Cinéma & Divertissement

Clayface : Gotham portera l’ombre de Batman, sans le montrer

James Watkins mise sur une ville corrompue et délabrée pour faire sentir Batman, sans lui céder l’écran.

Publié le 3 min de lecture

James Watkins mise sur une ville corrompue et délabrée pour faire sentir Batman, sans lui céder l’écran.

Dans Clayface, Batman doit rester hors champ, mais pas hors de Gotham. James Watkins entend faire ressentir sa présence à travers la ville : la cape reste au vestiaire, l’ombre demeure.

Scène officielle : Clayface
Clayface © Droits réservés
Sommaire3 sections
  1. 01Gotham, sale caractère
  2. 02La chauve-souris fait de l’ombre
  3. 03À Hagen de prendre corps

Le long métrage suit Matt Hagen, incarné en prises de vues réelles par Tom Rhys Harries, et sa transformation en créature métamorphe. C’est cette trajectoire qui occupe le récit, pas une apparition du justicier. Les explications du réalisateur portent sur une autre manière de rattacher le film à Gotham : son atmosphère, ses rues, son délabrement.

Le lien avec Batman passe donc par le décor, pas par une entrée en scène.

Gotham, sale caractère

James Watkins décrit une ville corrompue, sale et marquée par le déclin. Trois caractéristiques qui déplacent l’attention vers l’environnement de Matt Hagen : Gotham ne se définit pas seulement par le héros qui la protège, mais aussi par son état de dégradation. Voilà l’angle de cette présentation, sans préjuger de ce que donnera la mise en scène à l’écran.

Pour concevoir cette Gotham, le cinéaste explique s’être inspiré de photographies de rue des années 1980 et 1990. La référence est concrète : des images urbaines, prises sur deux décennies, comme matière de travail. Elle ne signifie pas que l’intrigue se déroule à cette époque. Une inspiration visuelle n’est pas une date inscrite au calendrier du récit.

La chauve-souris fait de l’ombre

Watkins estime que la présence de Batman se ressent dans l’atmosphère même de Gotham, alors que le personnage ne doit pas apparaître dans le film. On parle ici d’une intention de réalisation, pas d’une annonce de casting ni d’un caméo. Inutile de sortir les jumelles pour transformer chaque ombre en silhouette à oreilles pointues.

Cette distinction compte : évoquer un personnage par le lieu auquel il est associé n’équivaut pas à le montrer. Une atmosphère n’est pas une promesse d’apparition. Les propos du réalisateur éclairent le traitement de Gotham, sans déplacer le centre du film vers Batman.

À Hagen de prendre corps

Le personnage qui doit prendre corps à l’écran, c’est Matt Hagen. Tom Rhys Harries l’incarne dans un récit consacré à sa métamorphose en monstre capable de changer de forme. Face à cette transformation, Watkins place une ville dont il souligne la corruption et le délabrement : deux composantes annoncées du film, plutôt qu’un prétexte pour présenter un autre héros.

La sortie en salles de Clayface est annoncée pour le 23 octobre 2026.

Bande-annonce VF de Clayface

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Vincent Bazire
Écrit par

Journaliste citoyen depuis plus de 20 ans, passionné de cinéma et réalisateur de courts-métrages sur mon temps libre.

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