Obtenir une validation des acquis de l’expérience pour devenir aide-soignante

MargauxBlog emploi19 août 2025

Il y a des mains qui savent prendre soin avant même d’avoir un diplôme en poche. Quand l’expérience de terrain vaut bien des manuels, la VAE ouvre une porte inattendue. Mais derrière la procédure, décrocher la reconnaissance n’est jamais un simple coup de tampon.

découvrez comment la validation des acquis de l'expérience (vae) permet de reconnaître et de valoriser vos compétences professionnelles et personnelles pour obtenir une certification officielle.

Obtenir une validation des acquis de l’expérience pour devenir aide-soignante : le réel derrière le diplôme

Dans les couloirs d’un EHPAD, derrière l’évidence des gestes, il y a ce travail, celui qu’on fait déjà sans badge, sans diplôme affiché. La VAE aide-soignante, parfois, on en entend parler au détour d’une pause-café, ou on la découvre quand le manque de reconnaissance commence à peser plus que le quotidien. On ne se lance pas dans la procédure pour le plaisir de remplir des formulaires, non. C’est souvent une question de passage obligé, presque de survie professionnelle.

Comprendre la VAE aide-soignante : les contours concrets

Toute l’idée repose sur quelque chose de simple : prouver qu’on sait déjà faire, parce qu’on le fait tous les jours. Toilette, lever des patients, habillage, parfois même plus – on accumule des gestes, des bouts de confiance, et on espère que ça comptera. Officiellement, il faut justifier d’un an d’expérience, mais sur le terrain, ceux qui réussissent à décrocher le diplôme par la validation des acquis de l’expérience ont trois, cinq, dix ans derrière eux. Les dossiers ne mentent pas, ils réclament une histoire honnête, détaillée à la virgule près. Ceux qui tentent avec trop peu de vécu repartent souvent bredouilles, ou seulement avec une validation partielle, à finir en formation complémentaire.

Oublier les idées reçues sur la VAE

On croit souvent que c’est une formalité administrative, quelques papiers, une signature, et hop. La réalité mord un peu plus fort : il y a le temps, toujours long, la nécessité de revivre chaque geste accompli, devant un jury qui ne reconnaîtra que ce qui est précis, factuel. Certains pensent aussi qu’on peut tout faire seul. Grave erreur : un accompagnement solide, c’est presque obligatoire pour monter le fameux livret 1, puis le 2. Un faux pas, et tout s’effondre.

Ce qui déstabilise – la partialité du verdict

Ce qui est étrange, c’est cette impression de double peine pour ceux qui, déjà, assument toutes les missions du métier sans avoir la ligne officielle sur le CV. On peut avoir été bras droit d’une équipe entière, avoir calmé des crises de panique ou accompagné une fin de vie, mais rester jugé sur la formulation d’un dossier. Il arrive qu’après tant d’années, il faille encore justifier, expliquer, convaincre, comme si l’expérience devait passer l’examen de passage administratif.

Portrait : Camille, la VAE après les nuits blanches

En réalité, la VAE prend le visage de gens comme Camille, 47 ans, aide à domicile depuis huit ans. La nuit, elle enchaînait les gardes chez Wafa (services à domicile), le jour elle complétait son livret 2 entre une lessive et le goûter d’un patient diabétique. Ce que peu de gens voient, c’est l’usure : chaque question du dossier réveille un souvenir, bon ou mauvais. L’oral devant le jury, c’est le stress, une sorte de passage à confesse laïque, où il faut faire entendre la dignité du travail invisible. Elle a obtenu une validation partielle la première fois, la totale la seconde – à force d’insister, de préciser, de s’accrocher.

Un regard ailleurs : la frontière formation et validation

La confusion persiste : VAE, formation initiale, reconversion, tout se mélange parfois dans les discours. Pourtant, ceux qui demandent la VAE aide-soignante ne cherchent pas à réapprendre ce qu’ils pratiquent déjà – juste à faire reconnaître, enfin, leurs compétences, pour changer une grille de salaire, parfois pour décrocher un poste en structure hospitalière, parfois juste pour leur propre fierté. D’ailleurs, en cas de validation partielle, la formation demeure possible, accélérée par ce qui a été acquis. Voici une passerelle supplémentaire qui, pour certains, s’avère salutaire (exemple dans d’autres filières).

Les pièges silencieux du dossier

On le sent tout de suite, les deux fameux livrets sont redoutables. Pas juste un dossier type : il faut illustrer, prouver, détailler la singularité des gestes, croiser les exigences du référentiel avec la réalité quotidienne. Beaucoup commencent, peu vont au bout sans aide. Il y a le piège de vouloir trop bien faire, devenir scolaire alors qu’on a un vécu riche. Vouloir tout justifier – parfois au détriment du cœur du métier : l’humain.

Vers une reconnaissance moins éclatée

Ce serait injuste de croire que la VAE concerne seulement les aides-soignantes. Toute personne qui a appris sur le terrain bute, un jour, contre la barrière du diplôme. Parfois, il suffirait d’une reformulation bien pensée, du soutien de proches ou d’un vrai accompagnement pour franchir le seuil. La VAE, ça interroge le regard collectif sur l’appris et le reconnu, un peu comme dans d’autres métiers de soin, de pharmacie (cf. préparateurs), ou même… dans la façon dont on rit du quotidien (films du réel).

C’est là que ça devient intéressant : la validation ne sert pas qu’à remplir le dossier du service RH, elle sert à changer la vie de celles et ceux qui portent, souvent dans l’ombre, la dignité des autres.

Laisser une réponse

Catégories
Rejoins-nous
  • Facebook38.5K
  • X 32.1K
  • Instagram18.9K
Chargement Prochain Post...
Chargement

Signature-dans 3 secondes...

De signer 3 secondes...