Le matin des nominations a ce parfum étrange de verdict provisoire : quelques films basculent soudain dans l’histoire, d’autres semblent se dissoudre dans l’angle mort d’un vote. Cette année, l’édition 2026 des Oscars dessine un paysage à la fois cohérent et paradoxal : une Académie qui aime toujours ses récits balisés, mais qui, par à-coups, s’autorise des gestes plus audacieux. Et si l’on accepte l’idée que les Oscars parlent autant de cinéma que de politique du prestige, alors les surprises et les snubs – ces oublis qui font grincer – deviennent une manière de lire l’époque. Pour situer le tableau…
Auteur/autrice : Nathan
Il y a des personnages qui changent parce que le scénario l’ordonne, et d’autres qui changent parce que l’acteur finit par trouver leur centre de gravité. Dans Landman, la trajectoire de Cooper Norris appartient aux deux catégories. La saison 2 a déplacé le personnage sur l’échiquier familial et industriel avec une brutalité quasi mécanique : ce n’est plus seulement un jeune type qui apprend en se brûlant les doigts, c’est un héritier propulsé au cœur d’une machine. Pour Jacob Lofland, l’enjeu de la saison 3 n’est donc pas de “renforcer” un rôle, mais de le recalibrer, de passer d’une énergie…
Il y a des records qui se mesurent en trophées, et d’autres qui se lisent dans les marges de l’histoire du cinéma, là où l’influence se prouve moins par la présence au générique “réalisé par” que par la capacité à faire exister un film au bon moment, avec la bonne personne. La nouvelle nomination au Meilleur Film associée à Steven Spielberg appartient clairement à cette seconde catégorie : un record qui dit quelque chose de l’art de produire, de transmettre, et d’orienter un projet sans l’étouffer. En 2025, Spielberg n’a pas signé de long métrage comme metteur en scène. Son…
Avatar : Fire & Ash nominé aux Oscars pour la conception des costumes, bien au-delà des tenues numériques Il suffit parfois d’une nomination aux Oscars pour réveiller un malentendu tenace. Que Avatar : Fire & Ash apparaisse dans la catégorie Meilleurs costumes a déclenché, chez certains, le même réflexe : « mais ce n’est que du numérique ». Cette phrase, je l’entends depuis le premier film, comme si l’imaginaire de Pandora annulait d’un coup les mains, les matières, l’usure, les heures d’atelier. Or la nomination ne récompense pas une texture générée par ordinateur : elle souligne un travail de conception…
Wicked: Pourquoi “For Good” n’a-t-il pas reçu une seule nomination aux Oscars ? Il y a des matins d’annonces où l’absence fait plus de bruit que la présence. Voir un blockbuster musical disparaître totalement de la liste des nominations, après un premier épisode salué par l’Académie, a quelque chose d’inconfortable. Pas parce qu’un film “mérite” mécaniquement d’être reconduit, mais parce que ce silence signale souvent un verdict collectif : celui d’un objet jugé trop fragile dans sa forme, trop confus dans ses intentions, trop peu maîtrisé dans son exécution pour entrer dans la conversation des Oscars. Dans le cas de…
Fallout Saison 2 : Quand son Arc le Plus Étrange Devient une Parodie Acerbe Une bizarrerie de couloir qui finit par parler très fort Il y a, dans Fallout saison 2, une sensation délicieuse et un peu inquiétante : celle d’une série qui sait que le spectaculaire attire le regard, mais qui choisit parfois de travailler ailleurs, dans un angle mort. Un coin d’intrigue qu’on croit d’abord décoratif, presque comique, finit par concentrer une charge satirique rare. C’est précisément ce qui arrive avec l’arc le plus étrange du côté des Vaults 31 à 33, longtemps présenté comme une étrangeté “fonctionnelle”,…
