
Alors que la France se prépare à accueillir la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan en juin 2025, un nombre croissant de scientifiques et d’experts soulignent le besoin urgent d’améliorer la protection des océans. Malgré son statut de deuxième domaine maritime mondial, la France peine à mettre en place des politiques efficaces de conservation marine, se plaçant ainsi à la traîne de ses voisins européens qui adoptent des mesures plus strictes.
Actuellement, 33 % des eaux maritimes françaises sont théoriquement protégées par des aires marines protégées (AMP), mais beaucoup d’entre elles manquent de réelles protections, permettant même des activités de pêche destructrices. La communauté internationale a les yeux rivés sur la France, surtout avec des engagements à atteindre 30 % de protection marine d’ici 2030, un objectif que notre pays doit impérativement respecter pour renforcer sa crédibilité sur la scène mondiale.
La France se targue de disposer d’un large pourcentage d’aires marines protégées, mais la réalité révèle d’importantes lacunes. En effet, la majorité de ces AMP n’imposent aucun encadrement spécifique des activités à l’intérieur de leurs limites, laissant ainsi une grande part à des pratiques néfastes pour la biodiversité marine. Des chalutiers de fond continuent d’opérer sans restrictions, engendrant l’érosion de la biodiversité que ces aires étaient censées protéger.

Avec seulement 0.1 % des eaux méditerranéennes et 0.008 % des eaux atlantiques bénéficiant d’une protection réelle, il devient navigable de questionner l’efficacité des mesures en place. D’autres nations européennes comme la Grèce et le Royaume-Uni montrent qu’il est possible d’interdire des pratiques destructrices à l’intérieur de leurs AMP, alors que la France semble peiner à faire de même.
La conférence à Nice sera cruciale pour l’avenir de la politique océanique française. Cela représente une opportunité unique pour le pays de se repositionner en tant que leader dans la protection marine. Les engagements pris lors de cette conférence doivent aligner la France avec les standards internationaux, notamment l’exclusion de toute activité extractive dans les aires à « protection forte ».
La bonne gouvernance des aires marines est non seulement bénéfique pour la biodiversité, mais également pour l’économie locale. Les aires marines en protection stricte offrent des bénéfices considérables tels que la pérennité des emplois liés à la pêche et un environnement favorable au tourisme. En incluant les parties prenantes dans la gestion de ces espaces, la France pourrait améliorer son image et son efficacité dans la protection des océans.
| Pays | P% de protection marine | Nombre d’Aires Marines Protégées | Mise en œuvre de la protection stricte |
|---|---|---|---|
| France | 33% | Nombre élevé mais inefficace | 61% avec peu de restrictions |
| Grèce | 40% | Nombre croissant | Interdiction du chalutage de fond |
| Royaume-Uni | 50% | Plus de 100 AMP | Interdiction générale des pratiques destructrices |
À l’approche de cette conférence, la voix des experts, comme celle de Pascal Lamy et Camille Étienne, souligne que la France doit impérativement exiger une plus forte protection de ses océans, pour ne pas rater cette chance de s’aligner sur les engagements globaux pour la santé des mers. Les temps changent et il devient nécessaire de repenser notre rapport à la mer, en intégrant des principes écologiques marins dans toutes les décisions politiques.
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