussi entrer dans des partitions plus vulnérables.
En 1946, il figure aussi dans « L'Extravagant Millionnaire » de Karl Anton. Puis viennent « Mariage dans l'ombre » et « Razzia » en 1947, « 1-2-3 Corona » en 1948, « Ich mach dich glücklich » en 1949 et « Der Mann, der sich selber sucht » en 1950. La décennie s’ouvre sur des films de redémarrage pour le cinéma allemand, et Leibelt y trouve une continuité de présence.
Les années 1950, des emplois de notables et de pasteurs
En 1950, il joue aussi dans « Épilogue - Le mystère de l'Orplid » et « Die Lüge », où il est Martin Altenberger sous la direction de Gustav Fröhlich. En 1952, il apparaît dans « Le Mystère de la vie » de Karl Hartl. Le film le retrouve dans des rôles qui s’accordent avec sa physionomie et son âge, sans réduire sa place à une simple fonction décorative.
La période 1954-1957 est dense. Il est le General dans « Und der Himmel lacht dazu » en 1954, Minister Dönniges dans « Königswalzer » en 1955, Moralt dans « Heidemelodie » en 1956, puis Dr. Gribble dans « Ein Fremder kam ins Haus » et Pastor Miesbach dans « Vater sein dagegen sehr » en 1957. Le même millésime le voit aussi dans « Kleiner Mann – ganz groß », « Gruß und Kuß vom Tegernsee », « Heiraten verboten », « Et la joie de vivre reviendra » et « Frühling in Berlin ».
Dans cette séquence, il joue encore dans « Der Pauker » en 1958, « Peter Foss, le voleur de millions » et « Nous les enfants prodiges ». En 1959, « Les Buddenbrook », « Der Haustyrann », « L'Homme-miracle », « Liebe auf krummen Beinen » et « Alle Tage ist kein Sonntag » prolongent cette activité soutenue. Les titres disent peu, les rôles disent davantage: Leibelt accompagne le cinéma populaire de la République fédérale avec une stabilité rare.
Dernières apparitions au cinéma
En 1960, Hans Leibelt figure dans « La Peau d'un espion », « Le Verre d'eau », « Fais ta valise Sherlock Holmes », « Mon ami d'école », où il joue de nouveau sous la direction de Robert Siodmak, et « Der wahre Jakob ». L’année suivante, il apparaît dans « Max, der Taschendieb », « Sixième Étage » et « Unerwartet verschied... ».
En 1962, il est présent dans « Der 42. Himmel » puis « Bataille de polochons » de Rolf Thiele. La suite le conduit à « Belles d'un soir », signé par Rolf Thiele, Axel von Ambesser et Alfred Weidenmann, en 1965, puis à « Grieche sucht Griechin » en 1966. Un autre repère du texte biographique indique qu’il met fin à sa carrière en 1970, à l’âge de 85 ans.
Hans Leibelt laisse l’image d’un acteur de théâtre passé par le cinéma sans l’abandonner tout à fait, avec une préférence nette pour les emplois de pères, de ministres, de pasteurs et de représentants de l’ordre. Son nom se lit dans une série de films allemands et franco-allemands qui couvrent l’entre-deux-guerres, la guerre et l’après-guerre, jusqu’aux années 1960. La continuité de ses apparitions, plus que la célébrité d’un titre isolé, dessine sa place dans l’histoire du cinéma germanophone.
Films et séries avec Hans Leibelt
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Galerie photos de Hans Leibelt
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