D’une année à l’autre, les Oscars racontent moins “le cinéma” que l’idée qu’Hollywood se fait de sa propre vitalité. Et, en 2026, quelque chose affleure nettement dans la catégorie Meilleur Film : la cohabitation assumée de récits, de tons et de publics qui ne se ressemblent pas. Au milieu de candidats très typés – du film de course mené à plein régime à la comédie noire déglinguée, en passant par le musical vampirique – deux titres Netflix se distinguent à rebours de toute stratégie évidente. Frankenstein de Guillermo del Toro et Train Dreams de Clint Bentley n’occupent pas le même…
Il arrive qu’une franchise immense se raconte mieux lorsqu’elle cesse, un instant, de se regarder dans le miroir. Dans l’univers Star Wars, ce miroir a longtemps pris la forme d’un réflexe : rassurer le spectateur par la reconnaissance, les clins d’œil, la continuité sacralisée. Et puis une série est arrivée, presque à contre-courant, en se permettant un luxe devenu rare : traiter cette galaxie comme un monde dramatique avant d’être un musée de références. Cette série, c’est Andor. Et ce qui la rend d’autant plus singulière aujourd’hui, c’est qu’elle s’est construite sans contribution créative de Dave Filoni, désormais à la…
L’Académie Starfleet perpétue une tradition emblématique de Star Trek (même si certains fans semblent passer à côté) Il y a une ironie tenace, presque comique, à voir une partie du public reprocher à Star Trek d’être… pédagogique. Comme si la franchise n’avait pas, depuis ses origines, cette manière très assumée de transformer une aventure spatiale en laboratoire d’idées. Avec Star Trek: Starfleet Academy, le malentendu devient plus bruyant parce que le décor change : une école, des élèves, des règles, des exercices, des erreurs. Bref, un dispositif qui met en pleine lumière ce que la saga a souvent fait en…
The Pitt Saison 2 : Un Ancien Acteur de Suits Rejoint L’Équipe de Urgences Une série médicale qui refuse le clinquant Il y a des séries hospitalières qui carburent aux apparitions “prestige”, comme si un visage célèbre suffisait à électriser une intrigue. The Pitt, elle, prend le contre-pied. Sa saison 2 poursuit une ligne presque ascétique : privilégier l’immersion, la continuité du réalisme médical et l’idée que, dans un service d’urgences, la vedette reste le rythme du soin – pas le tapis rouge. C’est précisément pour cela que l’arrivée d’une actrice bien identifiée par les amateurs de séries, Amanda Schull…
Il y a des réinventions qui cherchent l’ivresse du spectaculaire, et d’autres qui gagnent en puissance en se retenant. C’est précisément ce qui frappe avec l’arrivée annoncée de Jonathan Crane dans Absolute Batman : au milieu d’un univers qui a déjà flirté avec la démesure et la monstruosité, voici un adversaire dont la terreur tient d’abord à sa sobriété – et c’est pour cela qu’il évoque si nettement la trilogie de Christopher Nolan. En tant que cinéphile, ce parallèle m’intéresse moins comme clin d’œil “geek” que comme indice esthétique : quand une œuvre, même en bande dessinée, convoque un imaginaire…
Chaque saison des Oscars a son lot d’incompréhensions, mais il existe des années où l’écart entre ce que le public a massivement porté et ce que l’Académie choisit d’honorer devient un sujet en soi. 2026, avec ses nominations portant sur le millésime 2025, donne précisément cette impression-là : une cérémonie qui récompense (en partie) le cinéma qui fait événement, tout en laissant de côté plusieurs titres populaires pourtant centraux dans la conversation cinéphile. L’exercice n’est pas de réclamer des trophées “au box-office”, ni de demander une représentation arithmétique des entrées. Les Oscars ont historiquement une logique esthétique, politique, parfois générationnelle.…
Il existe des « et si » qui relèvent du fantasme de fan, et d’autres qui disent quelque chose de très concret sur la fabrication des images. Celui-ci appartient à la seconde catégorie : avant que Dave Filoni ne devienne l’un des visages créatifs les plus identifiés de la galaxie Star Wars, George Lucas aurait d’abord proposé un rôle de direction à Genndy Tartakovsky. Un nom qui, pour qui a grandi avec l’animation télé, sonne comme une promesse de mise en scène pure : du rythme, du cadre, de l’ellipse, et une confiance rare dans le pouvoir du silence. L’information…
