Jakob Tiedtke: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jakob Tiedtke en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
135
œuvres recensées
135 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1955
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1899, Jakob Tiedtke fait ses débuts sur scène après une formation au Königlichen Schauspielhauses de Berlin. Né à Berlin le 23 juin 1875 et mort dans la même ville le 30 juin 1960, il passe du théâtre à l’écran à partir de 1914, puis travaille pendant plusieurs décennies dans des productions allemandes et autrichiennes.
Les années de théâtre à Berlin, Vienne et Hambourg
Le passage par le Königlichen Schauspielhauses de Berlin fixe très tôt sa formation. En 1899, il entre dans l’ensemble du Preußischen Hoftheater, puis rejoint en 1905 le Deutsches Theater, où il reste jusqu’en 1913.
Il joue ensuite au Deutsches Künstlertheater et au théâtre Lessing. De 1915 à 1918, il appartient au Burgtheater, avant de revenir dans différents théâtres berlinois jusqu’en 1925. Cette présence prolongée sur scène s’étend plus tard à la Volksbühne Berlin, dont il fait partie de 1933 à 1945, et au Kameradschaft der Deutschen Künstler, association d’artistes soutenant le régime nazi.
Après la guerre, il fonde avec d’autres artistes la Künstlergemeinschaft Bad Ischl. Il joue alors deux ans en Autriche, puis reprend dans les années 1950 à Munich, Berlin et au théâtre Thalia de Hambourg.
Le cinéma muet et les collaborations avec Lubitsch
En 1914, Tiedtke commence une carrière au cinéma. Sa silhouette imposante le mène souvent vers des rôles comiques ou étranges, et il travaille régulièrement avec Ernst Lubitsch. En 1919, il apparaît dans « La Poupée », puis dans « Les Filles de Kohlhiesel » en 1920 et « La Flamme » en 1922, toujours sous la direction de Lubitsch.
Il tourne aussi avec Paul Wegener et Henrik Galeen dans « Le Golem » en 1915, puis avec Rochus Gliese dans « Der Galeerensträfling » en 1919. Quelques mois plus tard, il figure dans « Le Joueur de flûte de Hamelin » en 1918, puis dans « L’Évasion de Baruch » d’Ewald André Dupont en 1923.
Sa filmographie muette comprend encore « Le Marchand de Venise » de Peter Paul Felner en 1923, « L’Expulsion » de Friedrich Wilhelm Murnau la même année, « Par ordre de la Pompadour » de Friedrich Zelnik en 1924 et « Pietro, der Korsar » d’Arthur Robison en 1925. Tiedtke passe ainsi d’un cinéaste à l’autre sans quitter les emplois de caractère qui dominent alors son jeu.
Des années 1920 aux premiers films parlants
À partir de la fin des années 1920, il tient des rôles précis dans des productions comme « Moral » en 1928, où il joue Rentier Beermann, ou « Dr. Bessels Verwandlung » en 1927 dans le rôle de Fabrikant Julius Bessel. La même période le voit dans « Gehetzte Frauen » en 1927 et « Voruntersuchung » en 1931, où il apparaît comme Ein genierter Herr.
Le passage au parlant ne ralentit pas sa présence à l’écran. En 1930, il apparaît dans « Le Concert de flûte de Sans-Souci », puis en 1931 dans « Autour d’une enquête » de Robert Siodmak et « Yorck ». L’année 1932 l’amène à « Fräulein – Falsch verbunden », où il joue Kantinenwirt Sperling, et à « Pile ou Face » de Hanns Schwarz.
Il poursuit dans les années 1933 et 1934 avec « Saison in Kairo », « Heimat am Rhein » et « Fürst Woronzeff » d’Arthur Robison. Cette période le montre aussi dans « Le Double » et « So ein Flegel », puis dans « Der Vetter aus Dingsda ». Tiedtke garde alors une présence régulière dans des films où son nom s’inscrit au générique sans s’effacer derrière des vedettes plus jeunes.
Les années 1940 et l’après-guerre
En 1940, il joue dans « Le Juif Süss » en tant que Konsistorialrat, puis retrouve l’écran en 1941 avec « Frau Luna », où il interprète Schlüssler, et « Leichte Muse », où il est Hauswirt Stilpe. La même année, il figure aussi dans « Le Grand Roi » et « Le Chemin de la liberté ».
Il apparaît encore dans « Kolberg » en 1945 comme Reeder, après « Schuß um Mitternacht », où il joue Kriminalrat Christian Katte. Après la guerre, il reprend avec « Morgen ist alles besser » en 1948, puis « Hans im Glück » en 1949 et « Es begann um Mitternacht » en 1950.
Les années 1950 prolongent ce mouvement avec « Unsterbliche Geliebte », « Das seltsame Leben des Herrn Bruggs », « Durch Dick und Dünn » et « Königin einer Nacht » en 1951, puis « Hanna Amon » en 1952, où il joue Wirt. Il revient encore dans « Damenwahl » en 1953 comme Kapitän, dans « Ne craignez pas les grosses bêtes » de Ulrich Erfurth la même année, puis dans « Émile et les Détectives » de Robert Adolf Stemmle et « Éternel Amour » de Wolfgang Liebeneiner en 1954.
Le théâtre radiophonique et les dernières années
Tiedtke reste lié au théâtre radiophonique jusque dans les années 1950. Il travaille en particulier pour le RIAS et la NDWR, ce qui prolonge son activité scénique au-delà des plateaux et des salles.
Son nom apparaît encore dans plusieurs productions de l’après-guerre, tandis que ses rôles au cinéma gardent la même fonction de présence, souvent brève, toujours lisible. Il meurt à Berlin le 30 juin 1960, après une vie professionnelle entièrement consacrée au jeu et aux répertoires allemands.
L’acteur a aussi tourné avec Veit Harlan, son ami, dans des films de propagande, et le texte source le dit comptable d’un total de 600 films. Cette masse comprend 71 films de propagande nazie et s’accompagne, en août 1944, d’une inscription sur la Gottbegnadeten-Liste par Goebbels.
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