
Deux ans après le tonnerre de la bataille finale, la question ronge les spectateurs comme une lame mal affûtée : Arminius reviendra-t-il conquérir nos écrans ? La réponse est cinglante et révèle l’impitoyable machine Netflix dans toute sa splendeur. Barbares, cette pépite allemande qui avait fait trembler l’empire du streaming, semble désormais condamnée au silence éternel de ses forêts germaniques.
Barbares saison 3 : Officiellement dans les limbes depuis mars 2024
Déclaration choc : Laurence Rupp confirme qu’il n’y aura “pas de troisième saison de sitôt”
Audiences : 45,20 millions d’heures regardées pour la saison 2, mais chute rapide
Production : Gaumont confirme que la production est “terminée”
Netflix : Leader des annulations en 2024 avec 16 séries supprimées

Mars 2024. Une simple question sur Instagram. Une réponse qui fait l’effet d’une hache de guerre. Laurence Rupp, l’interprète charismatique d’Arminius, brise les rêves de millions de fans avec une franchise désarmante : “Malheureusement, il n’y aura pas de troisième saison de sitôt…” Cette déclaration marque la fin d’un espoir que les spectateurs nourrissaient depuis octobre 2022.
Le “sitôt” laisse planer un mince espoir, mais dans l’univers impitoyable du streaming, deux années d’absence équivalent généralement à un arrêt de mort. L’acteur autrichien, désormais occupé par d’autres projets Netflix comme The Heartbreak Agency, semble avoir tourné la page germanique définitivement.
Les audiences de Barbares racontent une histoire cruelle de chute libre. Si la première saison avait explosé les compteurs avec 37 millions de vues en 28 jours, la seconde mouture n’a totalisé que 45,20 millions d’heures visionnées sur trois semaines. Un score décevant qui masque une réalité plus brutale encore : les spectateurs ont massivement décroché après les premiers épisodes.
| Saison | Heures regardées | Classement mondial | Durée dans le top 10 |
|---|---|---|---|
| Saison 1 | 14,1 millions | #1482 | Plusieurs semaines |
| Saison 2 | 14,5 millions | #1443 | 3 semaines seulement |
Le diagnostic est implacable : même en Allemagne, terre natale de la série, Barbares a disparu du top 10 quotidien après seulement 12 jours. Pour Netflix, qui exige généralement plusieurs semaines de présence dans le classement du pays d’origine, c’est un signal d’alarme majeur.
Netflix mène une guerre sans merci contre les séries peu rentables. En 2024, la plateforme détient le record peu enviable de 16 annulations, surpassant toutes ses concurrentes. Cette hécatombe s’explique par une logique froide : le taux d’achèvement, ce pourcentage de spectateurs qui regardent une série jusqu’au bout.
La nouvelle politique, instaurée en août 2022, condamne impitoyablement les productions qui ne parviennent pas à captiver durablement leur audience. Barbares semble avoir subi ce couperet, incapable de maintenir l’attention au-delà des premiers épisodes spectaculaires.
Chaque série doit désormais prouver sa capacité à générer de nouveaux abonnements tout en conservant les anciens. Un défi titanesque dans un paysage où le streaming représente désormais 44,8% de l’audience télévisuelle.
Le coup de grâce vient de Gaumont, la société de production française derrière l’épopée germanique. Contactée par plusieurs médias spécialisés, la boîte de production a confirmé que Barbares n’avait pas été officiellement annulée mais que la production était “terminée”. Un euphémisme qui sonne comme un glas dans l’industrie audiovisuelle.
Cette position ambiguë permet à Gaumont de préserver les droits de la franchise tout en évitant une annulation définitive qui pourrait fermer définitivement les portes à un hypothétique repreneur. Mais dans les faits, aucune nouvelle saison n’est en développement, et les acteurs principaux ont signé pour d’autres projets.

Barbares rejoint le cimetière des séries historiques sacrifiées sur l’autel de la rentabilité. Pourtant, le genre historique cartonne habituellement sur la plateforme. Vikings, malgré ses six saisons tumultueuses, continue d’attirer les foules, tout comme The Last Kingdom qui a su maintenir son audience jusqu’à sa conclusion naturelle.
La différence ? Ces séries ont su créer un phénomène culturel dépassant les simples chiffres d’audience. Vikings est devenu une référence, presque “aussi bien que Game of Thrones” selon certains critiques. Barbares, malgré sa qualité indéniable, n’a jamais atteint ce statut iconique.
Le public français semble particulièrement friand de ces épopées antiques. Sur les forums spécialisés, les discussions passionnées autour de The Last Kingdom versus Vikings témoignent d’un appétit toujours intact pour ces récits de conquête et de résistance.
L’annulation de Barbares cristallise la frustration grandissante des spectateurs face à la politique Netflix. Sur les réseaux sociaux, les commentaires fusent : “Netflix annule encore une bonne série trop tôt. Ça ne sert à rien d’investir du temps dans une série Netflix”. Cette lassitude devient un véritable enjeu pour la plateforme, qui voit certains abonnés boycotter les nouvelles productions par peur de l’abandon.
Les créateurs eux-mêmes expriment leur amertume. Le final ouvert de la saison 2, avec Thusnelda captive à Rome et le fils de Folkwin entre les mains ennemies, était clairement conçu pour une suite. Cette frustration narrative laisse un goût amer d’inachevé, comme un récit épique brutalement interrompu au milieu d’une charge.
L’histoire récente de Netflix montre que les résurrections sont exceptionnelles mais possibles. Cependant, les séries annulées bénéficient rarement d’une seconde chance, surtout après deux années de silence. Le délai habituel de 2 à 3 ans pendant lequel aucune autre production ne peut reprendre les droits joue contre Barbares.
Seul un miracle commercial ou un rachat par une plateforme concurrente pourrait sauver Arminius et ses guerriers. Mais avec Amazon Prime Video qui développe ses propres épopées historiques et Disney+ qui mise sur d’autres créneaux, les options s’amenuisent.
La réalité s’impose avec la brutalité d’une bataille antique : Barbares saison 3 relève désormais du rêve impossible. Les forêts germaniques garderont leurs secrets, et Thusnelda restera prisonnière de Rome pour l’éternité. Dans l’arène impitoyable du streaming moderne, même les plus grands guerriers finissent par tomber sous les coups d’une logique purement financière qui ne connaît ni honneur ni gloire, seulement des tableurs Excel et des courbes d’audience.
Je suis un écrivain passionné par la lecture et l’écriture. J’ai choisi d’exprimer mes opinions et mes observations sur mon blog, où je publie souvent des articles sur des sujets qui me sont chers. Je m’intéresse aussi beaucoup aux préoccupations sociales, que j’aborde souvent dans mon travail. J’espère que vous apprécierez mes articles et qu’ils vous inciteront à réfléchir vous aussi à ces sujets. N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me faire part de vos réflexions !