Il y a des scènes qui s’imposent non pas par une réplique-slogan ou un effet de manche, mais par une sensation durable : l’impression d’avoir traversé un espace, un danger, un morceau de monde. Dans One Battle After Another, Paul Thomas Anderson construit précisément cela au cœur du film, dans une séquence presque “en temps réel” où le récit, l’énergie des corps et la géographie des lieux finissent par ne plus faire qu’un. Ce qui fascine, c’est que cette impression de maîtrise naît, paradoxalement, d’une méthode qui accepte l’accident, l’improvisation et la porosité du réel. Ce qui suit n’est pas…
Il y a des films qui ratent leur cible et s’évanouissent dans l’oubli sans conséquence. Et puis il y a ceux qui échouent tout en laissant derrière eux un message tenace, presque collant, qui finit par contaminer l’imaginaire. Mercy, produit sous la bannière Amazon MGM Studios et mis en scène par Timur Bekmambetov, appartient à cette seconde catégorie : un objet qui n’est pas seulement maladroit sur le plan cinématographique, mais politiquement perturbant dans ce qu’il normalise. Le problème n’est pas d’y voir une dystopie. Le cinéma en a besoin, et nous aussi. Le problème, plus rare, c’est quand la…
Il y a des séries qui avancent à coups de twists, et d’autres qui mutent par déplacement d’imaginaire. For All Mankind appartient à la seconde catégorie : elle ne se contente plus de réécrire l’histoire de la conquête spatiale, elle commence à réorganiser notre bibliothèque de références. La promesse de sa saison 5 ressemble à un glissement assumé vers un territoire que l’animation japonaise explore depuis des décennies : la fracture politique et émotionnelle entre la planète-mère et ses colonies. Et, oui, dit comme ça, on entend déjà la vibration lointaine d’un certain Mobile Suit Gundam. Ce qui me fascine…
Accroche : quand le super-héros ne veut pas sauver le monde, mais sauver sa place sur un plateau Il arrive qu’une fiction de super-héros devienne soudain plus intéressante lorsqu’elle cesse de courir après le fracas et la surenchère. Wonder Man prend ce contrepied : la série ne cherche pas d’abord l’apocalypse, elle cherche un visage, une voix, une trajectoire. Et surtout, elle observe un paradoxe savoureux : posséder un pouvoir peut être moins un privilège qu’un empêchement, dès lors que l’on rêve d’un art – ici, le jeu – qui réclame précisément de se fondre dans la foule. Contexte :…
Il y a des hommages qui ressemblent à un discret message glissé au générique, et d’autres qui s’insinuent dans la matière même d’un épisode, dans ce qu’il donne à voir, à toucher du regard. Dans le troisième épisode de Star Trek: Starfleet Academy, intitulé « Vitus Reflux », la dédicace « In loving memory of Carla Mingiardi » ne tombe pas comme une simple formalité. Elle arrive après un parcours visuel où les costumes et l’uniforme deviennent, presque malgré eux, un langage. Et c’est là que l’émotion naît: non pas d’un discours, mais d’un choix de mise en scène. Un…
Il y a des épisodes qui « racontent une histoire » et d’autres qui, plus discrètement, révèlent l’état d’un monde. Le troisième épisode de Star Trek: Starfleet Academy (attention : spoilers sur l’épisode 3) appartient à cette seconde catégorie. Sous l’apparence légère d’une guerre de blagues entre élèves, la série laisse filtrer une information capitale : deux cadets, une Romulienne et un Vulcain, agissent comme partenaires de jeu. Dans Star Trek, ce simple fait n’a rien d’anodin. C’est même une petite secousse tectonique dans l’imaginaire de la franchise. Un campus, des douches… et une question de civilisation Dans l’épisode intitulé…
