Pro-A : une initiative pour valoriser la reconversion et la promotion par l’alternance

MargauxBlog emploi14 septembre 2025

Changer de métier sans tirer un trait sur son emploi, c’est possible, et même attendu dans un monde qui bouge aussi vite. La Pro-A rend accessibles des qualifications reconnues tout en restant dans son entreprise. Encore faut-il connaître les contours de ce dispositif assez méconnu.

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Entrer dans la mécanique du changement

Un matin, dans la salle de pause, on surprend ce genre de discussions : « Tu crois qu’à 40 ans, on peut vraiment changer de voie ? » Les visages oscillent entre l’espoir et la lassitude. La Pro-A, c’est précisément là qu’elle se glisse, sans grand discours ni grandiloquence, juste dans le quotidien parfois banal de celles et ceux qui cherchent à ne pas subir la routine professionnelle.

L’alternance comme porte dérobée

La Pro-A ne fabrique pas des miracles, mais elle remet la vieille machine de la promotion interne à l’heure du présent : alterner formation et travail, monter en compétences, viser un diplôme ou un titre dont on aurait à peine osé parler la veille. Fini la période de professionnalisation d’antan, Pro-A prend le relais pour tous ces salariés en CDI, certains CDD, ceux qui sentent que leur métier risque la poussière face aux machines ou aux nouvelles méthodes. Au passage, difficile d’en parler sans penser à ceux qui rêvent de devenir serrurier, ou qui hésitent à s’orienter vers le secteur social.

Ce que l’on raconte, et ce que l’on ne dit pas

On entend ici ou là que la Pro-A serait réservée aux jeunes débutants, à ceux qui n’auraient rien fait d’autre que de suivre un fil sans trop savoir où cela mène. Faux. Souvent, c’est justement ceux qui totalisent des années d’expérience – mais à un niveau en-deçà de la licence – qui lèvent la main. Ce n’est ni une revanche tardive, ni une punition imposée. Plutôt un pari. Mais il y a des angles morts : la Pro-A ne concerne pas tout le monde. Ceux avec un diplôme plus élevé doivent trouver une autre porte.

Cadrages, subtilités et petits obstacles

Ce qui est étrange, c’est la part de formalités. Pour ouvrir la porte de la Pro-A, il faut rédiger un avenant au contrat, détailler la durée et l’objet de la formation, déposer tout ça à l’OPCO. Certains décrochent ici, perdent patience, disent que le système décourage au lieu d’encourager. Et pourtant, c’est là que le rôle du Conseiller en évolution professionnelle (CEP) prend tout son sens : écouter, cadrer, guider. Parfois, il n’y a pas d’autre choix que de remonter le fil jusqu’au bilan de compétences. Chacun découvre alors ce qu’il veut vraiment, ou du moins ce qu’il ne veut plus.

Le vrai visage de la reconversion

On le sent tout de suite quand la dynamique prend : la peur du déclassement recule, la lassitude se fait moins lourde. Il y a cette femme, assistante médico-sociale depuis 15 ans, qui décide soudain de viser un titre professionnel reconnu. Son regard, à la pause-café, n’a plus rien à voir. Sa rémunération durant la Pro-A reste la même, ses droits sociaux aussi. Elle n’a pas quitté son emploi, elle l’a élargi. On peut toujours aller jeter un œil sur ce que gagne un aide-médico-psychologique ou découvrir le salaire d’un chef de projet, pour se projeter un peu plus loin.

Changer d’angle, changer de regard

Ce qui est déroutant avec la Pro-A, c’est son mode d’emploi à géométrie variable : alternance entre théorie et pratique, parfois en dehors du temps de travail, parfois sur des créneaux imposés. Ce qui marche dans une entreprise peut coincer ailleurs. Tout n’est pas lisse, tout ne s’emboîte pas toujours parfaitement dans la vie de chacun. Pas de généralité possible.

La tentation de la facilité

Ce que peu de gens voient, c’est que la Pro-A, comme tout programme de formation, peut finir rangée dans un tiroir, si le projet professionnel n’est pas assez solide ou si le soutien manque. Un écueil mental : imaginer que tout va s’arranger juste parce qu’on signe pour une formation. Rien ne promet que la suite sera simple ou couronnée de succès. L’ambition est là, mais le chemin reste accidenté, parfois solitaire.

Vers une posture plus honnête

Les dispositifs, de la Pro-A au bilan de compétences, ne sont pas des baguettes magiques. Ils laissent toujours une part d’incertitude : un diplôme, certes, mais le monde professionnel ne retient pas toujours les étiquettes. Ce qui compte, ce sont les pas de côté, les essais, les erreurs, recommencer. Pro-A ne valorise pas uniquement le diplôme obtenu, mais la prise de risque et la démarche intérieure.

C’est là que ça devient intéressant : au bout d’un détour, certains retrouvent le goût du métier, ou en inventent un nouveau.

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