Perc Westmore: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Perc Westmore en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
261
œuvres recensées
261 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1925
- Dernière année recensée
- 1970
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1935, Les Révoltés du Bounty place Perc Westmore au cœur d’une série de productions où le maquillage devient un rouage visible du studio hollywoodien. Le nom du Britannique, né à Canterbury le 29 octobre 1904, se retrouve ensuite sur des films comme « Le Faucon maltais » en 1941 et « Casablanca » en 1943. Mort le 30 septembre 1970 à Los Angeles, il appartient à la lignée des Westmore, famille dont le métier s’est étendu sur plusieurs générations à Hollywood.
Des débuts en studio
Dès 1925, Perc Westmore figure au générique de « Don X, fils de Zorro » et de « Le monde perdu ». Ces premiers travaux le placent dans un milieu où le maquillage sert déjà la transformation physique des interprètes, des silhouettes fantastiques aux figures de cape et d’épée.
La décennie suivante le voit travailler sur « Au seuil de l'enfer » en 1930, puis sur « L'Ennemi public », « Le Millionnaire » et « Blonde Crazy » en 1931. En 1932, son nom apparaît sur « Docteur X », « Taxi! » et « Winner Take All », trois titres qui installent sa présence dans un Hollywood très rapide, où les équipes techniques passent d’un plateau à l’autre sans temps mort.
À cette époque, il intervient aussi sur « 42ème rue », « Les Enfants de la crise » et « Masques de cire » en 1933. L’année suivante, « Les Pirates de la mode » et « Le Cabochard » prolongent ce travail, tandis que « Le Bousilleur » et « Le Songe d'une nuit d'été » en 1935 élargissent encore sa présence aux productions de studio les plus diverses.
Les grandes machines Warner et les visages du studio
La fin des années 1930 concentre plusieurs titres où son travail accompagne des distributions importantes. « Anthony Adverse », « Brumes » et « Le Mort qui marche » paraissent en 1936, puis « À l'est de Shanghaï », « La Vie d'Émile Zola » et « The Great Garrick » en 1937. Le maquillage y sert des époques, des maladies, des métamorphoses, autant de contraintes très concrètes pour un technicien de studio.
L’année 1938 apporte « La Bataille de l'or », « Les Anges aux figures sales » et « Les Aventures de Robin des Bois ». Vient ensuite 1939, avec « Juarez », « L'Homme au masque de fer », « La Vie privée d'Élisabeth d'Angleterre », « Quasimodo » et « Four Wives ». Ces titres montrent une activité prise dans les récits historiques, le mélodrame et l’aventure, trois terrains où les visages doivent résister à la continuité des scènes, aux lumières et aux changements de costume.
En 1940, il rejoint encore « L'Étrange Aventure », « La Lettre », « La Femme aux cheveux rouges », « L'Homme qui parlait trop » et « Voyage sans retour ». Cette même année, son nom passe d’un film à l’autre avec la régularité d’un poste central dans l’organisation des tournages.
1941 et 1943, au cœur des studios
En 1941, Perc Westmore travaille sur « Sergent York », « Le Faucon maltais » et « The Man Who Talked Too Much ». Ces trois films appartiennent à des registres très différents, du récit de guerre au polar, ce qui demande au maquillage de s’ajuster aux contraintes propres à chaque plateau sans perdre de cohérence visuelle.
L’année 1942 le retrouve sur « Le caïd ». Puis 1943 ajoute « Casablanca », titre qui fait partie des grands rendez-vous du studio Warner de cette période. Par ailleurs, sa présence dans ces productions n’isole jamais un seul type d’écran ou une seule école de mise en scène; elle relie des films de circulation large, des drames, des polars et des récits de guerre, tous liés par le même soin porté aux apparences.
Cette diversité se poursuit en 1944 avec « Arsenic et vieille dentelle », puis en 1946 avec « Le Grand Sommeil ». En 1948, il figure sur « La Corde », « Key Largo » et « Le Trésor de la Sierra Madre ». Cette séquence place son nom auprès de trois titres majeurs de l’après-guerre, chacun réclamant une précision visuelle adaptée aux intérieurs fermés, aux visages éprouvés ou aux climats de tension.
Un métier de plateau, sans effets de manche
Le travail de Perc Westmore se lit moins comme une suite d’exploits individuels que comme une présence régulière auprès de films qui structurent l’âge classique hollywoodien. Ses crédits vont de « Les Révoltés du Bounty » à « Casablanca », de « Le Faucon maltais » à « Key Largo », en passant par « Le Grand Sommeil » et « Arsenic et vieille dentelle ». Chaque titre renvoie à un moment différent du studio, mais le même métier y circule.
Le maquillage qu’il signe accompagne des récits où le visage compte autant que la réplique. Dans « Les Aventures de Robin des Bois », « Les Anges aux figures sales » ou « Quasimodo », la matière du corps et du masque prend une place concrète, sans que son intervention ne soit séparée du fonctionnement collectif des équipes de plateau. Son nom reste attaché à cette chaîne de fabrication où l’image se construit avant le tournage, pendant les essais, puis au fil des prises.
Westmore meurt à Los Angeles le 30 septembre 1970, à 65 ans. La famille Westmore, à laquelle il appartient, occupe une place durable dans l’histoire du maquillage hollywoodien, et son propre nom se retrouve sur une suite de films qui vont des premières années du parlant aux grands studios de l’après-guerre.
Filmographie de Perc Westmore
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