Les nominations aux Oscars 2026 de Sinners pulvérisent un record historique Il existe des records qui relèvent du simple décompte, et d’autres qui racontent une époque. Avec 16 nominations aux Oscars 2026, Sinners ne se contente pas de dépasser des monuments statistiquement installés dans l’imaginaire collectif : il déplace le centre de gravité de ce que l’Académie semble prête à célébrer aujourd’hui. Sans bruit tapageur, mais avec une évidence qui intrigue, le film s’impose comme un objet rare : à la fois populaire, singulier, et suffisamment “cinéma” pour fédérer des branches parfois contradictoires. Un record qui réécrit la carte des…
Chaque année, les nominations aux Oscars ressemblent à un miroir tendu à Hollywood. Un miroir imparfait, parfois flatteur, parfois cruel, mais rarement neutre. L’édition 2026 ne fait pas exception : elle déclenche déjà son lot de discussions passionnées, parce qu’elle révèle, au fond, ce que l’industrie choisit de valoriser maintenant – et ce qu’elle relègue à la marge. Ce qui m’intéresse ici, au-delà du palmarès futur, c’est la lecture que ces listes proposent de l’état du cinéma : ses tendances de mise en scène, ses obsessions narratives, ses acteurs-fétiches, et ses compromis. Il faut aussi rappeler pourquoi les Oscars demeurent…
Il y a des séries qu’on “regarde”, et d’autres qu’on “habite”. Fallout, dans sa première saison, appartenait clairement à la seconde catégorie : une sensation de terrain vague infini, de ruines habitées, de signes disséminés comme des indices de mise en scène. La saison 2, elle, reste souvent aussi belle, parfois aussi drôle, et toujours aussi singulière… mais elle se heurte à un obstacle très concret, presque mécanique, qui n’a rien à voir avec une baisse d’inspiration. Le problème majeur est ailleurs : dans la manière dont le récit est livré au spectateur. Ce qui frappe, en tant que spectateur…
Il y a des annonces qui ressemblent moins à un triomphe qu’à un symptôme. Voir Star Trek : Section 31 associé à cinq nominations dites « inattendues » a quelque chose d’un paradoxe moderne : un film peut être abondamment commenté, scruté, parfois moqué, tout en continuant d’exister – et même de compter – dans l’écosystème culturel. Dans cette zone grise, Michelle Yeoh devient le point fixe : non pas l’alibi prestigieux, mais l’axe autour duquel s’organise un objet filmique qui divise plus qu’il ne rassemble. Un film Star Trek : la promesse risquée d’un héritage Faire un film Star…
Une série qui déplace son centre de gravité Il y a des fictions post-apocalyptiques qui avancent par accumulation de ruines, et d’autres qui progressent par dévoilement de structures de pouvoir. La saison 2 de Fallout semble choisir la seconde voie : moins l’ivresse du décor, davantage la cartographie des forces qui ont fabriqué – et qui instrumentalisent encore – la catastrophe. Ce glissement est discret, mais il change tout. Là où la saison 1 avait un moteur narratif très concret (une course, un objet, une promesse), la saison 2 commence à faire sentir une présence plus vaste, moins identifiable, presque…
Il y a des personnages dont on croit connaître la voix avant même de connaître le visage. Kratos fait partie de ceux-là : une silhouette de tragédie, un corps de guerrier, et surtout un timbre devenu signature. Lorsqu’une adaptation en prises de vues réelles se met en marche, la question n’est jamais seulement « qui jouera ? », mais « qui héritera ? ». La réaction de Christopher Judge, voix emblématique du personnage depuis l’ère moderne de la saga, éclaire précisément ce passage de relais : non pas un remplacement, mais une transmission. Une adaptation qui ne démarre pas timidement…
