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Star Trek, le film : Foster raconte sa bataille pour le générique

Alan Dean Foster a dû réclamer son crédit d’histoire : derrière le générique, deux récits éclairent une attribution disputée.

Publié le 3 min de lecture

Alan Dean Foster a dû réclamer son crédit d’histoire : derrière le générique, deux récits éclairent une attribution disputée.

Alan Dean Foster raconte avoir dû réclamer son crédit d’histoire sur Star Trek, le film. Écrire le traitement à l’origine du long métrage ne lui avait manifestement pas réservé une place au générique.

Au sommaire
  1. 01Un traitement, zéro place réservée
  2. 0298 % du travail, une page au départ
  3. 03Le générique se gagne aussi hors écran

Sorti en 1979 et réalisé par Robert Wise, le film possède une généalogie qui passe par la télévision. Foster a écrit le traitement de In Thy Image, le pilote prévu pour Star Trek: Phase II. Cette intrigue a ensuite servi de base à Star Trek: The Motion Picture. Le passage d’un projet à l’autre constitue le point de départ du différend : le travail de Foster a suivi, mais son nom ne figurait pas dans les premiers crédits décrits par Harold Livingston.

Affiche de Star Trek, le film
Affiche de Star Trek, le film

Le nœud de l’affaire tient à deux attributions distinctes : l’histoire et le scénario. Les confondre ferait disparaître précisément ce que Foster a revendiqué.

Un traitement, zéro place réservée

Harold Livingston rapporte que les crédits initialement transmis à la Writers Guild of America attribuaient le scénario à Livingston et Gene Roddenberry. L’histoire, elle, revenait à Roddenberry seul. Dans cette première répartition, Foster n’apparaissait donc dans aucune des deux catégories. Un sacré angle mort pour l’auteur du traitement réutilisé.

Ce témoignage porte sur une proposition initiale, pas sur le générique définitif. La distinction compte : Livingston décrit le point de départ de la procédure, tandis que Foster raconte la démarche qui a modifié l’attribution de l’histoire. On ne parle donc pas d’un nom retiré après la sortie, mais d’un crédit qu’il a fallu réclamer.

Scène officielle : Star Trek, le film
Star Trek, le film © Droits réservés

98 % du travail, une page au départ

Foster estimait avoir réalisé 98 % du travail d’écriture du traitement. Ce chiffre exprime son évaluation personnelle de sa contribution, pas une mesure indépendante. Il reconnaissait aussi que le traitement reposait sur une idée d’une page de Roddenberry. Son récit ne nie donc pas cet apport initial; il distingue l’idée de départ du travail accompli pour la développer.

C’est là que le différend devient plus précis qu’une simple querelle de noms. Foster revendique la reconnaissance de ce développement, tout en attribuant à Roddenberry l’impulsion première. Avoir fourni l’idée et avoir écrit le traitement ne désignent pas, dans son récit, le même travail.

Le générique se gagne aussi hors écran

Foster a déposé une demande pour obtenir un crédit d’histoire. Il rapporte avoir ensuite obtenu cette attribution à lui seul, Roddenberry, alors en vacances, n’ayant pas donné suite à la demande de partage. Cette explication reste celle de Foster : l’absence de réponse qu’il décrit ne permet pas de prêter une intention à Roddenberry, ni de présenter son silence comme une reconnaissance de la répartition revendiquée.

Le résultat rapporté par Foster est net : le crédit d’histoire lui a été attribué seul, là où les premiers crédits décrits par Livingston ne mentionnaient que Roddenberry.

Scène officielle : Star Trek, le film
Star Trek, le film © Droits réservés

Bande-annonce VF de Star Trek, le film

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Vincent Bazire
Écrit par

Journaliste citoyen depuis plus de 20 ans, passionné de cinéma et réalisateur de courts-métrages sur mon temps libre.

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