Cinéma & Divertissement

Once Upon a Time in the Philippines cherche ses derniers fonds à Busan

Le premier long métrage d’E. del Mundo aborde le massacre de Maguindanao par la complicité, loin du confort du simple témoin.

Publié le 2 min de lecture

Le premier long métrage d’E. del Mundo aborde le massacre de Maguindanao par la complicité, loin du confort du simple témoin.

Présenté à l’Asian Project Market de Busan, Once Upon a Time in the Philippines cherche les partenaires qui permettront de boucler son financement avant la production. Ce premier long métrage d’E. del Mundo s’attaque à la violence politique par son versant le moins confortable : la complicité.

Sommaire2 sections
  1. 01Le témoin n’a plus le beau rôle
  2. 02À Busan, le nerf de la production

Le financement est déjà avancé, mais l’équipe doit encore combler un manque pour passer à la production. Busan constitue donc une étape de recherche de partenaires, pas l’annonce d’un tournage lancé. On parle ici d’un projet en construction, pas encore d’un film dont on pourrait juger la mise en scène.

Son ancrage historique est précis. En 2009, le massacre de Maguindanao a fait 58 morts, dont au moins 32 journalistes et travailleurs des médias. E. del Mundo s’inspire de cette tuerie pour examiner la participation à la violence politique, plutôt que de s’en tenir à son seul constat.

Le point de bascule du récit tient à une jeune femme de 19 ans, prise dans les violences d’une armée privée.

Le témoin n’a plus le beau rôle

Elle s’appelle Sam. Le groupe armé auquel ses pas la mêlent est lié à un clan politique. Ce choix de personnage donne au projet son angle : approcher la violence à travers une trajectoire individuelle et poser la question de la complicité à l’intérieur même du récit.

Comment raconter un massacre sans cantonner tous ceux qui l’entourent au rôle de spectateurs? C’est le terrain qu’investit ce premier long métrage. La distinction compte : être pris dans les violences et y participer ne désignent pas la même position. Le projet fait de cette tension sa matière, sans qu’on puisse encore préjuger de son traitement à l’écran. Pas de satisfecit avant la séance.

À Busan, le nerf de la production

Le montage de production associe Screen Asia, avec Pamela Reyes, à deux coproducteurs européens : Piano Sano Films en France et DUOfilm en Norvège. Cette coproduction est déjà constituée; la recherche menée à Busan porte sur les partenaires nécessaires pour compléter le financement.

L’enjeu immédiat reste donc très concret : réunir les fonds manquants avant la production. L’équipe présente Once Upon a Time in the Philippines à l’Asian Project Market pour franchir cette étape.

Vincent Bazire
Écrit par

Journaliste citoyen depuis plus de 20 ans, passionné de cinéma et réalisateur de courts-métrages sur mon temps libre.

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