Il suffit parfois d’un objet minuscule pour raconter un monde entier. Dans la saison 2 de Fallout, la réapparition insistante des capsules – ces bouchons de bouteille devenus monnaie – pourrait passer pour un clin d’œil de fan service, un détail décoratif hérité du jeu vidéo. Pourtant, la série les filme et les fait circuler comme on filmerait un revolver, un briquet ou une bague: un accessoire chargé d’histoire, de désir, de violence. Le plus intéressant, c’est que la capsule n’a pas seulement une valeur “dans” le récit: elle devient un outil de mise en scène, une manière de parler…
Il y a, dans les meilleures adaptations, un instant où l’on comprend que la fidélité ne se mesure pas au degré de reproduction, mais à la justesse d’un rythme. Dans Fallout saison 2, ce déclic passe par une chanson que les joueurs connaissent au creux de l’oreille : “Uranium Fever”. Plus qu’un clin d’œil, sa réapparition devient un outil de mise en scène, un petit mécanisme narratif qui dit beaucoup de la série et de son rapport au monde – ce mélange d’absurde, de cruauté et de nostalgie qui n’appartient qu’à elle. Une madeleine irradiée : quand la musique fait…
Il arrive qu’un film soit raté, et qu’on puisse malgré tout en lire les intentions, les efforts, voire les accidents heureux. Et puis il y a ces objets plus rares, plus troublants, qui semblent avancer sans autre carburant qu’une suite de décisions mécaniques, comme si la création s’était dissoute en route. Mercy appartient à cette seconde catégorie : une œuvre qui ne trébuche pas, mais qui s’éteint, scène après scène, dans une sorte de neutralité épuisante. Le plus saisissant, c’est que le film prétend interroger l’intelligence artificielle et la délégation de nos choix moraux à des systèmes automatisés… tout en…
Il y a des instants où une série vous attrape moins par ce qu’elle raconte que par la manière dont elle vous fait sentir une bascule. Dans le pilote de A Knight of the Seven Kingdoms, cette bascule passe par un geste étonnamment frontal : convoquer un thème musical devenu quasi mythologique, puis l’écraser, aussitôt, dans le trivial le plus embarrassant. Le contraste a fait sursauter, rire, parfois grincer des dents. Mais au-delà du bruit sur les réseaux, la question est intéressante parce qu’elle touche au cœur du langage sériel : que signifie citer musicalement un univers aussi chargé que…
Star Trek : Starfleet Academy reprend l’une des blagues les plus absurdes de Voyager Il y a des gags qui vieillissent mal, et d’autres qui survivent précisément parce qu’ils appuient là où ça fait gentiment mal : dans ce décalage entre le sérieux d’un univers et la trivialité d’un détail. Avec Star Trek : Starfleet Academy, la franchise exhume l’une des plaisanteries les plus tenaces (et, oui, les plus absurdes) de Voyager : l’idée qu’un personnage puisse porter la flamme de l’opéra comme si c’était une cause universaliste… tout en récoltant, épisode après épisode, l’indifférence polie de son entourage. Ce…
Quand un simple nom devient une scène, pas un prétexte Il y a des tropes qui s’usent moins parce qu’ils sont mauvais que parce qu’ils sont devenus automatiques. L’origin story, par exemple, a longtemps eu la beauté du mythe : expliquer un geste, une cicatrice, un choix moral. Puis elle a glissé vers un réflexe industriel : justifier chaque détail, chaque accessoire, parfois jusqu’à expliquer l’évidence. Dans ce contexte, Un Chevalier des Sept Couronnes (le nouveau chapitre HBO situé dans l’ombre portée de Westeros) réussit un tour délicat : transformer l’“explication d’un nom” en moment de cinéma, plutôt qu’en encart de lore. Je…
Star Trek : Starfleet Academy Rend Un Hommage Émouvant À Un Personnage Chéri De La Série TNG Il existe des hommages qui s’annoncent à voix haute, et d’autres qui se glissent dans l’image avec la délicatesse d’un souvenir. Dans Star Trek : Starfleet Academy, l’un des gestes les plus touchants n’est pas un discours, ni un grand effet de prestige, mais un nom inscrit dans l’espace. Une simple signalétique, et tout un pan de l’ADN trekker remonte à la surface : celui d’une sagesse quotidienne, humble, presque domestique, qui a longtemps servi de boussole morale à des héros trop pressés…
Le final de la saison 2 vient de tomber comme un coup de massue. Tommy Norris, viré sans ménagement par Cami Miller. Les fans retiennent leur souffle. L’acteur oscarisé va-t-il abandonner la série qui a pulvérisé tous les records d’audience de Paramount+ ? La réponse vient de tomber, et elle est sans appel. L’essentiel à retenir Billy Bob Thornton confirme son retour dans Landman saison 3, malgré les rumeurs d’IA La saison 3 est officiellement renouvelée depuis décembre 2025 Le tournage devrait débuter en mai 2026 pour une diffusion en novembre 2026 L’acteur a signé pour 4 à 5 saisons…
Un Chevalier des Sept Couronnes : Une Évolution Majeure Qui Distingue Cette Série de l’Univers Game of Thrones Dans l’univers de Westeros, la mort a longtemps servi de ponctuation. Elle surgissait comme un coup de montage sec, un rappel brutal que la grande fresque politique ne fait aucun cadeau. Or, Un Chevalier des Sept Couronnes (A Knight of the Seven Kingdoms) opère un déplacement plus rare qu’il n’y paraît dans une franchise habituée aux récits d’effondrement : la série commence non pas par une déflagration, mais par une respiration. Et ce simple choix de ton, dès le premier épisode, suffit…
Il y a des bandes-annonces qui promettent une continuité, et d’autres qui annoncent une mue. Le premier trailer de The Madison appartient clairement à la seconde catégorie : on y reconnaît l’ADN Yellowstone – l’Amérique, ses paysages, ses mythologies familiales – mais le ton semble se déplacer, comme si la saga quittait le cuir et la poussière pour s’autoriser une émotion plus frontale, plus intime, presque romanesque. Un nouvel embranchement du mythe Yellowstone, au moment où l’empire bouge Le contexte industriel, lui, a quelque chose d’assez cinématographique : Taylor Sheridan, architecte de l’univers Yellowstone, est annoncé en mouvement, avec l’idée…
Quand Westeros cesse d’être un monument pour redevenir un terrain de jeu Il y a, dans l’ombre de Game of Thrones, une contradiction que l’on a trop peu formulée : cet univers est immense, mais son adaptation télévisée a longtemps donné l’impression de tourner dans un couloir. La série-mère a fini par se refermer sur sa propre mécanique – et sur une fin qui a laissé une empreinte durable, moins par scandale que par sensation d’assèchement. Avec House of the Dragon, HBO a opéré un retour en forme, solide, maîtrisé, souvent fascinant dans sa manière de rejouer la tragédie des…
Il y a, dans l’imaginaire collectif, une idée tenace : Game of Thrones serait avant tout une fresque lourde, solennelle, saturée de prophéties, de destinées tragiques et de stratégie militaire. C’est vrai… mais pas seulement. La franchise a aussi brillé, à ses heures les plus vives, par un art plus rare : la légèreté au bord du chaos, ce mélange de trivial et de grandiose où l’on rit non pas malgré la violence du monde, mais à cause d’elle, comme une façon de respirer. Un Chevalier des Sept Couronnes paraît comprendre que ce “joyau oublié” n’était pas un à-côté. C’était…
Il y a des franchises qui survivent en empilant les variations sur un même cauchemar. Et puis il y a celles qui, à un moment précis, déplacent le centre de gravité de leur mythologie. Avec “28 Years Later: The Bone Temple”, la saga née de l’élan viscéral de Danny Boyle a fait exactement cela : elle n’a pas seulement relancé l’infection, elle a déplacé la question. On ne regarde plus uniquement des survivants fuir; on observe, pour la première fois avec une forme de précision troublante, la possibilité d’un retour. C’est pourquoi Years Later 3 ne peut pas se permettre…
Il y a une petite ironie à voir une nouvelle adaptation de l’univers de George R.R. Martin gagner, dès son premier épisode, en confiance précisément au moment où elle s’éloigne du texte. Alors que les spectateurs traquent souvent la moindre infidélité comme un sacrilège, « Un Chevalier des Sept Couronnes » trouve son premier vrai battement de cinéma dans une séquence entièrement inventée : la rencontre prolongée entre Dunk et Ser Lyonel Baratheon, étirée en danse, en ivresse et en conversation. Une scène absente de la novella « The Hedge Knight », et pourtant essentielle à la version télévisée. Fidélité…
Un paquebot ressuscité. Un tsunami provoqué par la fonte d’un glacier groenlandais. Un sacrifice aux accents christiques dans les profondeurs glacées. Treize ans après le triomphe hollywoodien de Titanic, une œuvre étrange voit le jour : Titanic II. Cette production à petit budget, sortie en 2010 par la société Asylum, n’a rien d’une suite officielle. Elle incarne plutôt l’audace décomplexée du mockbuster, ce cinéma parallèle qui détourne les blockbusters pour mieux les parodier, les dénaturer, parfois les transcender dans l’absurde. L’essentiel à retenir Une production Asylum en 2010, spécialisée dans les mockbusters à petit budget Un scénario science-fiction : un…
Dans un temple d’ossements, au milieu d’un monde dévasté par la rage, Ralph Fiennes danse nu sur Duran Duran avec un zombie. Cette scène, improbable sur le papier, devient entre ses mains l’un des moments les plus bouleversants du cinéma de 2026. Bienvenue dans l’univers déjanté et profondément humain du Temple des Morts. L’essentiel à retenir Ralph Fiennes livre sa performance la plus audacieuse dans le rôle du Dr Ian Kelson Le film explore une relation improbable entre un médecin et un infecté Alpha nommé Samson Une séquence musicale sur The Number of the Beast d’Iron Maiden marque les esprits…
Il y a, dans la trajectoire d’un cinéaste, des films fantômes. Des projets si longuement rêvés qu’ils finissent par exister presque autant que les films tournés – sauf qu’ils ne laissent derrière eux ni plans, ni coupes, ni silences montés. Joe Carnahan appartient à cette famille de metteurs en scène dont la filmographie “officielle” raconte une histoire, tandis que la filmographie “impossible” en raconte une autre, plus intime : celle des occasions manquées, des calendriers qui se télescopent et des studios qui changent d’humeur. Aujourd’hui, c’est au moment où il promeut The Rip, son nouveau long métrage disponible sur Netflix,…
Une Astuce Géniale Qui Donne à Star Trek : Starfleet Academy Une Immensité Époustouflante Ce qui frappe, dès les premiers instants de Star Trek : Starfleet Academy, ce n’est pas une bataille de plus ni une surenchère de périls cosmiques. C’est une sensation plus rare, presque tactile : celle d’un monde vaste, traversé par des circulations, des cultures et des désirs contradictoires. Une immensité, oui, mais fabriquée avec une astuce de cinéma assez simple en apparence – et redoutablement efficace quand elle est assumée avec méthode. Un Star Trek qui mise sur la reconstruction plutôt que sur l’adrénaline La série…
Il y a, dans la saga Jackass, un paradoxe que le temps rend de plus en plus visible : plus la franchise avance, plus elle se rapproche d’une forme de pureté. Non pas la pureté du “toujours plus”, mais celle d’un dispositif qui assume enfin ses limites. La question n’est plus seulement “jusqu’où peuvent-ils aller ?”, mais “que devient Jackass quand son leader ne peut plus payer le gag avec sa tête ?” Et c’est précisément là que se niche l’enjeu le plus concret – et le plus cinématographique – de Jackass 5. Un interdit très précis : plus de…
Il y a des rôles qui se gagnent par érudition, d’autres par instinct. L’histoire de Gina Yashere sur Star Trek: Starfleet Academy appartient clairement à la seconde catégorie : une actrice arrive à un casting, joue une scène “à l’os”, et découvre seulement plus tard qu’elle vient de poser un pied dans l’un des univers les plus codifiés – et les plus surveillés – de la science-fiction télévisée. Ce décalage n’est pas une anecdote mondaine ; c’est un révélateur. Il dit quelque chose de la fabrication des séries contemporaines, de la peur des fuites, mais aussi d’une vérité plus rare…
Il y a des films policiers qui prétendent regarder la réalité en face, et d’autres qui l’attrapent par un détail concret, presque prosaïque, pour ensuite le transformer en mécanique dramatique. The Rip, thriller d’action arrivé sur Netflix, appartient clairement à cette seconde famille : le film s’annonce comme une fiction nerveuse, mais il s’appuie sur un fait réel dont la matérialité même a de quoi donner le vertige. Ce n’est pas tant l’idée d’un magot qui fascine – le cinéma en a fait un motif éternel – que la façon dont le réel, ici, dépasse déjà les scénarios. Attention :…
Une disparition qui n’est pas un “twist”, mais une déclaration d’intention L’absence du Dr Collins en ouverture de la saison 2 de The Pitt n’a rien d’un caprice de scénariste ni d’une pirouette marketing destinée à relancer l’attention. C’est, au contraire, une décision qui expose la colonne vertébrale de la série : un souhait d’authenticité procédurale, une fidélité au mouvement réel des hôpitaux universitaires, et une manière très assumée de raconter le temps. Dans un paysage de séries médicales souvent bâties sur la permanence rassurante d’un noyau de personnages, The Pitt choisit la logique inverse : celle d’un monde qui…
Une question de survivance plutôt que de survie (sans spoiler majeur) Avec la série des « 28 », la menace n’a jamais été seulement l’infecté qui surgit au coin d’un couloir. Le véritable danger, plus constant, c’est la manière dont les vivants fabriquent du sens pour justifier l’horreur. Dans cette logique, l’idée d’un troisième film ne se résume pas à “revenir pour faire plus”. Elle engage une interrogation plus troublante : que reste-t-il d’un individu, d’une haine, d’une croyance, quand le virus n’est plus simplement une condamnation mais un état peut-être réversible ? C’est là que la rumeur d’une résurrection…
Il y a une équation que Star Trek a rarement le droit de trahir sans se faire rattraper par son propre mythe : promettre l’horizon. Même lorsqu’elle parle de politique, de diplomatie ou d’éthique, la franchise vit d’un mouvement intérieur – ce frisson singulier qui naît quand le cadre s’ouvre et que l’inconnu redevient désirable. Avec Starfleet Academy, le pari semblait paradoxal : installer une série dans une école, donc dans un lieu a priori fixe, tout en revendiquant l’ADN de l’exploration. La meilleure décision du show est précisément celle qui résout ce nœud dramatique sans tricher, et qui redonne…
Dans l’histoire des grandes franchises, il y a des films qui existent, des films qui échouent… et des films qui ne naissent jamais. La trilogie Star Wars annoncée pour Rian Johnson fait partie de cette troisième catégorie, celle des projets devenus mythologiques à force d’être repoussés, reconfigurés, puis silencieusement rangés dans un tiroir. Ce qui fascine, c’est que cette non-existence raconte peut-être autant sur le cinéma contemporain que n’importe quel making-of officiel. Avec le recul, l’affaire ressemble moins à un simple problème d’agenda qu’à un cas d’école: un auteur propulsé au cœur d’un univers ultra-codifié, une réception publique fracturée, et…
Il y a, chez James Cameron, une manière très particulière de parler d’avenir : il le fait toujours comme un ingénieur qui regarderait une passerelle en construction, quand le public, lui, ne voit déjà que l’horizon. L’annonce la plus intéressante autour d’Avatar 4 n’est donc pas un nom de casting ni une date de sortie, mais une contrainte très concrète, presque prosaïque, qui conditionne tout le reste : trouver le moyen de fabriquer les prochains Avatar à moindre coût, sans trahir l’ambition de mise en scène qui a fait la singularité de Pandora. Ce défi n’a rien d’un aveu de…











































